Aller au contenu
Accueil » Blog » Résumé des « Aventures d’Alice au pays des merveilles » de Lewis Carroll

Résumé des « Aventures d’Alice au pays des merveilles » de Lewis Carroll

Les Aventures d’Alice au pays des merveilles est une histoire fantastique qui nous invite à plonger dans un monde où rien n’est ce qu’il semble être.

À travers les yeux curieux d’une petite fille, Lewis Carroll nous entraîne dans un voyage plein d’imagination, de personnages excentriques et de situations absurdes. Un voyage plein d’humour, mais aussi de réflexion.

Un roman idéal pour ceux qui aiment l’inattendu et veulent explorer une réalité alternative.

 

Alice au pays des merveilles: résumé court

Alors qu’elle s’ennuie en regardant sa sœur lire, Alice voit passer un lapin blanc qui se plaint d’être en retard. Curieuse, la jeune fille décide de le suivre et s’enfonce à sa suite dans un terrier.

Après avoir chuté pendant ce qui semble être une éternité, Alice arrive dans une pièce où elle boit un liquide et mange un gâteau. Elle devient d’abord très petite, puis très grande, et redevient minuscule lorsqu’elle s’évente avec l’éventail que le lapin a laissé derrière lui.

Désespérée, Alice éclate en sanglots. Ses larmes se transforment en une grande mer dans laquelle sont entraînés plusieurs animaux. Après avoir nagé ensemble, ils atteignent tous le rivage. Alice écoute leurs histoires, surtout celle de la souris. Tout cela est étrange et absurde.

Puis, Alice rencontre à nouveau le lapin blanc qui la prend pour sa servante et la fait entrer chez lui. Une fois de plus victime de sa curiosité, Alice boit quelque chose qu’elle trouve dans la maison du lapin. Elle se transforme immédiatement en une géante qui effraie le lapin et ses voisins.

Heureusement, les pierres qu’ils lui lancent se révèlent être des petits gâteaux. En les mangeant, Alice redevient petite et parvient à s’échapper.

Elle s’enfuit dans une forêt, où une Chenille qui fume lui pose d’étranges questions, auxquelles Alice ne sait répondre, car elle sent que tout en elle a changé, de sa taille à ses souvenirs. Cependant, la chenille lui dit qu’en prenant deux morceaux d’un champignon, elle peut augmenter ou diminuer de taille selon celui qu’elle mange.

Alice prend donc quelques morceaux du champignon et poursuit sa route. Elle trouve la maison de la duchesse, dont le fils est un vilain cochon. Il y a aussi une cuisinière qui fait des gâteaux avec beaucoup de poivre.

La protagoniste ne se sent pas très à l’aise dans cette maison, d’autant plus que la duchesse est plutôt antipathique. Elle s’en va donc rapidement. De retour dans la forêt, Alice rencontre le chat de Chester qui apparaît et disparaît à volonté. Ce chat lui dit qu’en empruntant un certain chemin, elle se rendra à la maison du Lièvre de mars.

Alice s’y rend, et lorsqu’elle arrive, elle trouve non seulement le Lièvre de Mars, mais aussi le Chapelier fou. Deux étranges personnages qui ne font que boire du thé, car c’est toujours l’heure du thé pour eux. Bien que disposant de suffisamment d’espace, ils sont impolis avec Alice, avec qui ils ne semblent pas vouloir partager une table.

Lassée du Lièvre et du Chapelier, Alice rétrécit pour passer par une petite porte et entrer dans un beau jardin. Là, elle tombe nez à nez avec La Reine de Cœur, le roi et sa suite de cartes. La reine est toujours en colère et ne fait rien d’autre que d’ordonner que l’on coupe la tête de tous ceux qui osent la contrarier.

La Reine ordonne à Alice de jouer au croquet avec elle. Elle n’est pas très douée car on ne joue pas avec des boules et des maillets normaux, mais avec des hérissons et des flamants roses.

Rien n’a de sens, mais il reste encore beaucoup de choses à découvrir pour Alice. L’une d’entre elles est la Tortue factice, une tortue à carapace mais au corps de bœuf. C’est la Reine qui emmène la protagoniste à la rencontre de cet étrange animal.

