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Résumé de « Vingt mille lieues sous les mers », de Jules Verne

Il peut être difficile pour le lecteur moderne d’imaginer devoir attendre deux semaines entre chaque chapitre de Vingt mille lieues sous les mers. C’est pourtant ainsi que l’histoire a été publiée à l’origine. Cela explique peut-être pourquoi tant de chapitres se terminent avec un suspense à couper le souffle.

Les personnages et l’intrigue sont distribués petit à petit, de manière délibérée. Verne et Aronnax, les co-conteurs, sont tous deux des scientifiques amoureux de l’énigmatique capitaine Nemo et de tout ce qu’il représente. Comme le Nautilus, l’intrigue du roman se déroule à un rythme incohérent, parfois à un rythme lent dans des eaux calmes, d’autres fois à grande vitesse.

Bien qu’Aronnax nous raconte l’histoire après qu’elle se soit produite, une grande partie de l’œuvre prend le ton d’un journal, notamment dans la spécificité des détails et l’immédiateté du ton.

Découvrons ensemble cette histoire incontournable !

Vingt mille lieues sous les mers : résumé

La première partie du roman, composée de vingt-trois chapitres, commence à l’été 1866, lorsque quelque chose d’énorme et de mystérieux est aperçu à divers endroits de l’océan. Ce « monstre marin » est au début considéré comme une fable. Mais lorsque des naufrages commencent à se produire, l’amiral Farragut de la marine américaine est envoyé en mission pour retrouver le monstre.

Il fait appel à l’expert océanique, le professeur Pierre Aronnax du Musée d’histoire naturelle de Paris, ainsi qu’au serviteur d’Aronnax, Conseil. Farragut fait également appel à un maître harponneur du Canada, Ned Land, doté d’une vue inégalée et d’une main rapide. L’Abraham Lincoln part de New York, et après avoir sillonné l’Atlantique, la frégate contourne le cap Horn et se dirige vers le Pacifique. Là, ils trouvent le monstre, un sous-marin qui projette d’énormes trombes d’eau sur la frégate, endommageant son gouvernail et projetant Aronnax, Conseil et Land dans l’océan.

La captivité

Les trois hommes sont emmenés captifs à bord du Nautilus, invention du capitaine Nemo, qui commande un équipage dévoué d’hommes qui vivent complètement à l’écart de la société, parlant même leur propre langue inventée. Les prisonniers sont bien nourris et se rendent vite compte de la sophistication de leur environnement.

Nemo leur dit qu’ils sont libres sur le navire, mais qu’ils ne sont pas libres de partir. S’ils n’acceptent pas la situation, Nemo les noiera. Le navire possède une abondante bibliothèque de livres, d’œuvres d’art et de spécimens. L’équipage prépare des repas élaborés à partir de produits de la mer et l’ensemble est alimenté par de l’électricité produite à partir de minéraux marins. Le vaisseau doit faire surface pour prendre de l’air, mais à part cela, il est entièrement autonome.

Aronnax est émerveillé par la vie marine qu’il peut observer depuis l’intérieur du Nautilus et encore plus impressionné par l’intimité de leurs promenades sur les fonds marins vêtus de combinaisons et de casques dotés de lanternes individuelles. Nemo invite les captifs à une expédition de chasse en haute mer dans une forêt sous-marine. Ils utilisent des pistolets électriques pour tuer leurs proies. Ils passent quelques jours à terre lorsque le Nautilus s’échoue près de l’Australie où ils doivent attendre la marée haute.

L’Australie

Sur l’île, Aronnax, Conseil et Land partent à la chasse et rencontrent des indigènes. Lorsque ces derniers tentent de monter dans le sous-marin, ils sont électrocutés par des câbles électriques. Alors que le Nautilus fonce vers l’océan Indien, Nemo ordonne à Aronnax, Conseil et Land de rejoindre leurs quartiers, où ils s’endorment profondément. Le lendemain matin, Nemo appelle Aronnax pour soigner un membre d’équipage blessé, mais l’homme meurt. À la fin de la première partie, les captifs assistent à l’enterrement de l’homme dans un cimetière sous-marin d’une beauté à couper le souffle.

