Qui n’a pas entendu parler de Gulliver et de ses rencontres avec les Lilliputiens et les géants ? Il existe des milliers d’adaptations, mais aujourd’hui nous nous concentrerons sur l’œuvre originale : Les voyages de Gulliver, écrit par Jonathan Swift.
Un roman pour petits et grands, plein d’aventures et de réflexions profondes sur l’humanité et la société.
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Les voyages de Gulliver : résumé court en plusieurs parties
Les voyages de Gulliver est un roman divisé en quatre parties, correspondant aux quatre voyages du protagoniste.
Partie I
La première partie est précédée d’un préambule dans lequel Lemuel Gulliver se présente et dit qui il est. Il explique qu’il est médecin, et passionné de voyages. Connaissant des difficultés financières, il a décidé d’entreprendre un voyage à la recherche de nouvelles opportunités.
Son premier voyage va de Bristol à la Tanzanie, mais le bateau sur lequel il se trouve fait naufrage. Gulliver parvient à nager jusqu’au rivage, où il s’endort d’épuisement. À son réveil, il est le prisonnier de créatures minuscules, les Lilliputiens.
Après avoir promis de bien se comporter et de ne faire de mal à personne, Gulliver est libéré et devient le favori de l’empereur de Lilliput, jouissant de certains privilèges. Le protagoniste raconte la différences entre le pays des Lilliputiens et la Grande-Bretagne.
Il raconte aussi la guerre qui fait rage entre Lilliput et Blefusco, une région voisine. Le protagoniste aide les Lilliputiens à éliminer Blefusco, mais refuse d’en faire une province de Lilliput. Cela fait de Gulliver, qui était considéré comme un héros, un traître à la cour et à l’empereur.
Gulliver est condamné, mais parvient à s’échapper à temps et est recueilli par Blefusco. Peu de temps après, il répare un bateau et parvient à prendre la mer. Il est sauvé et ramené chez lui en Angleterre.
Partie II
Après un certain temps en Angleterre, Gulliver entreprend un nouveau voyage. Là encore, il y a des problèmes. Le bateau est détourné de sa route par des tempêtes et finit par atterrir dans un endroit habité par des géants d’environ 22 mètres de haut. Cet endroit s’appelle Brobdingnag.
Lorsque Gulliver est abandonné par ses compagnons, un fermier et sa fille (nommée Glumdalclitch) le sauvent et le ramènent chez eux. Là, Gulliver est soigné par Glumdalclitch puis le père l’expose en échange d’argent parce qu’ils le considèrent comme un être de moindre importance.
Le fermier commence donc une sorte de tournée avec Gulliver, l’emmenant dans tout le pays, ce qui aide le protagoniste à connaître Brobdingnag. Ils arrivent à la cour, où la reine assiste à l’exposition de Gulliver. La reine est tellement impressionnée qu’elle demande au fermier d’acheter Gulliver comme favori.
À ce stade, notre protagoniste est malade à cause des voyages et des spectacles incessants. On laisse Gulliver avec la reine. La fille Glumdalclitch, qui est entrée au service de la royauté pour s’occuper de Gulliver, y séjourne également.
La reine ordonne la construction d’une maison à la taille de Gulliver, car tout ce qui se trouve à Brobdingnag est trop grand pour lui. Mais Gulliver voyage constamment et fait face à d’énormes dangers, tels que des abeilles géantes et des singes qui arrachent le toit de sa maison.
Cependant, il y a aussi des moments de tranquillité, comme lorsque Gulliver parle au roi de l’état de l’Europe. Le roi n’aime pas ce qu’il entend sur l’Europe, en particulier sur l’utilisation des armes à feu.
Lors d’une excursion royale sur la côte, la maison de Gulliver est attrapée par un aigle géant qui la laisse tomber au milieu de la mer. Là, Gulliver est sauvé, à nouveau, par un navire qui l’emmène en Angleterre.
Partie III
Lors de son troisième voyage, le navire de Gulliver est attaqué par des pirates. Le protagoniste se retrouve sur l’île de Laputa, un lieu où les habitants se consacrent corps et âme à la musique, aux mathématiques et à l’astronomie… Mais sont incapables de mettre leurs connaissances en pratique.
Une autre curiosité de Laputa est qu’ils ont inventé le bombardement aérien, en lançant des pierres sur d’autres lieux adverses.
De Laputa, Gulliver se rend à Balnibarbi, un royaume gouverné par Laputa. Il y voit la ruine causée par la poursuite de la science sans résultats pratiques. Il s’agit d’une critique satirique de la Royal Society anglaise.
Parmi les expériences absurdes auxquelles ils consacrent leur l’argent, nous comptons l’extraction du soleil des concombres, le ramollissement du marbre ou l’examen des excréments humains pour y trouver la corruption et la trahison politique.
Avant de se rendre à sa prochaine destination (le Japon), Gulliver visite l’île de Glubbdubdrib. Il y rencontre un magicien avec lequel il discute d’histoires de fantômes, l’auteur utilisant une métaphore pour aborder le thème de l’ancien par rapport au moderne.
Gulliver rencontre également les struldbrugs, une espèce immortelle mais qui ne conserve pas sa jeunesse. En d’autres termes, on ne meurt pas, mais on vit éternellement vieux et malade. En fait, les struldbrugs sont considérés comme légalement morts lorsqu’ils atteignent l’âge de 80 ans. Ils cessent en quelque sorte d’exister.
Le protagoniste, enfin, se rend au Japon. Il y rencontre l’empereur et demande à être dispensé de piétiner un crucifix, ce que tous les étrangers sont obligés de faire. L’empereur accepte.
Peu de temps après, Gulliver retourne en Angleterre.
