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« L’art de tromper le karma » par Elísabet Benavent – Résumé

Elísabet Benavent, auteure de la série Valeria, a publié en 2021 L’art de tromper le karma. Bien que les personnages soient différents du reste de ses romans, le livre conserve le style inimitable de l’écrivain. Le drame, qui suscite rires et larmes, prend forme par l’histoire d’une actrice et d’un artiste en quête d’inspiration. Et de tout ce qui se présente.

Résumé de L’art de tromper le karma

L’histoire de L’art de tromper le karma est narrée à deux voix. Les deux personnages principaux, Catalina et Mikel, nous racontent ce qu’il se passe, depuis leurs deux points de vue. Chacun a ses propres expériences, même si parfois elles se recoupent. Un résumé du livre L’art de tromper le karma sera utile pour mieux comprendre ce qui leur arrive dans les presque sept cents pages du livre.

La trame de fond

Catalina, une femme d’une trentaine d’années, travaille comme télévendeuse bien qu’elle se rêve en réalité actrice. Mais la chance ne semble pas être de son côté et elle enchaîne casting sur casting, sans succès. Son voyage commence l’après-midi où elle se rend avec sa mère chez sa grand-tante décédée pour faire un peu de nettoyage. Là, Cata trouve de remarquables tableaux peints par sa tante et elle de les emporter avec elle.

De retour dans son appartement, nous retrouvons ses compagnes Teresa, Laura, Helena et Claudia. Elles entretiennent une relation étroite, bien qu’elles soient toutes différents. C’est Laura qui suggère à Cata d’essayer de vendre les tableaux de sa grand-tante au marché aux puces de Madrid. Tandis qu’elle s’apprête à le faire et qu’elle prend une pause assise à une terrasse, elle est abordée par Eloy, un galeriste qui lui propose d’exposer les œuvres, pensant que Cata les a créées. Notre protagoniste ne corrige pas l’erreur et se fait dès lors passer pour l’artiste, s’appropriant le droit d’auteur des peintures.

Mikel & Cata

Pendant l’exposition qui finit par avoir lieu, Cata rencontre Mikel, un artiste en mal d’inspiration qui devient notre deuxième narrateur. L’entente n’est pas au beau fixe au début. Mikel considère Cata comme une concurrente. Il est cependant le seul à ne pas croire à son histoire, et à se rendre compte de la supercherie. Cata tente donc de changer d’attitude avec Mikel, pour qu’il ne révèle pas la vérité.

Ainsi la relation s’améliore mais pas seulement grâce à Cata. C’est aussi parce que Mikel voit en elle une inspiration et une motivation créative qui l’incite à s’améliorer et à peindre à nouveau. En bref, ils ont besoin l’un de l’autre. Ils commencent à passer plus de temps ensemble alors que Cata se met à étudier l’art afin d’entretenir son mensonge. Mikel l’aide dans sa démarche, tant sur le plan technique que personnel, en créant avec elle le personnage d’une peintre qui retrouve l’inspiration après la mort de sa tante.

L’histoire d’amour

Ce n’est qu’à partir de la troisième partie du livre que ce qui n’était d’abord qu’un chantage puis une relation amicale se transforme en amour. Comme d’habitude, Elisabet Benavent décrit les sentiments des deux, chacun dans sa propre voix, et parvient à faire tomber sous le charme du couple. La relation se déroule petit à petit au fil de la narration, et rencontre problèmes et situations qui viendront la compliquer. Dans les faits, Cata est une incorrigible romantique tandis que Mikel fuit les relations.

Entre sentiments et disputes, Cata et Mikel achèvent le travail qu’ils doivent présenter dans la galerie d’Eloy. Au cours du roman, nous avons compris que ce dernier était un arriviste et qu’il tenterait de profiter au mieux de l’innocence de Cata. Lorsque la presse finit par découvrir que toute son histoire est un mensonge, Cata est pointée du doigt dans de nombreux articles mais peut compter sur le soutien de ses amis pour faire face à la situation.

Quant à la romance entre Cata et Mikel, l’auteure la clôt par un épilogue sous forme d’article de journal. Elle y raconte tout ce qui s’est passé, et comment les mensonges, l’amour et l’art les ont finalement réunis.

Les personnages de L’art de tromper le karma

Sans surprise, Catalina et Mikel sont les personnages principaux du roman. Cependant, il existe d’autres personnages qui, bien que secondaires, sont également importants et pertinents pour l’histoire.

Catalina

Bonne actrice, Catalina est une femme qui se donne à fond pour créer des films dans sa tête. Elle attend avec impatience, et avec beaucoup d’imagination, ses débuts au cinéma et son coup de chance. Des rêves qui ne semblent pas se réaliser, cependant… Car les castings s’enchaînent sans succès, et sans que personne ne voit son potentiel.