Après avoir écouté pendant un certain temps les aventures de la Tortue, essayant de mettre en ordre tout ce qui lui est arrivé, Alice est emmenée au tribunal, où un procès doit avoir lieu.

Tous les personnages bizarres avec lesquels Alice a interagi sont présents. Le procès concerne le Valet de Cœur, accusé d’avoir volé des gâteaux de la reine. Les témoins sont le Chapelier, le Cuisinier et, étonnamment, Alice.

Malgré les menaces de la Reine, qui ne cesse de réclamer sa tête, Alice n’a pas peur. Elle retrouve progressivement sa taille normale et se sent grande et puissante par rapport à quelques cartes simples.

Cependant, ces cartes, menées par la Reine, finissent par sauter pour l’attaquer. Alice tente de s’en débarrasser lorsqu’elle se réveille sur les genoux de sa sœur. Tout cela a été un rêve incroyable.

Alice au pays des merveilles : résumé par chapitres

Chapitre 1

Alice regarde sa soeur lire un livre, en pensant que cela doit être ennuyeux, puisqu’il n’y a pas d’images.

Soudain, devant elle, elle voit un lapin avec une montre qui marmonne qu’il est en retard. Surprise et curieuse, Alice décide de suivre l’animal, qui passe par un terrier qui se révèle être un puits infini.

Alice saute à la suite du lapin et entame un long voyage au fond du puits. Au fur et à mesure qu’elle descend, elle voit des étagères, des armoires, des photos… À un moment donné, la protagoniste s’ennuie même et commence à revoir ses leçons d’école et à avoir des conversations imaginaires avec son chat Dinah.

Enfin, Alice arrive au bout du puits et trouve une minuscule clé en or sur une table. Cependant, la clé ne semble ouvrir aucune des nombreuses portes de la pièce.

Alice découvre alors une porte qu’elle n’avait pas vue auparavant, car elle était recouverte d’un rideau. La porte s’ouvre avec la clé, mais elle est si petite qu’Alice ne peut que regarder à travers. Elle voit que derrière la porte se trouve un beau jardin qu’elle veut atteindre mais, à cause de sa taille, Alice ne peut pas passer plus que sa tête par la porte.

En regardant autour d’elle, Alice remarque que, sur la table où se trouvait la clé, il y a une bouteille contenant un liquide sur lequel est écrit « buvez-moi ». Comme il n’est pas indiqué qu’il s’agit d’un poison, Alice boit. Comme par magie, sa taille rétrécit. Elle est maintenant assez petite pour passer la porte. Mais Alice se rend vite compte qu’elle a laissé la clé sur la table et qu’elle ne peut pas l’atteindre.

Soudain, elle voit une boîte sous la table et, à l’intérieur, un gâteau sur lequel est écrit « mangez-moi ». Alice se dit que cela l’aidera peut-être à retrouver sa taille naturelle et qu’elle pourra récupérer la clé. Sinon, elle continuera à rapetisser et pourra passer sous la porte.

Chapitre 2

Bien qu’il ne se passe rien au début, le gâteau finit par faire son effet et transforme Alice en une personne de deux mètres de haut. En se voyant si grande et piégée, parce qu’elle ne peut plus passer la porte, Alice fond en larmes. D’énormes larmes tombent sur ses joues, formant une flaque de dix centimètres de profondeur.

Alors, le lapin blanc apparaît. Alice lui demande de l’aide, mais il s’enfuit, effrayé. Il laisse tomber des gants et un éventail.

La protagoniste commence à s’inquiéter du fait qu’elle n’est plus la même que d’habitude. Elle se rend compte qu’elle ne connaît plus ses tables de multiplication.

Accablée, Alice s’évente avec l’éventail que le lapin a laissé derrière lui. Elle s’aperçoit qu’elle devient à nouveau petite, alors elle arrête de s’éventer.

Avec cette nouvelle taille, Alice ne peut pas atteindre la clé. Il lui est donc impossible de sortir par la porte. Elle pleure à nouveau, la flaque de ses larmes s’étend jusqu’au plafond et l’emporte dans la mer.

Là, elle rencontre une souris qui ne parle que le français. Alice commence à lui parler de son chat et de ses chiens, des animaux que la souris, bien sûr, considère comme dangereux. Alice promet de ne plus lui en parler. La souris accepte ses excuses et promet de l’accompagner jusqu’au rivage.