Partie IV
Le quatrième et dernier voyage de Gulliver se fait en tant que capitaine d’un navire marchand, car il s’ennuie de n’être qu’un chirurgien.
Parmi son équipage, une mutinerie éclate. Gulliver est jeté hors du navire et abandonné sur un morceau de terre.
Il arrive dans un lieu où semblent vivre des créatures difformes et violentes. Le protagoniste rencontre ensuite un cheval qui parle. Gulliver découvre que les créatures sont des humains sauvages, appelés Yahoos, tandis que les chevaux sont les souverains connus sous le nom de Houyhnhnhnm.
Gulliver rejoint les Houyhnhnm, qu’il admire pour leur mode de vie et leur intelligence. Cependant, lors de l’assemblée des Houyhnhnhnm, ces derniers décident que Gulliver, bien qu’ayant un certain raisonnement, reste un humain plus proche des Yahoos. Il représente donc un danger et doit être expulsé.
De nouveau en mer, Gulliver est sauvé par un navire portugais. Le protagoniste est d’abord réticent, mais il se rend compte que le capitaine est une personne courtoise et intelligente.
Ainsi, Gulliver retourne en Angleterre, mais il n’arrive plus à s’y adapter. Il finit par devenir un ermite et n’a guère plus de contacts avec sa famille. La plupart du temps, il reste dans l’écurie à parler aux chevaux.
Les voyages de Gulliver : résumé chapitre par chapitre
Partie I
Chapitre 1
Gulliver, narrateur et protagoniste, commence le roman en nous racontant un peu sa vie. Il explique qu’il a étudié la médecine, pensant qu’elle lui serait utile lors de ses longs voyages. Les voyages et la navigation ont toujours été ses véritables passions.
Après son mariage, Gulliver ouvre un cabinet médical qui ne connaît pas le succès escompté. Il n’a pas d’autre choix que de s’embarquer pour plusieurs voyages à la voile, où il travaille en tant que médecin. En même temps, il peut découvrir de nouveaux endroits et leurs habitants.
L’un de ces voyages se termine mal, comme le bateau sur lequel se trouvait Gulliver fait naufrage. Malgré cela, Gulliver parvient à nager jusqu’à une plage, où il s’effondre et s’endort.
Lorsqu’il se réveille, il est attaché et entouré d’êtres à forme humaine, mais minuscules. Gulliver essaie de se libérer des cordes et des flèches qu’ils lui lancent, ce qu’il réussit à faire, car tout est petit et inoffensif pour lui.
Finalement, il réussit à se faire comprendre. Les Lilliputiens l’acceptent, le nourrissent et lui font promettre de ne pas profiter de sa grande taille pour les écraser.
Après le repas, Gulliver s’endort profondément. Les Lilliputiens en profitent pour utiliser une plateforme pour déplacer l’homme jusqu’à la Capitale, le siège de Lilliput. Lorsqu’il ouvre les yeux, Gulliver est attaché par la jambe à la Capitale, bien qu’il puisse se déplacer avec une certaine liberté.
Chapitre 2
L’empereur vient à la rencontre de Gulliver, qui gagne rapidement ses faveurs et est libéré pour s’installer dans sa propre maison.
Bien sûr, il y a ceux qui essaient d’ennuyer Gulliver en lui lançant des flèches. Un groupe de ces Lilliputiens est attrapé et remis à Gulliver pour qu’il les punisse comme il l’entend. Gulliver menace de les manger, mais finit par les laisser en liberté, gagnant ainsi le respect de tous.
L’empereur ne sait pas trop quoi faire de Gulliver. Il craint qu’il ne représente un danger, soit à cause de sa taille, soit parce que, ayant besoin de tant de nourriture, il pourrait provoquer une famine pour les autres. La décision finale est d’apprendre à mieux le connaître. Ils lui demandent de leur montrer à quoi sert tout ce qu’il possède, comme un pistolet.
Chapitre 3
Gulliver s’intègre de plus en plus dans la culture lilliputienne. Il a même appris une partie de la langue. La cour lui fait donc confiance et s’efforce de lui enseigner certaines traditions.
L’une d’entre elles que décrit Gulliver, est celle de la corde raide. Plusieurs Lilliputiens, qui veulent prouver leur honneur, doivent marcher sur cette corde. Le protagoniste raconte comment, à plusieurs reprises, ils tombent et meurent.
L’empereur décide de donner à Gulliver une totale liberté et de le libérer de la capitale. Cependant, il pose plusieurs conditions. Gulliver doit jurer d’aider les Lilliputiens en cas de guerre, d’utiliser sa hauteur pour étudier les terres environnantes, d’aider à la construction de bâtiments et de transmettre des messages.
Chapitre 4
Gulliver accepte le marché et l’une des premières choses qu’il fait est d’inspecter le royaume de Lilliput. Il découvre ce qu’il voit depuis les hauteurs : une ville bien organisée qui parvient à abriter des centaines de milliers de Lilliputiens.
Peu après, Reldresal, le secrétaire en chef des affaires privées, explique à Gulliver les deux dangers qui guettent Lilliput. Le premier est interne et résulte d’une confrontation entre deux groupes de Lilliputiens : les uns qui acceptent la norme du port de talons bas et les autres qui veulent continuer à porter des talons hauts.
L’autre danger vient de Blefusco, la région voisine. Là vivent des êtres de la même taille que les Lilliputiens. Mais depuis des années, ils sont à couteaux tirés et s’affrontent. Gulliver promet à Reldresal que, même s’il préfère ne pas intervenir, il défendra Lilliput.
Chapitre 5
Lilliput part en guerre contre Blefusco. Gulliver joue un rôle important dans la bataille, il utilise sa taille et sa force pour traîner le bateau de Blefusco jusqu’au rivage, où les Lilliputiens se préparent à une attaque décisive.