La suite du voyage

La deuxième partie se déroule également en vingt-trois chapitres, et commence deux ans après la première partie, en janvier 1868. Nemo invite les captifs à une expédition près de Ceylan, où il leur montre une énorme perle qu’il choisit de ne pas récolter. Lors de cette expédition, Nemo est menacé par un requin, mais Land le sauve en le harponnant.

Ils entrent dans la mer Rouge et découvrent que Nemo a trouvé un passage souterrain qui les mène à la mer Méditerranée. Une nuit, un plongeur apparaît devant la fenêtre du Nautilus et Aronnax voit Nemo remettre un coffre de lingots d’or au plongeur. Le navire traverse ensuite des eaux bouillantes sous l’effet d’un volcan sous-marin. Nemo maintient une vitesse élevée.

Ils traversent le détroit de Gibraltar et se dirigent vers la baie de la Vierge, où Nemo récupère le trésor d’un naufrage de 1702. Ils partent pour une autre excursion sous-marine pour voir la cité perdue de l’Atlantide et passent du temps à l’intérieur d’un volcan éteint pendant que l’équipage extrait du charbon qui aidera à alimenter le Nautilus.

Vers le Sud

Le Nautilus continue vers le sud en direction de l’Antarctique. Aronnax est émerveillé par la beauté du monde glacé. Lorsqu’ils sont piégés par un iceberg, Nemo décide de plonger même s’il risque de manquer d’air. Son plan fonctionne. Ils déterminent qu’ils se trouvent au pôle Sud et prouvent que le pôle est une masse terrestre. Nemo plante un drapeau, revendiquant le pôle car il est le premier homme à en fouler le sol.

Plus tard, lorsque le Nautilus est à nouveau piégé par un iceberg renversé, la situation devient désastreuse. Les hommes manquent d’air. Ils travaillent tous ensemble et creusent à tour de rôle les murs de glace avec des haches. À bord du Nautilus, ils ont des vertiges et s’évanouissent faute d’oxygène. Au dernier moment, le Nautilus perce les glaces et l’air frais s’engouffre. Durant cette épreuve, Conseil et Land sauvent la vie d’Aronnax en partageant avec lui leur dernière dose d’air.

Le navire se déplace vers le nord jusqu’au Cap Horn et fonce vers les Caraïbes, où il arrive le 20 avril.

Vers le Nord

Après ces défis, Nemo devient maussade, silencieux et absent. Le Nautilus remonte la côte vers le nord, mais le temps est trop mauvais pour qu’Aronnax, Conseil et Land tentent de s’échapper. Nemo montre à Aronnax un manuscrit sur sa vie, qu’il enfermera dans un étui étanche pour être jeté à la mer par le dernier survivant du Nautilus.

Un ouragan pousse le navire plus loin. Ils repèrent un navire de guerre en approche, et qui leur tire finalement dessus. Nemo a l’intention de se venger. Le Nautilus percute le navire, le faisant couler avec tout son équipage. La scène se termine avec Nemo devant le portrait de sa femme et de ses enfants, en sanglots. Deux semaines s’écoulent pendant lesquelles Aronnax ne voit plus Nemo du tout.

Les captifs prévoient de s’échapper une nuit près des côtes norvégiennes. Alors qu’ils s’apprêtent à le faire, ils aperçoivent un maelström, une tempête tourbillonnante qui rattrape le navire. La tête d’Aronnax heurte la coque et il perd connaissance. A son réveil, il se trouve avec Conseil et Land sur une île. Ils ne savent pas ce qui est arrivé à Nemo et au Nautilus.

Vingt mille lieues sous les mers : résumé par chapitre

Partie 1

Chapitre I

L’histoire commence par des événements survenus entre l’été 1866 et le printemps 1867. L’histoire présente un phénomène mystérieux et la controverse qu’il suscite dans la communauté scientifique mondiale et dans la population en général. Les marins américains et européens rapportent avoir vu quelque chose d’énorme dans l’eau, mais personne ne sait s’il s’agit d’un animal ou d’un objet.