Alice, la souris et les autres animaux qui les rejoignent commencent alors à nager vers le rivage.

Chapitre 3

Lorsqu’ils atteignent le rivage, Alice et tous les animaux sont sonnés et trempés. Le Dodo, qui fait partie du groupe d’animaux, propose une course. Une course plutôt étrange, car tout le monde court en rond. Cependant, elle fait l’affaire et tout le monde finit sec.

Alicia trouve que tout est un peu absurde, surtout lorsque le Dodo la désigne pour distribuer les prix, car ils sont tous vainqueurs de la course. Alice leur donne à chacun un bonbon, car elle en avait assez dans sa poche.

Alice commence alors à raconter des histoires sur son chat Dinah, mais personne ne l’écoute. Laissée seule, elle se remet à pleurer.

Chapitre 4

Alice est triste, mais voit bientôt apparaître le lapin blanc. Il confond la protagoniste avec sa servante, qui s’appelle Mary Ann. Pour éviter le conflit, Alice se fait passer pour Mary Ann et accepte les ordres du lapin, qui lui demande d’aller chercher chez lui un éventail et une paire de gants blancs qu’elle a perdus.

Alice se rend chez le Lapin et y trouve, en plus des gants et de l’éventail, un pot contenant un liquide. Il n’y a rien d’écrit sur la bouteille, mais comme tout ce qu’elle a pris dans ce monde, ce liquide a des effets surprenants sur elle.

Cette fois-ci, comme pour le gâteau précédent, il la rend énorme au point de la coincer à l’intérieur de la maison.

Lorsque le Lapin Blanc, intrigué par le non-retour de Mary Ann, se rend chez lui pour voir ce qui s’est passé, il ne voit qu’un bras géant sortir de l’une de ses fenêtres. Les voisins se rassemblent autour de la maison à la recherche d’une solution. Ils envisagent même de brûler la maison, mais décident finalement de lancer des pierres qui, à l’intérieur de la maison, se transforment en petits gâteaux qu’Alice mange. Ceux-ci sont également magiques et elle rétrécit.

Quand, enfin, elle peut sortir, Alice s’enfonce dans une forêt, pensant qu’elle est heureuse à la maison, où rien d’inhabituel ne se produit.

Dans la forêt, elle rencontre un chien gigantesque. Alice a un peu peur et s’enfuit.

Elle tombe alors sur un champignon sur lequel se trouve une chenille qui fume.

Chapitre 5

La Chenille demande à Alice qui elle est, mais la jeune fille ne sait pas quoi répondre. Après tant de changements, elle ne sait plus très bien qui elle est. Elle tente d’expliquer à la chenille que lorsqu’elle deviendra une chrysalide puis un papillon, elle comprendra sa confusion.

La chenille insiste pour savoir qui est Alice, et pourquoi elle est si convaincue d’avoir changé. Alice se met en colère et s’apprête à partir. Mais la Chenille lui demande de réciter un poème. Alice essaie, mais elle ne récite pas bien les vers car elle ne s’en souvient pas. Cela confirme la version d’Alice selon laquelle elle a changé parce qu’elle ne se souvient plus des choses qu’elle connaissait auparavant.

La chenille lui demande quelle taille elle aimerait avoir. Alice répond qu’elle souhaiterait être plus grande, car la taille d’une chenille est insignifiante. L’animal s’en offusque et s’en va, en lui disant que manger un côté du champignon la rendra grande, et manger l’autre côté la rendra petite.

Lire aussi :  Résumé du livre "Noces de sang" de Federico García Lorca

Alice ne sait pas trop comment déterminer quel côté est le bon, d’autant plus que le champignon est rond. Elle décide de prendre deux morceaux sur le bord. Elle en essaie un et devient petite, alors elle essaie l’autre qui la fait grandir au point qu’elle dépasse la cime des arbres.

La protagoniste décide de profiter de cette perspective pour découvrir ce qui se passe autour d’elle.

Alice commence alors à grignoter les deux morceaux de champignon jusqu’à atteindre une taille normale. Ayant retrouvé sa taille d’origine, Alice se met à la recherche de la porte du jardin.