Après cet exploit, Gulliver est nommé Nardac, un titre honorifique à Lilliput. Mais tout change lorsque l’empereur demande à Gulliver de terminer ce qu’il a commencé, de détruire ce qui reste de Blefusco et d’annexer ainsi ce territoire à Lilliput. Cela semble excessif au protagoniste et il refuse. Quelques semaines plus tard, Blefusco se rend et demande la fin de la guerre.
Une nuit, les Lilliputiens réveillent Gulliver. La chambre de l’impératrice est en feu et ils ont besoin d’aide. Gulliver s’y rend, mais constate que les petits seaux d’eau qu’on lui tend ne suffisent pas. Il décide d’uriner sur la chambre pour éteindre définitivement le feu.
Gulliver rentre chez lui, craignant que son action ne soit considérée comme répugnante par l’empereur et l’impératrice. Il ne se trompe pas, car il reçoit bientôt la nouvelle que l’impératrice est en colère.
Chapitre 6
Gulliver décide de rassembler tout ce qu’il a appris des Lilliputiens et de leur culture. Il dit qu’ils sont très stricts dans la condamnation de la malhonnêteté, de la trahison ou des fausses accusations.
Il explique également que les enfants sont éduqués par l’État et non par leur famille. Cependant, il y a toujours un système de classes et les enfants des nobles sont éduqués dans des valeurs telles que la justice, l’honneur et l’amour de la patrie.
Le chapitre se termine avec Gulliver qui raconte qu’un Lilliputien, qui l’a toujours détesté, l’accuse d’avoir eu des relations avec sa femme. Gulliver veut se défendre et prouver qu’il s’agit d’une fausse accusation.
Chapitre 7
Gulliver apprend qu’il va être accusé de trahison pour avoir uriné sur la chambre de l’impératrice et pour avoir aidé Blefusco dans sa demande de paix. Reldresal lui dit que tout ce qu’il a obtenu, c’est qu’on lui arrache les yeux au lieu de le tuer.
Comme il ne veut pas perdre la vue, Gulliver décide de s’enfuir à Blefusco.
Chapitre 8
Alors qu’il se trouve à Blefusco, où il a été accepté et protégé par l’empereur de Lilliput, Gulliver trouve et répare un bateau à sa taille. Lorsqu’il l’a terminé, il prend la mer et est secouru par un navire marchand qui le ramène en Angleterre.
De retour chez lui, Gulliver gagne un peu d’argent en vendant du petit bétail qu’il a volé à Lilliput.
Partie II
Chapitre 1
Gulliver entreprend un second voyage environ dix mois après son retour de Lilliput.
Au cours de ce deuxième voyage, le navire rencontre également des difficultés. À cause de tempêtes, il finit par atterrir dans un endroit inconnu. Alors que les hommes explorent les lieux, Gulliver se sépare du groupe. De là où il se trouve, il parvient à voir tous les marins s’enfuir et regagner le navire à toute vitesse : ils sont poursuivis par un géant. Gulliver n’a pas le temps de les accompagner et décide de s’enfoncer dans l’île.
Gulliver se rend compte que tout ce qui existe est énorme. Par exemple, les champs de maïs mesurent 6 mètres de long. Les créatures, qui parlent une langue inconnue, mesurent plus de 20 mètres de haut.
Le protagoniste pense qu’il ne peut qu’attendre la mort et s’allonge pour se reposer. Dans son journal il écrit sa terreur.
Il voit alors apparaître d’énormes fermiers qui s’apprêtent à lui marcher dessus, mais Gulliver parvient à faire entendre ses cris. Un des fermiers le ramasse, l’observe et décide de le ramener chez lui.
À la maison, après le choc initial, la famille du fermier l’accepte, admirant ses bonnes manières. Le seul problème c’est le petit garçon du fermier, qui prend Gulliver pour une poupée et manque de le manger.
Chapitre 2
Celle qui finit par prendre en charge les soins et la protection de Gulliver, c’est Glumdalclitch, l’une des filles du fermier.. Elle veille à ce qu’il ne lui arrive rien et le fait dormir dans une caisse, où Gulliver est à l’abri des rats.
Bientôt, la nouvelle de l’étrange petite créature se répand. Le fermier commence à exposer Gulliver et à le transporter.
Chapitre 3
La reine entend parler de Gulliver et, après l’avoir vu, demande à l’acheter au fermier. Le fermier accepte, bien qu’il pense que Gulliver soit sur le point de mourir (tant d’expositions ont eu raison de sa santé). Glumdalclitch reste également auprès de la reine, afin de pouvoir continuer à s’occuper de Gulliver.
La reine fait construire une maison et tisser des vêtements adaptés aux besoins de Gulliver.
Dans son récit, Gulliver explique que c’est une chose répugnante que de voir de si grands êtres, surtout lorsqu’ils mangent ou que l’on voit de trop près certaines parties de leur corps.
Il passe également beaucoup de temps avec le roi, avec qui il parle de la situation en Europe. Le roi se moque de la politique anglaise, ce qui met d’abord Gulliver en colère. Cependant, il se rend compte peu à peu que ses voyages et ses aventures l’aident à changer de perspective sur ce qu’il connaissait auparavant.
Mais Gulliver a un ennemi à la cour : le nain de la reine, qui est jaloux de l’attention que reçoit Gulliver.
Chapitre 4
Dans ce chapitre, Gulliver parle de Brobdingnag, et de son château.
Chapitre 5
Gulliver est confronté à de nombreux dangers du fait de sa petite taille. Il prend aussi conscience de certaines choses. Par exemple, il est dégoûté par l’odeur des Brobdingnagiens, ce qui lui fait comprendre pourquoi les Lilliputiens ne supportaient pas son odeur lorsqu’il était avec eux.