Il peut se déplacer à des vitesses impossibles et projeter des colonnes d’eau à 50 mètres de hauteur. Au début, l’objet/animal fait l’objet de ragots, d’humour et de spéculations. Mais lorsque deux incidents menacent les navires, le ton devient plus sérieux. Désormais, toute épave ou perte est imputée au « monstre ».

Chapitre II

Ici, le lecteur rencontre le Dr Pierre Aronnax, narrateur principal du roman et professeur adjoint au Musée d’histoire naturelle de Paris. Il réduit les explications possibles de ce que pourrait être le mystère à deux : un monstre colossal ou un énorme sous-marin. Tous les grands gouvernements rejettent l’idée du sous-marin, car la technologie d’un tel engin semble impossible.

Aronnax écrit un article dans lequel il affirme que le phénomène pourrait être un narval géant, une hypothèse qui incite la marine américaine à charger le navire l’Abraham Lincoln de poursuivre une telle créature. Quelques heures avant le départ de la frégate, Aronnax reçoit une invitation à rejoindre l’expédition.

Chapitre III

Aronnax accepte l’invitation sans hésitation, malgré son envie de rentrer en France. Il appelle son domestique Conseil et lui ordonne de préparer leurs affaires. Ils rencontrent le commandant Farragut et on leur montre leur cabine. Alors que le navire quitte New York, l’Abraham Lincoln fonce à toute vapeur dans le sombre océan Atlantique à la recherche de la mystérieuse créature qui sévit dans les mers.

Chapitre IV

Ce chapitre décrit la frégate bien armée, son équipage passionné et la présence du meilleur harponneur du monde, le Canadien Ned Land. Farragut a offert une récompense au premier homme qui apercevrait le monstre. Land et Aronnax développent une amitié en raison de leur héritage français commun. Land est le seul membre d’équipage à douter de l’existence du monstre en raison des dommages qu’il a causés aux plaques de fer du Scotia.

Chapitre V

Farragut permet à Land de monter à bord du Monroe voisin, à partir duquel il tue deux baleines. L’Abraham Lincoln passe ensuite le cap Horn et met le cap sur les mers de Chine puis le Pacifique Nord. Le 2 novembre, le capitaine promet à un équipage mécontent que s’ils ne voient pas le monstre dans trois jours, il mettra le cap sur l’Europe. Le troisième jour, Conseil et Aronnax discutent de la situation. Conseil critique l’ensemble du projet. Il pense qu’ils devraient retourner au musée pour classer leurs fossiles. Leur conversation est interrompue lorsque Land aperçoit la créature au loin.

Chapitre VI

Petit à petit, la frégate se rapproche de ce qu’Aronnax pense être un narval électrique. Le navire et le monstre zigzaguent dans les eaux toute la journée et toute la nuit. Dans le brouillard matinal, le monstre fait surface et souffle des jets de vapeur haut dans les airs. Farragut ordonne de poursuivre le monstre. Land est prêt, harpon à la main, mais la frégate ne peut pas rattraper le monstre.

L’équipage tente de tirer dessus, mais les balles rebondissent. Land lance son harpon et frappe le monstre, mais il semble que le harpon ait heurté un corps dur. Le monstre projette deux énormes trombes d’eau sur la frégate, créant un choc qui projette Aronnax par-dessus bord.

Chapitre VII

Conseil, qui a sauté à la suite de son maître, informe Aronnax que les dents du monstre ont cassé le gouvernail de l’Abraham Lincoln. Le navire ne peut donc pas faire demi-tour pour récupérer les hommes. Pour économiser de l’énergie, ils nagent à tour de rôle et se tiennent l’un contre l’autre. Désespérés et épuisés, ils voient la lune se lever et repèrent la frégate à environ huit kilomètres de là.