En marchant, elle tombe sur une petite maison.

Chapitre 6

Avant qu’Alice ne puisse frapper à la porte, deux valets de pied (un poisson et un crapaud) s’avancent et annoncent une invitation à jouer au croquet que la reine envoie à la duchesse.

Personne n’ouvre la porte, même quand c’est Alice qui frappe. Les valets de pied lui disent qu’il est inutile d’insister. De l’intérieur de la maison paraissent des bruits étranges, comme des casseroles qui bougent et des éternuements.

Fatiguée d’attendre, Alice ouvre la porte et entre dans la maison. Elle y trouve la Duchesse tenant un bébé dans ses bras. Le Cuisinier remue une soupe poivrée qui fait aussi éternuer Alice.

Il y a aussi un chat avec un large sourire, ce qui surprend la protagoniste. La duchesse lui dit qu’il s’agit du chat de Chester et que c’est pour cela qu’il sourit ainsi.

Soudain, le cuisinier se met à lancer des couverts et des casseroles sur la duchesse et le bébé. Inquiète pour la vie du petit, Alice tente d’arrêter le cuisinier, mais la duchesse lui dit que chacun doit se mêler de ses affaires.

Ensuite, la duchesse jette le bébé à Alice et la force à s’en occuper parce qu’elle doit aller jouer au croquet avec la reine. Alice non seulement accepte, mais décide qu’il est préférable que le bébé soit éloigné de ces deux femmes.

En regardant de plus près, Alice se rend compte que le bébé est en train de se transformer en cochon. Elle le laisse sortir et se rend, à nouveau seule, dans les bois. Là, elle voit que le Chat de Chester est adossé à un arbre. Comme il n’y a personne d’autre aux alentours, Alice lui demande son chemin. Le chat répond qu’en allant dans n’importe quelle direction, elle arrivera quelque part.

Peu convaincue par la réponse, Alice demande au chat quelles créatures vivent dans chaque partie de la forêt. Le Chat répond que dans une direction vit le Chapelier, et dans l’autre le Lièvre de mars. Il ajoute qu’ils sont tous les deux fous.

Alice ne veut pas aller avec des fous mais le Chat lui dit que tout le monde l’est, y compris elle. Et que c’est pour cela qu’elle s’est retrouvée là.

Alice décide d’aller voir le Lièvre de mars.

Chapitre 7

Devant sa maison, le Lièvre de mars prend le thé avec le Chapelier. Bien que la table soit immense, on dit à Alice qu’il n’y a pas de place pour elle. Agacée, Alice s’assoit quand même.

Le Chapelier pose une énigme à Alice : « En quoi un corbeau ressemble-t-il à un bureau ? ». Alice demande du temps pour réfléchir à la réponse.

Le Chapelier se plaint que sa montre avance de deux mois. Alice se rend compte que sa montre est étrange, car elle indique le jour du mois au lieu de l’heure.

Alice finit par abandonner l’énigme. Ni le Chapeau ni le Lièvre ne connaissent la réponse, ce qui la met en colère. Elle accuse ses voisins de table de lui avoir fait perdre son temps. Le Chapelier lui dit qu’il vaut mieux s’accommoder de l’heure qu’il est. Il est toujours six heures, l’heure du thé, pour le Chapelier.

Rien de ce qu’ils disent n’a de sens, et Alice est frustrée.

C’est alors qu’apparaît devant elle un arbre avec une porte. Alice, fatiguée de l’impolitesse du Chapelier et du Lièvre, décide d’entrer.

A l’intérieur, elle se retrouve dans la même pièce qu’au début, celle avec la clé et la petite porte menant au jardin. Maintenant qu’elle a les champignons, Alice prend la clé et réduit sa taille pour passer par la petite porte et sortir dans le merveilleux jardin.

Chapitre 8

Le jardin n’est fait que de roses rouges. Certaines sont blanches, mais ce sont les jardiniers qui les teintent en rouge. Lorsqu’Alice leur demande pourquoi ils font cela, ils lui répondent que c’est pour éviter que la Reine de Cœur ne se mette en colère et ne leur coupe la tête.