Chapitre 6
Un autre problème que rencontre Gulliver est que, lors des concerts de la cour, la musique est trop forte pour lui.
Pendant les jours qu’il passe à Brobdingnag, Gulliver continue à parler au roi, qui critique le passé violent de l’Angleterre et pense que Brobdingnag est bien meilleur.
Chapitre 7
Gulliver est en colère lorsque le roi dit que les Anglais sont une société simple. Il tente de lui prouver qu’il a tort en décrivant des inventions telles que la poudre à canon, avec laquelle n’importe quel pays peut être soumis. Le roi l’écoute avec stupéfaction et terreur. Il dit à Gulliver que s’il apprécie la vie, il ne parlera plus jamais de la poudre à canon comme d’une grande invention.
Chapitre 8
Gulliver est à Brobdingnag depuis deux ans et veut partir. L’occasion se présente sans qu’il s’y attende lorsque, au cours d’une excursion avec le roi, un aigle s’envole et s’empare de sa petite maison. Il la laisse ensuite tomber dans la mer. Là, Gulliver est retrouvé par un bateau qui le ramène en Angleterre.
En Angleterre, après une si longue absence, Gulliver a du mal à s’adapter, notamment parce qu’il se sent très grand par rapport aux autres.
Partie III
Chapitre 1
Gulliver entreprend un troisième voyage. Au cours de celui-ci, une tempête le fait dévier et il finit par être attaqué par des pirates. Gulliver, après avoir affronté les assaillants, parvient à atteindre une petite île, où il passe la nuit.
Lorsqu’il se réveille, il voit un nuage, qui s’avère être une île flottante. Gulliver crie à l’aide et, grâce à un système de poulies, les habitants de l’île le soulèvent et l’emmènent avec eux.
Chapitre 2
L’île s’avère être Laputa, dont les habitants sont à peu près de la même taille que Gulliver, bien qu’ils aient tous la tête légèrement baissée et que leurs vêtements soient ornés d’images d’instruments de musique ou de signes astronomiques.
Gulliver découvre qu’à Laputa, les gens ne peuvent pas rester attentifs longtemps. Alors ils portent toujours un bâton pour se frapper les uns les autres et se forcer à être attentifs.
Cette société est obsédée par les mathématiques, bien que leurs maisons soient très mal construites. Ils ont également toujours peur de dangers tels que l’extinction du soleil. À cause de ces obsessions, les hommes ne se rendent pas compte que leurs femmes, très sexuelles, les trompent constamment.
Chapitre 3
Gulliver découvre que Laputa est une île capable de se déplacer. Lorsque l’un des habitants de l’île se rebelle, Laputa se déplace de manière à ce qu’il n’y ait ni soleil ni pluie. Aucun membre de la famille royale de Laputa n’est autorisé à quitter l’île.
Chapitre 4
À Laputa, Gulliver s’ennuie parce que tout le monde est trop intelligent. Il demande donc à descendre sur Balnibarbi, le territoire du dessous.
Il y rencontre Lord Munodi, qui invite Gulliver à séjourner dans sa maison. La maison est magnifique, mais à l’extérieur toute la campagne est stérile. Lord Munodi lui explique que c’est parce qu’il y a des années, des habitants de Balnibarbi sont allés jusqu’à Laputa pour mettre en place un système plus académique, mais que l’idée a mal tourné. Seul Munodi, qui n’avait pas accepté le changement, possède encore une maison et des terres fertiles.
Chapitre 5
Gulliver visite la Grande Académie. Plusieurs scientifiques y font des expériences stupides, comme essayer d’extraire la lumière du soleil des concombres ou essayer de transformer les excréments en la nourriture qu’ils étaient autrefois.
Chapitre 6
Les choses ne s’arrangent pas à l’école de l’Académie. Ceux qui y étudient veulent enquêter sur des choses absurdes comme la possibilité de détecter les traîtres par diverses expériences.
Chapitre 7
Gulliver part en voyage sur l’île de Glubbdubdrib. Il y rencontre le gouverneur, dont les serviteurs sont quelque peu étranges. Gulliver découvre que ces serviteurs sont en fait des morts ressuscités, ce que le gouverneur a le pouvoir de faire. Lorsque l’occasion se présente, le protagoniste décide de ramener Alexandre le Grand à la vie, qui lui dit être mort d’avoir trop bu.
Ensuite, le gouverneur fait revivre d’autres personnages célèbres qui défilent devant Gulliver.
Chapitre 8
Gulliver parle à des personnages célèbres comme Homère, Aristote et Descartes. Il ramène également des propriétaires terriens anglais vieux de plusieurs siècles, que Gulliver considère comme plus forts. Cela l’inquiète, car il pense que le pouvoir de l’Angleterre est sur le déclin.
Chapitre 9
Gulliver se rend sur l’île de Luggnagg, d’où il prévoit de se rendre au Japon. Comme seuls les touristes néerlandais sont acceptés au Japon, il se fait passer pour un touriste néerlandais, mais il est rapidement découvert et fait prisonnier.
Le protagoniste explique que, pour se présenter au roi de Luggnagg, il faut se mettre à quatre pattes et lécher le sol. Il découvre aussi qu’il s’agit d’un stratagème du roi pour se débarrasser des importuns, car le sol est empoisonné.
Chapitre 10
Gulliver rencontre les Struldbrug, des enfants nés chez les Luggnaggiens et qui sont immortels. Cela fait réfléchir le protagoniste sur ce qu’il ferait s’il était immortel. Il rêve d’apprendre tellement de choses qu’il deviendrait un maître dans différentes matières. Cependant, il se rend vite compte que les Struldburgs sont très malheureux et envient ceux qui peuvent mourir.