Ils appellent à l’aide et entendent bientôt une voix humaine répondre. Aronnax s’effondre et se réveille sur une surface dure, près de Land. Les trois hommes reposent sur le dos exposé du monstre. Lorsque Land observe que la bête est recouverte de plaques de métal, Aronnax commence à comprendre que le monstre n’est pas une créature mais un vaisseau fabriqué par l’homme. Bientôt, huit hommes masqués emmènent Aronnax, Conseil et Land dans le sous-marin.

Chapitre VIII

Aronnax, Conseil et Land sombrent dans les ténèbres et la confusion. Land est prêt à se battre, mais Aronnax et Conseil plaident pour la diplomatie et la patience.

La pièce est bientôt éclairée par une ampoule lumineuse révélant une table et cinq tabourets. La porte s’ouvre et deux hommes entrent. Ils parlent une langue inconnue. Les captifs tentent de communiquer en français, en anglais, en allemand et même en latin mais ils ne reçoivent aucune réponse. Bientôt, les ravisseurs sortent. Plus tard, un intendant apparaît avec des vêtements propres et met la table pour un repas. La nourriture servie est d’une qualité exceptionnelle, et chaque plat est gravé de la devise Mobilis in Mobili et de la lettre N. Aronnax, Conseil et Land mangent et s’endorment bientôt.

Chapitre IX

Les trois prisonniers se réveillent enfin. Aronnax suppose, en se basant sur la sensation de ne pas pouvoir respirer normalement, que le vaisseau doit remonter à la surface pour reconstituer l’air à l’intérieur comme une baleine, car il ressent une vague d’air frais immédiatement après la montée du vaisseau. Quand Land se réveille, il est affamé, mais l’intendant ne vient pas.

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Lorsque Land s’emporte, Conseil et Aronnax tentent de l’apaiser. Le steward arrive enfin avec un repas, mais Land l’attaque et tente de l’étrangler. Une voix en français ordonne à Land de se calmer et demande à Aronnax d’écouter.

Chapitre X

Nemo apparaît. Il parle bien français, alors qu’il faisait semblant de ne pas le comprendre plus tôt. Il a pris son temps pour décider comment traiter ses captifs. Nemo les considère comme des prisonniers de guerre, mais il leur propose un marché. Il leur offre une totale liberté à bord du Nautilus et cependant, ils ne doivent jamais partir. L’alternative, s’ils n’acceptent pas son offre, est d’être noyés.

Face à ce choix entre la vie et la mort, Aronnax, Conseil et Land acceptent à contrecœur de rester captifs. Nemo fait appel à un steward pour reconduire Land et Conseil dans leurs quartiers et invite Aronnax à le suivre pour une visite du Nautilus. Nemo lui montre sa bibliothèque de 12 000 volumes, sa collection d’une trentaine d’œuvres de maîtres d’art, les partitions des plus grands compositeurs du monde et une remarquable collection de spécimens marins. Ils fument des cigares à base d’algues et partagent un somptueux repas entièrement composé de produits de la mer.

Chapitre XI

Nemo explique tous les instruments et machines du Nautilus et leur fonctionnement. L’électricité fait fonctionner les moteurs, les lumières, les horloges, la cuisine et l’eau potable. Toute cette électricité est alimentée par des minéraux provenant de l’eau de mer.

Aronnax, étonné, a bien des questions, et Nemo promet d’y répondre.

Chapitre XII

Némo explique comment le sous-marin coule et remonte grâce à ses réservoirs d’eau, pompés par de puissants moteurs électriques. Le Nautilus peut être dirigé verticalement et horizontalement, et un puissant réflecteur éclaire l’océan. Nemo a créé sa construction avec des pièces provenant de nombreux pays assemblées sur une île déserte par des ouvriers qualifiés. Il indique également que le chantier de construction a été incendié pour éliminer toute trace.

Chapitre XIII

Nemo emmène Aronnax jusqu’à la plateforme du navire après sa remontée pour déterminer leur emplacement exact, près des côtes du Japon.