Ensuite, l’entourage de la reine, composé d’un jeu de cartes, apparaît. Il y a les soldats, qui sont les trèfles. Les enfants, qui sont les cœurs, le valet de cœur, le lapin blanc et, enfin, le roi et la reine, dont on devine qu’ils font régner la terreur autour d’eux.

Lorsqu’ils arrivent auprès d’Alice, la Reine lui demande qui elle est. Elle le fait sur un ton menaçant, mais Alice n’a pas peur. Après tout, ce n’est qu’un jeu de cartes. La reine lui demande également qui sont les jardiniers. Alice répond qu’elle ne le sait pas.

Le roi tente de calmer sa femme, qui est furieuse. Il demande alors à Alice si elle sait jouer au croquet, ce à quoi elle répond par l’affirmative.

Ils se rendent tous au terrain de croquet, où Alice demande au Lapin Blanc des nouvelles de la Duchesse. Il lui répond que la duchesse a été condamnée à avoir la tête coupée pour avoir giflé la reine.

Le jeu commence. Personne ne respecte les tours et, de plus, les boules sont en fait des hérissons et les maillets des flamants roses. Les animaux ne coopèrent pas et c’est le chaos. La Reine s’énerve de plus en plus, si bien qu’Alice décide de s’enfuir avant de se faire couper la tête.

Alors, elle voit le sourire du chat du Chester apparaître dans le ciel. Alice lui parle, mais lorsque la Reine voit l’animal, elle ordonne qu’on lui coupe la tête, car elle ne le supporte pas. Le problème c’est que, le chat n’ayant pas de vrai corps, personne ne sait comment le décapiter. La Reine demande à Alice de trouver une solution. Celle-ci pense à s’adresser à la Duchesse, qui est la propriétaire du Chat.

La Reine accepte et demande que la Duchesse soit libérée. Cependant, lorsqu’elle arrive, le Chat a de nouveau disparu.

Chapitre 9

Contrairement à leur dernière rencontre, la duchesse est très gentille avec Alice. Ainsi, la protagoniste conclut que c’est le poivre qui a un effet négatif sur le comportement des gens et qu’il vaut mieux ne manger que des bonbons et des sucres.

À l’arrivée de la reine, la duchesse s’en va. Alice reste seule avec la reine qui ne veut plus jouer au croquet.

La Reine demande à Alice si elle connaît la fausse tortue. Lorsqu’Alice répond par la négative, elle demande à un griffon de l’emmener jusqu’à l’animal.

Le griffon s’exécute et emmène Alice à l’endroit où elle trouve une tortue dont la tête et les pattes sont celles d’un veau. C’est donc une « fausse tortue ». L’animal ne cesse de sangloter, bien que le griffon dise à Alice que tout va bien.

La fausse tortue raconte à Alice qu’elle a été une vraie tortue et qu’elle a suivi des cours de natation. Alice découvre l’étrangeté de l’école des tortues, qui n’a rien à voir avec celle des humains. Le griffon intervient également pour lui raconter comment était son école. Alice est très surprise mais moins que la tortue et le griffon, qui ne peuvent concevoir que le protagoniste ne connaisse rien de leur monde.

Chapitre 10

La tortue et le griffon continuent de raconter des histoires à Alice, en faisant beaucoup de jeux de mots. Alice est persuadée qu’ils font des erreurs, car rien n’a de sens.

Ils demandent ensuite à Alice de leur raconter ses propres aventures. Alice leur raconte tout ce qui lui est arrivé ce jour-là.

Les deux animaux sont intéressés par les explications d’Alice et lui ordonnent d’essayer de réciter quelque chose pour voir si elle a vraiment tout oublié. Lorsqu’Alice commence à réciter, elle mélange les choses qu’elle connaissait avec des mots et des histoires qu’elle a entendus depuis qu’elle est tombée dans le puits.

Puis, il y a un cri qui annonce le début d’un procès. Le griffon s’empare d’Alice et s’enfuit avec elle.

Chapitre 11

Alice et le griffon arrivent au palais de justice, où doit se tenir le procès. Douze animaux composent le jury et le juge est le Roi. Le condamné est le Valet de Cœur. Il y a également plusieurs gâteaux sur une table.

C’est le Lapin Blanc qui lit les charges. Il annonce que le Valet de Cœur est accusé d’avoir volé les gâteaux que la Reine a fait cuire « un jour d’été ».