Sentimentalement, elle n’est pas beaucoup plus chanceuse non plus. Elle vit avec quatre colocataires en attendant l’apparition du prince charmant qui lui fera vivre l’histoire de ses rêves.

Chaotique et impulsive, elle est la force écrasante qui guide le roman. Il n’est donc pas surprenant qu’elle se lance dans son mensonge presque sans réfléchir, sans en évaluer les conséquences et avec la certitude que tout se passera bien. Cata est également drôle, ouvert et intriguante.

Mikel

Le contrepoint de Cata, avec son caractère plus solitaire, ennemi féroce de l’idéalisation sous toutes ses formes. Notre autre narrateur et protagoniste est tombé amoureux et a eu de longues relations. Il sait donc que tout n’est pas aussi rose que Catalina le pense. Alors qu’elle se donne à fond dans ses relations, il met davantage de barrières car il craint que ses sentiments n’affectent son caractère et son travail.

Ce qu’ils ont en commun, c’est le moment vital qu’ils traversent. Mikel, comme Cata, se retrouve perdu dans sa propre vie, sans savoir qui il est ni s’il trouvera l’inspiration pour continuer à être un artiste.

Eloy

Eloy est un galeriste qui sait parler et charmer. Catalina a d’abord un intérêt romantique (et idéalisé) pour lui. Cependant, il s’avère qu’il n’est pas aussi parfait qu’il le semblait au début.

En fait, Eloy est conscient de l’innocence de Cata et soupçonne qu’elle n’est pas vraiment un peintre, bien qu’il ne laisse rien paraître afin de pouvoir profiter d’elle dans la vente de ses tableaux. Il s’avère être avare, méchant et fourbe.

Les colocataires (et amies) de Cata.

Elles sont au nombre de quatre. Les colocataires de Cata finissent par devenir des amies, des confidentes et des défenseuses de notre protagoniste.

Peut-être Claudia est-elle celle avec qui elle s’entend le plus mal au début. Cata semble ne pas l’apprécier, sans raison valable. À mesure que l’histoire progresse et que nous apprenons à mieux les connaître toutes les deux, nous nous rendons compte que Cata « déteste » l’apparente perfection de Claudia. Cela la fait se sentir insignifiante à ses côtés. Cependant, à la fin, l’amitié l’emporte sur toutes les comparaisons et les idées préconçues.

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Teresa est, d’une certaine manière, la mère du groupe. Elle est la propriétaire de l’appartement et semble avoir pris ses quatre colocataires sous son aile, les soignant et les protégeant.

Laura et Elena de leur côté sont les touches drôles de la petite tribu. Bien qu’elles ne le soient pas, elles ressemblent à des sœurs car il y a beaucoup de complicité entre elles. Elles complètent les phrases de l’autre et se lancent dans des dialogues très amusants.

Dois-je avoir lu les autres romans d’Elisabet Benavent avant de lire L’art de tromper le karma ?

Habituée aux sagas, Elisabet Benavent fait en effet revenir ses protagonistes dans bon nombre de ses romans. Nous constatons cela avec Valeria, Mon choix, Silvia, Sofia et Chansons et souvenirs. Toutes ces séries sont composées de plus d’un roman, et suivent un fil conducteur.

Cependant, L’art de tromper le karma ne fait partie d’aucune de ces séries et ne semble pas être le début d’une nouvelle. Par conséquent, c’est un livre que vous pouvez lire individuellement, que vous ayez ou non déjà lu d’autres livres d’Elísabet Benavent.

Attention cependant. L’art de tromper le karma inclut des « caméos » de personnages d’autres romans de Benavent comme Coco (de Toute la vérité de mes mensonges) ou Alba (de la trilogie Mon choix). Il n’est pas important de les connaître pour comprendre l’histoire ou leur rôle, car ils fonctionnent en tant que clins d’œil. Mais il toujours agréable de s’en rendre compte !

Qui est Elísabet Benavent/Beta Coqueta ?

Beta Coqueta, c’est le pseudonyme sous lequel Elísabet Benavent s’est fait connaître sur les réseaux sociaux et qui donne également son nom à son site web. Tant elle-même que les critiques classent ses romans dans la catégorie littérature romantique-contemporaine.

Sans aucun doute, le romantisme est le principal protagoniste, et l’intrigue principale de tous ses livres. Cependant, au-delà des relations, Elísabet Benavent reflète également l’importance de l’amour entre amis et famille.