Chapitre 11
L’empereur de Luggnagg offre un emploi à Gulliver, mais ce dernier est déterminé à aller au Japon. L’empereur l’aide en lui donnant une lettre de recommandation, 444 pièces d’or et un diamant rouge de grande valeur.
Ainsi, Gulliver se présente à l’empereur du Japon qui lui dit que, pour entrer, il doit piétiner un crucifix. C’est une chose que les Néerlandais sont toujours heureux de faire, mais Gulliver demande à ne pas le faire et s’en sort.
Finalement, Gulliver prend un bateau qui l’emmène à Amsterdam d’où il repart, et retourne en Angleterre.
Partie IV
Chapitre 1
Gulliver entame son dernier voyage, cette fois en tant que capitaine du navire. Mais tout va mal lorsque son équipage se mutine et qu’il se retrouve en territoire inconnu.
Lorsque Gulliver pénètre dans ce lieu, il découvre qu’il est habité par des créatures qui ressemblent à des humains, mais qui se comportent comme des animaux. Ils sont violents et nus. On les appelle les Yahoos.
Ils encerclent Gulliver, le considérant comme un danger, mais, heureusement, ils s’enfuient lorsqu’un cheval s’approche d’eux. Ce cheval protège Gulliver et attend l’arrivée d’autres chevaux comme lui. Le protagoniste observe comment ces chevaux communiquent, par des hennissements qui ressemblent à une langue, reconnaissant même des sons comme yahoo ou houyhnhnhnm. Ce dernier est le mot par lequel les chevaux s’identifient.
Chapitre 2
Le cheval demande à Gulliver de venir chez lui. Gulliver espère y rencontrer les propriétaires humains des chevaux, mais il se trompe.
Les chevaux sont les propriétaires des maisons, tandis que les humains (Yahoos) restent dans l’écurie. Puisque Gulliver est plus un Yahoo qu’un Houyhnhnhnm, il doit rester dans l’écurie avec le reste des Yahoos.
Chapitre 3
Après quelques mois passés chez les Houyhnhnm, Gulliver apprend leur langue et explique comment il est arrivé là. Il apprend également que la signification de houyhnhnhnm est la « nature parfaite ».
Les Houyhnhnhnm considèrent que Gulliver est un Yahoo plus rationnel et éduqué. Ils se sont donc mis d’accord pour le séparer des autres.
Chapitre 4
Gulliver explique qu’en Angleterre, les chevaux sont dominés par les hommes.
Chapitre 5
Pendant les années qu’il passe avec les chevaux, Gulliver parle de l’Angleterre et des guerres. Le cheval lui dit que les Yahoos d’Angleterre sont pires parce que ceux d’ici au moins ne savent pas comment utiliser leur pouvoir.
Chapitre 6
Dans son portrait de la société anglaise, Gulliver critique surtout les médecins et les avocats, qu’il considère comme les pires Yahoos en raison de leur corruption.
Chapitre 7
Gulliver admire et aime les Houyhnhnhnms au point de ne plus jamais vouloir être un Yahoo. Il veut y rester pour toujours.
Le maître cheval dit à Gulliver qu’il pense que les humains en Angleterre (et dans le monde en général) ne sont pas si différents des Yahoos d’ici, même si Gulliver se sent étranger à eux.
Chapitre 8
Gulliver demande à étudier de près les Yahoos. Il est frappé par leur mauvaise odeur et leur violence. Ce sont des êtres tout à fait méprisables.
Chapitre 9
Lors d’une assemblée des Houyhnhnhnhnms, ils discutent de l’extermination des Yahoos, mais finissent par envisager de les castrer tout simplement, comme Gulliver dit que cela se fait en Angleterre. Ainsi, ils seront moins nombreux et plus faciles à apprivoiser. En attendant, les Houyhnhnhnms peuvent élever des ânes.
Gulliver écrit que les chevaux n’ont pas de système d’écriture, de sorte que toutes leurs connaissances sont transmises oralement. Il explique également qu’ils ne tombent pratiquement pas malades et qu’ils peuvent calculer les années grâce aux révolutions du soleil.
Chapitre 10
Gulliver vit comme un Houyhnhnhnms comme les autres, mais cela suscite des doutes au sein de la communauté. Après tout, même s’il est plus éduqué, Gulliver reste un Yahoo qui pourrait les trahir et déclencher une révolution avec le reste des Yahoos.
Ainsi, les Houyhnhnhnms décident que Gulliver doit quitter l’île et partir. Le cœur brisé, car il n’a jamais été aussi heureux, le protagoniste construit un canoë et part. Il embrasse d’abord le sabot de son maître cheval.
Chapitre 11
Gulliver quitte les Houyhnhnhnms, mais ne s’éloigne pas trop car il veut rester près d’eux. Il trouve une île où il vit quelques jours. Mais bientôt, il est découvert par les indigènes et il est contraint de s’enfuir.
Ensuite, un navire portugais apparaît en mer et, bien qu’il tente de résister, Gulliver est emmené. Sur le bateau, le protagoniste reste pendant la majeure partie du voyage dans sa chambre, car il ne veut pas s’associer aux Yahoos.
Lorsque Gulliver arrive en Angleterre, il ne voit que des Yahoos. Il s’enferme dans l’écurie avec deux chevaux qu’il a achetés et avec lesquels il parle tout le temps.
Chapitre 12
Le récit se termine par Gulliver qui déclare que tout ce qu’il a écrit n’est pas vrai. Il admet qu’il essaie maintenant de se réinsérer dans la vie familiale, en enseignant à ses enfants certaines des choses qu’il a apprises pour les tenir à l’écart des vices humains. Son but est de rendre son monde plus proche de celui des Houyhnhnhnms.
Les voyages de Gulliver : personnages
Au fur et à mesure qu’il passe du temps avec eux, Gulliver réfléchit et réalise que chaque personnage est en fait un symbole.