Le premier témoin est le Chapelier qui, bien sûr, vient avec une tasse de thé. Le roi l’interroge sur le jour où ils ont commencé à boire du thé et sur le chapeau qu’il porte, plutôt que sur les gâteaux.

Alors qu’elle observe ce procès si étrange, Alice se rend compte qu’elle redevient grande. Cependant, elle décide de rester et de voir comment les choses se passent.

Le Chapelier est interrogé, mais ne se souvient de rien. Le Lièvre intervient également, mais sa version n’est pas celle du Chapelier.

Le Roi ordonne au Chapelier de descendre de l’estrade, car ne semble plus vouloir dire quoi que ce soit.

Le témoin suivant est le cuisinier de la duchesse, qui ne déclare rien non plus.

Alors, un nouveau témoin est appelé : Alice.

Chapitre 12

Alice, qui a grandi, se présente à la barre.

Le roi commence à lui poser des questions sur les gâteaux. Alice lui répond qu’elle ne sait rien. Le roi lit alors l’article 42 du livre qu’il tient, qui précise que toute personne dépassant un kilomètre doit quitter la cour.

Alice accuse le Roi d’avoir inventé la règle et refuse de partir.

Le Lapin intervient pour présenter une preuve : une lettre que le Valet a écrite. Or, ce n’est pas une lettre, mais un poème. Mais le poème n’est pas signé et le valet intervient pour dire que ce n’est pas le sien. Le Roi considère que seul un homme malhonnête ne signerait pas de son nom, ce qui prouve que le Valet en est l’auteur et, de plus, qu’il est coupable. Alice proteste que c’est stupide et que cela ne prouve rien.

Alice a tellement grandi qu’elle se sent invincible. Elle demande au roi de lui expliquer la relation entre le poème et le valet. Il commence à expliquer que le poème parle du valet, car il parle de l’incapacité à nager.

La Reine l’interrompt, lassée par la procédure judiciaire. Elle estime que la première chose à faire est de prononcer la sentence, puis le verdict. Alicia, intrépide, répond que cela n’a aucun sens. Face à cette réponse provocante, la reine ordonne qu’on lui coupe la tête, mais la protagoniste n’a pas peur d’un jeu de cartes.

Lire aussi :  Résumé de "L'attrape-cœurs" par l'auteur J. D. Salinger

Le paquet de cartes vole alors dans les airs et atterrit sur elle. Alice crie et tente de se défendre contre l’attaque. Elle se rend compte qu’elle n’est pas au tribunal, mais endormie sur les genoux de sa sœur.

Alice se réveille complètement et elle se rend compte que tout cela n’était qu’un rêve qu’elle raconte bientôt en détail à sa sœur.

Après avoir écouté toutes les aventures de sa sœur au pays des merveilles, lorsqu’elle s’endort, c’est sa sœur qui rêve de toutes ces créatures et situations magiques. Elle imagine alors Alice devenue adulte, mais racontant des histoires fantastiques à ses enfants.

Alice au pays des merveilles: personnages

Analysons les plus importants d’entre eux.

  • Alicie : c’est la protagoniste que nous accompagnons dans ce merveilleux pays. En tant que personnage, Alice est une jeune fille qui est sur le point de quitter l’enfance et d’entrer dans l’adolescence. Elle est curieuse, mais son regard est également critique, ce qui apparaît clairement lorsqu’elle affronte les choses absurdes que font les autres personnages (en particulier la Reine de Cœur). Cependant, elle reste une fille de bonne famille de l’époque victorienne. Elle est donc particulièrement critique lorsque quelqu’un ne se conforme pas aux normes sociales qu’elle considère comme inamovibles.
  • Le lapin blanc est le premier personnage du Pays des Merveilles qu’Alice voit. Il est donc en quelque sorte le « précurseur » des aventures et conduit Alice dans l’inconscient du rêve. Il est toujours raisonnable et responsable, attentif à ne pas être en retard.
  • Le chat de Chester est l’un des personnages les plus mythiques du roman, surtout en raison de son sourire permanent et de sa capacité à apparaître et à disparaître. Cela fait de lui une sorte de conscience pour Alice, apparaissant pour lui donner un indice, mais toujours d’une manière peu claire, comme cela se produit toujours dans les rêves.
  • La Chenille représente la tranquillité. Bien qu’elle semble un peu grossière, c’est elle qui aide le plus Alice en lui expliquant comment contrôler sa taille grâce au champignon.
  • La duchesse est un personnage curieux qui se comporte d’abord d’une manière, puis d’une autre. Une chose de plus qui, comme tout ce qui se passe dans les rêves, semble ne pas avoir d’explication ou de sens.
  • Le lièvre de mars, compagnon du Chapelier. Lors du procès, il contredit son compagnon de thé.
    • La reine de cœur : Sa phrase « qu’on lui coupe la tête » est devenue un classique à part entière. La Reine représente la tyrannie et l’autoritarisme, parodiant ainsi l’aristocratie.