La célébrité de l’auteure est venue avec son auto-publication de Valeria, rendue possible grâce à la technologie et aux plateformes numériques. Finalement, les ventes ont commencé à affluer, ce qui a permis à Editorial Suma de la remarquer. Alors le livre a été publié sur papier. Depuis lors, Valeria accumule plus d’un million d’exemplaires vendus. Sans aucun doute, Benavent est-elle un exemple clair de la manière dont l’auto-édition d’un livre numérique peut mener au succès. Après ce premier volet sont venus quatre autres dans la saga Valeria : Valeria dans le miroir (2013), Valeria en noir et blanc (2013), Valeria nue (2013) et enfin Journal de Lola (2015). Si vous ne voulez pas lire tous les romans, pensez à regarder l’adaptation en série de l’histoire sur Netflix !

Dès lors, il n’y a pas un seul roman d’Elísabet Benavent (toujours affectueusement surnommée Beta Coqueta) qui n’ait pas été un bestseller. La plupart de ses œuvres, comme mentionné ci-dessus, font partie de séries, ce qui aide les lecteurs à se connecter aux personnages et à leurs expériences. Et à continuer à acheter les livres.

 

À qui s’adresse L’art de tromper le karma ?

Il est clair que L’art de tromper le karma n’est pas un roman qui plaira à tout le monde. En fait, vous ne l’apprécierez que si vous êtes un fan du genre romantique et comique car ici, le rire (quelques larmes) et, surtout, l’amour vont de pair.

Bien sûr, bien que l’amour ait toujours été le thème central des œuvres de Benavent, dans celle-ci en particulier, on pourrait dire qu’il reste en arrière-plan. Ou du moins se cantonne t-il à un rôle moins important. Pourquoi ? Parce que la relation entre Cata et Mikel ne commence à se développer que bien après la deuxième partie du livre. Avant cela, nous rencontrons surtout de la comédie et des protagonistes drôles auxquels on a progressivement l’impression de pouvoir s’identifier. Un autre aspect qui diffère des autres romans de l’auteur. Tandis qu’avec des personnages tels que Valeria ou Sofía, vous avez immédiatement ressenti le bonheur de vous identifier à eux avec eux, avec Cata c’est un peu plus difficile.

Dans L’art de tromper le karma, l’écriture de Benavent a mûri. Les personnages ont plus de relief. En outre, elle a également introduit un élément tel que l’art, qui occupe une place centrale. L’auteure a effectué de nombreuses recherches afin de ne pas parler superficiellement du travail et des techniques artistiques. En fait, dans la deuxième partie du roman, dans laquelle Mikel apprend à Cata tout ce qui concerne la peinture, les descriptions sont très détaillées. Par conséquent, nous recommandons également ce livre à ceux qui aiment l’art.

L’art de tromper le karma le fera également est l’un de ces romans que vous lisez autour d’une tasse de café et qui vous laisse tomber dans la magie de l’histoire.

Et si vous n’avez jamais lu Benavent et que vous voulez le faire, essayez ce roman. Comme il ne fait pas partie d’une série, il constitue un bon point de départ sans s’engager à devoir lire ceux qui le précèdent !

A propos de l’auteur
Lauriane

En tant que spécialiste de la littérature Européenne, j'ai toujours été intéressée par les différentes façons dont les écrivains de différentes cultures abordent leur travail. Je suis née en France, et mes parents étaient tous deux enseignants. J'ai grandi dans un foyer rempli de livres, et mon amour pour la littérature s'est développé très tôt.

J'ai étudié l'anglais à l'université et, une fois diplômée, j'ai déménagé à Londres pour poursuivre ma passion pour l'écriture. Je vis maintenant Nice depuis plus de dix ans, et mon travail a été publié au sein de plusieurs sites Web, magazines et revues spécialisées.

J'ai bien évidemment étudié en profondeur tous les classiques de la littérature espagnole, française, anglaise. Mais ce que j'aime vraiment, c'est explorer le travail d'écrivains contemporains issus de cultures et de milieux différents. À mon avis, il n'y a pas une seule "bonne" façon d'écrire de la littérature. Chaque écrivain a sa propre voix unique, et c'est cette diversité qui rend la littérature si intéressante.

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Je crois que chaque personne a une histoire à raconter, et c'est pourquoi je pense qu'il est important d'en parler. C'est ainsi que je m'intéresse particulièrement à la manière dont ils sont influencés par leur milieu culturel. Je crois que la littérature peut être un outil puissant pour comprendre le monde qui nous entoure, et je m'efforce d'apporter cette compréhension à mes lecteurs.

Je suis toujours à la recherche d'écrivains nouveaux et passionnants à lire, et j'espère que mes articles et résumés de livres vous feront découvrir quelques-uns des meilleurs ouvrages contemporains du monde entier. Merci de vous joindre à moi dans ce voyage littéraire !