Lemuel Gulliver
Il est le protagoniste et le narrateur. Le roman est en réalité son journal de voyage, dans lequel il raconte, à la première personne, ce qui lui arrive, les lieux qu’il découvre et ce qu’il apprend.
Médecin de profession, il a toujours voulu voyager et explorer le monde. D’où son ambition de rejoindre des équipages et d’être médecin de bord. Il n’a pas d’attaches importantes et est très détaché de sa famille, qu’il n’hésite pas à laisser derrière lui.
En ce sens, Jonathan Swift ne le présente pas comme un héros. Son voyage n’est pas épique comme celui d’Ulysse dans l’Odyssée. En effet, il n’accomplit pas de grandes actions et, en général, il cherche à s’intégrer et à se conformer.
Ce qui est positif dans son caractère, c’est son ouverture d’esprit. Il est prêt à connaître réellement d’autres cultures, même celles qu’il n’aime pas en principe. Par exemple, il n’aime pas les Yahoos, mais il les étudie de près pour les comprendre. C’est ainsi qu’il réfléchit sur l’être humain au point de s’interroger sur sa propre espèce et sur les vices qui, en Angleterre, mènent à la corruption et à la violence.
Les Lilliputiens
Ce sont les premières personnes que Gulliver rencontre. Ils sont minuscules. Au début, ils craignent le protagoniste. Peu à peu, cependant, ils s’en accommodent.
Les Lilliputiens sont quelque peu malhonnêtes et cruels car ils sont toujours en train de se quereller entre eux ou avec les peuples voisins. Ils se trahissent également les uns les autres.
Ils représentent l’arrogance et l’hypocrisie de la société.
Les Brobdingnags
Ce sont des géants qui considèrent Gulliver comme une poupée. Le protagoniste est faible et petit devant eux, au lieu d’être grand et fort comme il l’était avec les Lilliputiens. Cela le met constamment en danger, bien qu’il parvienne à s’adapter pour être utile aux Brobdingnagiens.
Le fermier, par exemple, gagne de l’argent en l’exhibant, tandis que la reine s’amuse avec lui, comme s’il s’agissait d’un animal de compagnie.
Gulliver fait ainsi l’expérience de ce que c’est que d’avoir moins de pouvoir et d’être désavantagé, ce qui génère un sentiment d’impuissance. Une réflexion sur la situation dans laquelle vivent les personnes considérées comme inférieures dans certaines sociétés.
Cependant, les Brobdingnags sont pacifiques. Ils n’interagissent pas avec les autres peuples, ce qui évite les affrontements. De plus, ils rejettent la poudre à canon lorsque Gulliver leur explique ce que c’est et leur propose même d’en fabriquer.
Les Laputans
Il s’agit d’une société très avancée sur le plan scientifique. Mais les expériences menées sont absurdes et n’ont aucune validité.
Par exemple, ils ont réussi à fabriquer une île flottante, mais celle-ci les maintient à l’écart du reste du monde. Cela les rapproche d’une connaissance idéale, mais ils perdent de vue l’expérience humaine en tant que telle.
Les Houyhnhnhnhnms
Ils sont semblables aux Laputans en ce sens qu’ils vivent quelque peu isolés et sont plus intelligents que les autres. Cependant, parmi les Houyhnhnhnhnms, il y a une raison plus palpable et plus pratique, qui les a conduits à construire une société logique où l’on vit ensemble en paix. Par exemple, ils n’ont pas de mots pour le mensonge ou d’autres attitudes négatives des humains.
Ils représentent l’idéal de l’être humain, bien que Swift en fasse des chevaux, peut-être ironiquement pour refléter le fait que ce qui nous rend humains n’est pas notre apparence, mais notre logique. Lorsque nous n’avons pas cette logique, comme c’est le cas pour les Yahoos, nous perdons notre humanité.
Les voyages de Gulliver : analyse des thèmes
Dans Les voyages de Gulliver, les aventures du protagoniste donnent lieu à des réflexions sociales, culturelles et politiques. Comme Alice au pays des merveilles, la lecture peut être appréciée par un public d’enfants, mais aussi par un public adulte capable d’en approfondir le sens.
La critique sociopolitique de Jonathan Swift
En visitant et en observant les différentes sociétés qu’il rencontre, Gulliver découvre des modes d’organisation sociale et politique différents. Swift y voit une critique de certains systèmes.
Ainsi, les Lilliputiens vivent dans un régime autoritaire toujours en conflit. La critique porte sur les systèmes de partis dans lesquels les habitants sont montés les uns contre les autres, générant des luttes qui ne profitent qu’aux puissants pour renforcer leur position.
Les géants, eux, vivent paisiblement, mais à l’arrivée de Gulliver, ils le traitent mal, comme s’il s’agissait d’une « chose » et non d’une personne digne de respect. Swift souligne ainsi le manque d’empathie de ceux qui discriminent et maltraitent ceux qui ne sont pas comme eux
Dans le reste des voyages, toujours par le biais de la satire, l’auteur signale d’autres comportements humains problématiques comme l’obsession d’une science inutile qui ne résout pas les vrais problèmes, ou la recherche constante du pouvoir.
Autant de critiques qui, bien que Swift les ait construites à partir de son siècle, sont toujours d’actualité. Ainsi, Les voyages de Gulliver continue d’être un roman très lu.
La question de l’humanité
Comme nous l’avons vu, Jonathan Swift critique de nombreux comportements humains et sociaux. La question fondamentale, cependant, est celle de l’humanité.
Surtout pour le dernier voyage, Gulliver est conscient des faiblesses de l’Angleterre en particulier et de la race humaine en général. Avec les Houyhnhnhnms, Gulliver se rend compte que ces chevaux sont plus vertueux que tous les humains, qu’il finit par voir comme des créatures violentes et impulsives, à l’instar des Yahoos.