Alice au pays des merveilles : analyse des principaux thèmes

Si Alice au pays des merveilles est un roman pour enfants, cela n’enlève rien à sa profondeur. Parmi les thèmes fondamentaux :

Identité et passage à l’âge adulte

Alice est une jeune fille d’une douzaine d’années, à l’aube de l’âge adulte. Même si nous dirions aujourd’hui qu’elle est sur le point de devenir une adolescente, à l’époque victorienne (où se déroule le roman), Alice est déjà considérée comme une « adulte » en termes de normes et d’impositions sociales.

Logiquement, une telle démarche implique quelques défis et des changements que toute jeune fille ne comprendrait pas. À travers ce rêve/récit, Lewis Carroll veut justement refléter cela.

Alice dit à plusieurs reprises qu’elle ne sait plus qui elle est et qu’elle a du mal à s’adapter aux situations qu’elle rencontre. Bien sûr, dans l’histoire, tout est absurde, mais c’est une façon pour Carroll de refléter ce que c’est pour un enfant que d’entrer dans le monde des adultes. Une surprise constante, une perte de l’identité de l’enfance.

Non seulement Alice ne sait pas qui elle est, mais les personnages qu’elle rencontre la prennent pour une servante ou un serpent. À cela s’ajoutent les changements physiques que subit la jeune fille, qui symbolisent également ce que c’est que de grandir et de ne même pas reconnaître son propre corps.

Mais il y a aussi un personnage, la Chenille, qui demande à Alice qui elle est. Elle ne sait pas quoi répondre et est frustrée, mais en même temps, cela lui permet de se définir et de se connaître, ce qui est fondamental à ce moment du passage de l’enfance à l’adolescence ou à l’âge adulte.

C’est donc un roman qui parle d’identité, de connaissance de soi et des changements vitaux qu’implique l’adolescence. En ce sens, il nous rappelle quelque peu Manolito Gafotas qui a également été frustré de se retrouver dans un monde qu’il ne comprenait pas et qui ne le comprenait pas.

Vie adulte

Comme nous l’avons dit, le pays des merveilles est une métaphore de la vie adulte. L’absurdité des situations est un moyen de montrer à quel point certaines dynamiques du monde adulte sont complexes, mais aussi stupides.

Bien sûr, l’auteur exagère tout (comme Roald Dahl dans Matilda), profitant du fait qu’Alice rêve et que rien n’a de sens dans les rêves. Cependant, il propose aussi une critique de la convention, des règles établies, dans lesquelles il n’y a pas de réflexion. Il critique, en somme, cette perte de plaisir, d’imagination et de dynamisme enfantin.

Le Lapin blanc, toujours pressé, est le signe de cette inquiétude qui ne permet même pas de s’arrêter pour découvrir ce qui nous entoure. Car le lapin remarque à peine qu’il y a une petite fille au milieu.

Le rêve et l’inconscient

De tous les symboles de Alice au pays des merveilles, l’un des plus évidents est celui de la chute d’Alice dans le terrier du lapin, comme une chute dans l’inconscience. Alice s’endort et commence sa descente dans le terrier du lapin, qui est en fait le monde des rêves.

Dans ce monde, les règles sont remises en question. Rien n’a de sens, mais personne ne semble le remarquer. Ce sentiment de se réveiller d’un rêve et de s’en souvenir, c’est ce paradoxe que montre le roman.