Swift semble ainsi nous rappeler que ce n’est pas le corps qui fait l’homme, mais la raison, la logique ou la morale.
Langue et langage
L’un des aspects que Gulliver décrit toujours à propos des gens avec lesquels il vit est la langue qu’ils parlent ou s’ils écrivent ou non.
Gulliver met toujours un point d’honneur à apprendre les différentes langues, démontrant ainsi sa capacité d’adaptation et son désir d’apprendre.
Ce qui est curieux, c’est que tous les peuples ne développent pas l’écriture. Par exemple, les Houyhnhnhnms n’écrivent pas, alors qu’ils sont les plus intelligents et les plus admirables du point de vue de Gulliver. Ainsi, le roman nous montre que la connaissance va au-delà des lettres écrites, et que la tradition orale et l’histoire commune et collective qui se transmet de génération en génération sont également importantes.
L’ouverture d’esprit de Gulliver
Gulliver est un homme ouvert à la connaissance et qui, malgré ses préjugés ou ses réticences initiales, est toujours prêt à comprendre une nouvelle culture et à s’y intégrer.
C’est quelque chose que les autres personnages ne font pas, même pas des peuples aussi admirables que les Houyhnhnhnms, qui finissent par jeter Gulliver dehors parce qu’ils le pensent susceptible de causer des problèmes.
Swift fait une critique de l’étroitesse d’esprit de ceux qui ne vont pas au-delà de ce qu’ils connaissent et qui voient ce qui est loin comme dangereux, violent, absurde ou inutile. En ce sens, l’auteur adopte une position typique des Lumières.
Questions et réponses sur Les voyages de Gulliver
Contexte et résumé
De quoi parle Les voyages de Gulliver?
Les voyages de Gulliver est un récit de voyage satirique écrit par Jonathan Swift. Dans ce roman, l’auteur raconte les aventures extraordinaires de Lemuel Gulliver, médecin et voyageur anglais.
À travers un mélange de fantaisie et de réalisme, l’œuvre expose une critique cinglante de la société, de la politique, de la science et de la nature humaine. de son époque. Chacun des voyages fonctionne comme une allégorie, représentant différentes formes de gouvernement, des systèmes philosophiques ou des aspects du comportement humain.
Quels sont les 4 voyages de Gulliver ?
Gulliver fait quatre voyages, chacun vers un endroit fantastique :
- Lilliput : un pays habité par des gens minuscules, où tout est marqué par la petitesse, y compris la mentalité de ses habitants.
- Brobdingnag : un pays de géants, où Gulliver se sent vulnérable et où les valeurs sont très différentes de celles de son Angleterre natale.
- Laputa où vit une élite obsédée par les sciences inutiles et les arts abstraits, déconnectée de la réalité.
- Le pays des Houyhnhnhnms, une société dirigée par des chevaux rationnels en opposition aux sauvages Yahoos, caricature de l’humanité.
Qu’arrive-t-il à Gulliver lors de son premier voyage et quelle est sa signification dans l’ensemble de l’œuvre ?
Lors de son premier voyage, Gulliver fait naufrage et débarque sur Lilliput, où il est capturé par de minuscules créatures. Malgré leur taille, ces minuscules personnages sont pleins d’intrigues politiques et de règles absurdes. Cet épisode introduit le ton satirique de la pièce et montre comment les problèmes humains (tels que la guerre, la corruption et l’orgueil) peuvent sembler ridicules lorsqu’ils sont vus d’un autre point de vue.
Que découvre Gulliver au pays de Brobdingnag et quel est le lien entre cette expérience et la critique sociale de Swift ?
Au pays de Brobdingnag, Gulliver, devenu minuscule face à des géants, fait l’expérience d’une vulnérabilité et d’une perspective opposées à celles qu’il avait à Lilliput. Le roi de Brobdingnag, qui entend parler des coutumes européennes, les trouve cruelles et absurdes. Ce renversement d’échelle permet à Swift de présenter une critique de l’orgueil européen, de la guerre et de la corruption politique.
Thèmes, message et critique
Quelle est la conclusion et/ou la morale de Les voyages de Gulliver?
Les voyages de Gulliver témoigne d’une vision pessimiste de l’humanité. Après ses voyages, Gulliver revient changé, désillusionné et incapable de vivre avec les autres humains, qu’il considère désormais comme des « Yahoos ». La morale implicite est que l’humanité, bien qu’elle se croie rationnelle et civilisée, est dominée par l’égoïsme, la corruption et l’ignorance. C’est une œuvre qui invite à la transformation intérieure par la réflexion critique.
Quel message ou critique sous-tend l’œuvre par rapport à la société et à la nature humaine ?
Swift dénonce les abus de pouvoir, la futilité des guerres, l’arrogance intellectuelle, le mépris de l’éthique et l’hypocrisie sociale. La pièce fonctionne comme une sorte de dystopie inversée. Elle ne montre pas un avenir sombre, mais un présent déguisé en fantaisie, où chaque société représente les défauts humains universels.
Que symbolise Gulliver dans le cadre de la satire swiftienne ?
Gulliver représente l’homme du peuple confronté à des systèmes sociaux et politiques complexes. Il est le symbole de la raison confrontée à la déraison du monde. Tout au long de la pièce, il subit lui-même une transformation : d’abord naïf et fier, il finit par être désenchanté, aliéné, presque en exil volontaire de l’humanité.
Que représente la structure des voyages en termes de critique politique et sociale ?
La structure des quatre voyages fonctionne comme une parodie des récits d’explorateurs et des rapports coloniaux. Dans chaque voyage, Gulliver agit en tant qu’observateur (ou même un agent involontaire) de la colonisation, bien que dans une position inversée : tantôt colonisateur, tantôt colonisé.
Style littéraire et contexte historique
A quel courant littéraire appartient Les voyages de Gulliver et quelles sont ses principales caractéristiques ?
Les voyages de Gulliver appartient au néoclassicisme, un courant qui valorise la raison, la critique sociale et l’ordre, bien que Swift introduise des éléments qui anticipent également la pensée des Lumières.
Quel est le contexte historique et littéraire dans lequel a été écrit Les voyages de Gulliver?
En ce qui concerne le contexte historique, la pièce a été écrite à une époque où les disputes entre les différents partis étaient intenses. Whig et Tory en Angleterre, expansion impériale et progrès scientifiques mal compris. Swift, ecclésiastique irlandais et critique féroce de la politique britannique, s’est servi de cette œuvre pour attaquer à la fois les abus de pouvoir et l’arrogance de la pensée européenne.
Que critiquait Jonathan Swift à travers cette œuvre et comment cela se reflète-t-il dans les différents voyages ?
Lilliput fait la satire de la politique partisane, des guerres absurdes et de la lutte pour le pouvoir à travers une société minuscule aux règles ridicules.
Les géants de Brobdingnag représentent une société éthique qui juge sévèrement la corruption européenne.
Laputa se moque de la science inutile et de la déconnexion entre la théorie et la réalité.
Houyhnhnhnms critique directement la condition humaine, en montrant que même les animaux rationnels (les chevaux) sont plus nobles que les humains (les Yahoos).
Qui était Jonathan Swift et quelle est son importance dans la littérature satirique ?
Jonathan Swift était un écrivain irlandais, considéré comme l’un des grands maîtres de la littérature satirique. Son style ironique, incisif et moralement engagé lui a permis de construire une œuvre qui reste profondément pertinente aujourd’hui.
Personnages et éléments symboliques
Qui est le protagoniste de Les voyages de Gulliver et quelles sont ses caractéristiques ?
Le protagoniste, Lemuel Gulliver, est un homme instruit, curieux et d’abord quelque peu arrogant. Son évolution le conduit à une désillusion croissante vis-à-vis de sa propre espèce, jusqu’à ce qu’il devienne un exilé affectif, incapable de se sentir appartenir au monde des humains.
Qui sont les Lilliputiens et que représentent-ils dans le contexte de la critique sociale ?
Les Lilliputiens, avec leurs corps minuscules et leurs ambitions démesurées, représentent la mesquinerie politique et les conflits insignifiants poussés à l’extrême.
Comment les géants de Brobdingnag sont-ils présentés et quelle est leur importance dans la pièce ?
Les géants de Brobdingnag symbolisent la sagesse et la perspective morale. Le fait de voir le monde humain à une autre échelle révèle plus clairement ses défauts.
Quelle est la signification du terme « Yahoo » dans la pièce et comment Swift utilise-t-il cet artifice pour critiquer l’humanité ?
Les Yahoos sont des humains sauvages, dégoûtants et brutaux, et symbolisent les êtres humains les plus bas. Swift les utilise comme une image grotesque pour souligner les excès d’une humanité non civilisée.
Analyse littéraire et réflexion critique
Comment Swift utilise-t-il l’ironie et l’humour noir pour critiquer la société de son temps ?
Swift utilise l’ironie et l’humour noir de manière magistrale. Il présente des situations absurdes et exagérées qui, une fois analysées, se révèlent être des représentations assez fidèles de la dynamique humaine.
Quel rôle joue la narration à la première personne dans la construction de la satire dans Les voyages de Gulliver?
La narration à la première personne donne de la crédibilité à l’histoire et renforce le ton satirique car Gulliver n’est pas toujours conscient du ridicule ou de la contradiction de ses propres idées. Cela permet au lecteur de voir au-delà du narrateur et de saisir la critique cachée.
Comment la structure du voyage renforce-t-elle la critique sociale et politique de la pièce ?
La structure de la pièce, basée sur le motif du voyage, permet d’explorer différentes sociétés fictives qui servent de miroirs déformants de la réalité. Chaque territoire visité offre une critique particulière : politique, sociale, philosophique ou éthique. Ainsi, l’aventure devient une ressource littéraire qui enrichit l’analyse du monde réel et permet de construire une parodie profonde de la société européenne.
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En tant que spécialiste de la littérature Européenne, j'ai toujours été intéressée par les différentes façons dont les écrivains de différentes cultures abordent leur travail. Je suis née en France, et mes parents étaient tous deux enseignants. J'ai grandi dans un foyer rempli de livres, et mon amour pour la littérature s'est développé très tôt.
J'ai étudié l'anglais à l'université et, une fois diplômée, j'ai déménagé à Londres pour poursuivre ma passion pour l'écriture. Je vis maintenant Nice depuis plus de dix ans, et mon travail a été publié au sein de plusieurs sites Web, magazines et revues spécialisées.
J'ai bien évidemment étudié en profondeur tous les classiques de la littérature espagnole, française, anglaise. Mais ce que j'aime vraiment, c'est explorer le travail d'écrivains contemporains issus de cultures et de milieux différents. À mon avis, il n'y a pas une seule "bonne" façon d'écrire de la littérature. Chaque écrivain a sa propre voix unique, et c'est cette diversité qui rend la littérature si intéressante.
Je crois que chaque personne a une histoire à raconter, et c'est pourquoi je pense qu'il est important d'en parler. C'est ainsi que je m'intéresse particulièrement à la manière dont ils sont influencés par leur milieu culturel. Je crois que la littérature peut être un outil puissant pour comprendre le monde qui nous entoure, et je m'efforce d'apporter cette compréhension à mes lecteurs.
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