L’autoritarisme de la Reine de Cœur

Une autre critique de Carroll porte sur l’autoritarisme des personnes qui exercent leur pouvoir de manière violente et injuste. Le symbole de cette critique est bien sûr la Reine de Cœur, qui agit en despote.

De plus, la menace de la Reine n’est pas seulement physique (menace de couper des têtes) mais psychologique, piétinant l’estime de soi d’autrui.

Alice lui tient tête et décide de ne pas se laisser manipuler. Ainsi, l’auteur souligne l’importance de l’intégrité personnelle.

 

Questions et réponses sur Alice au pays des merveilles

Résumé et intrigue

Quel est l’objectif du contexte historique d’Alice au pays des merveilles ?

Écrit à l’époque victorienne, le livre fait la satire des normes sociales, éducatives et morales de l’époque. Lewis Carroll a également cherché à divertir les enfants avec une histoire pleine d’imagination, rompant avec la rigidité de la littérature enfantine traditionnelle.

Thèmes et message

Quel est le message de Alice au pays des merveilles?

Le message implique la confrontation à l’absurdité de certaines normes, la transformation constante et la perte momentanée d’identité. Il met également en évidence la remise en question de la logique des adultes. Il explore la façon dont les enfants perçoivent le monde des adultes, avec ses règles et ses comportements illogiques.

Grandir peut être déroutant, mais c’est aussi une aventure. Le livre nous encourage à rester curieux, imaginatifs, créatifs et à remettre en question ce qui nous entoure.

Quelle est la principale morale de Alice au pays des merveilles?

Tout n’a pas besoin d’être logique pour avoir de la valeur. Il faut parfois accepter l’étrange et en tirer des leçons tout en restant soi-même.

Analyse et signification

Quelle est la chose la plus importante à propos de l’histoire de Alice au pays des merveilles?

Son importance réside dans sa capacité à représenter le passage de l’enfance à l’âge adulte à l’aide de symboles, de métaphores, d’allégories et de situations absurdes qui reflètent les défis du changement et de l’identité.

Quelle est la psychologie de Alice au pays des merveilles?

Alice représente l’esprit d’une jeune fille confrontée à un monde incompréhensible. Sa curiosité, sa confusion, ses changements émotionnels et son besoin de donner un sens à sa vie reflètent un processus d’apprentissage. Un développement psychologique et une construction identitaire.

Envie de lire Alice au pays des merveilles? Si ce classique ne fait pas encore partie de votre bibliothèque personnelle, achetez-en un exemplaire en suivant ce lien !

A propos de l’auteur
Lauriane

En tant que spécialiste de la littérature Européenne, j'ai toujours été intéressée par les différentes façons dont les écrivains de différentes cultures abordent leur travail. Je suis née en France, et mes parents étaient tous deux enseignants. J'ai grandi dans un foyer rempli de livres, et mon amour pour la littérature s'est développé très tôt.

J'ai étudié l'anglais à l'université et, une fois diplômée, j'ai déménagé à Londres pour poursuivre ma passion pour l'écriture. Je vis maintenant Nice depuis plus de dix ans, et mon travail a été publié au sein de plusieurs sites Web, magazines et revues spécialisées.

J'ai bien évidemment étudié en profondeur tous les classiques de la littérature espagnole, française, anglaise. Mais ce que j'aime vraiment, c'est explorer le travail d'écrivains contemporains issus de cultures et de milieux différents. À mon avis, il n'y a pas une seule "bonne" façon d'écrire de la littérature. Chaque écrivain a sa propre voix unique, et c'est cette diversité qui rend la littérature si intéressante.

Je crois que chaque personne a une histoire à raconter, et c'est pourquoi je pense qu'il est important d'en parler. C'est ainsi que je m'intéresse particulièrement à la manière dont ils sont influencés par leur milieu culturel. Je crois que la littérature peut être un outil puissant pour comprendre le monde qui nous entoure, et je m'efforce d'apporter cette compréhension à mes lecteurs.

Je suis toujours à la recherche d'écrivains nouveaux et passionnants à lire, et j'espère que mes articles et résumés de livres vous feront découvrir quelques-uns des meilleurs ouvrages contemporains du monde entier. Merci de vous joindre à moi dans ce voyage littéraire !