Lorsque les lumières s’éteignent à l’intérieur du sous-marin, des panneaux s’ouvrent pour révéler des fenêtres qui rendent visible la mer transparente et sa vie abondante. Aronnax est subjugué par la beauté naturelle de la vie marine et les trois prisonniers contemplent ce spectacle tout l’après-midi. Plus tard, ils retournent dans leurs cabines pour dîner et s’endormir.

Chapitre XIV

Du 6 au 19 novembre, aucune trace du capitaine.

Aronnax trouve finalement sur son bureau un mot l’invitant à participer à une partie de chasse sur l’île de Crespo le lendemain. Ils chasseront sous l’eau tout en portant des combinaisons dotées de lumières. Ils utiliseront des armes spéciales qui consomment peu d’énergie mais tuent tout animal au contact. Comme toujours, Aronnax est étonné de ces innovations et suit Nemo, accompagné de Land et Conseil, pour s’équiper.

Chapitre XV

Ils enfilent leurs casques métalliques, et les hommes sortent en toute sécurité au fond de l’océan. Aronnax décrit le fond marin avec ses rochers, ses couleurs, ses coquillages et ses plantes. Ils marchent, suivant les gestes de Nemo, jusqu’à l’île de Crespo.

Chapitre XVI

Après une longue marche, les hommes atteignent la forêt sous-marine, remplie de grands arbres immobiles qui poussent tout droit vers le haut. Sous les arbres se trouvent des arbustes marins avec des poissons. Après une autre longue marche, les hommes s’assoupissent et font une sieste. A leur réveil, Aronnax se retrouve face à une terrifiante araignée de mer géante, que Nemo tue avec son fusil.

Les hommes continuent d’avancer plus loin dans l’obscurité. Après plusieurs heures, ils atteignent le fond de l’île et font demi-tour. Dans des eaux peu profondes, l’un des hommes de Némo tire sur un albatros volant au-dessus de la surface. A l’approche du Nautilus, Nemo et son compagnon jettent Aronnax et Conseil à terre pour les protéger de deux gros requins.

Chapitre XVII

Le Nautilus continue sa route pendant plusieurs jours, traversant le tropique du Cancer et l’équateur le 1er décembre. Le matin après leur chasse en forêt, Aronnax se rend sur la plate-forme, où il aperçoit Nemo. Il observe les membres de l’équipage qui remontent les filets.

Une grande partie de ce chapitre décrit une myriade de types de poissons, témoignage de l’expertise et des intérêts de l’auteur. Un jour, ils observent un navire coulé depuis seulement quelques heures, avec des cadavres liés par des cordes. À l’approche des requins, le spectacle macabre hante les spectateurs.

Chapitre XVIII

Après plusieurs jours d’absence et le passage de Noël, Nemo apparaît et annonce qu’ils ont atteint Vanikoro. Nemo prétend avoir retrouvé un navire échoué et il montre à Aronnax une boîte en fer blanc pour corroborer son histoire. A l’intérieur se trouve une liasse de papiers signés de Louis XVI. Nemo espère que lui et son équipage en profiteront un jour.

Chapitre XIX

Le chapitre commence avec le jour du Nouvel An. Conseil se demande s’ils retourneront un jour chez eux, mais admet également que, sur le Nautilus, ils ont vu des merveilles au-delà de toute croyance. Le Nautilus continue jusqu’au détroit de Torres, au nord de l’Australie. Le temps est rude et le Nautilus s’échoue.

Si le navire n’est pas endommagé, il est coincé. Nemo compte attendre quelques jours les marées hautes de la pleine lune pour libérer le navire. Land et Conseil convainquent Aronnax de demander à Nemo l’autorisation de sortir à terre pendant ce temps. Nemo consent étonnamment.

Chapitre XX

Aronnax, Conseil et Land sont heureux de passer du temps sur la terre ferme. Pendant leur séjour sur l’île, ils discutent de cannibalisme après que Land ait admis à quel point il avait faim de viande fraîche. Le premier jour, ils cueillent et mangent des fruits, des noix de coco, des bananes, mais pas de viande. Ils retournent au Nautilus et déchargent la nourriture, mais ils ne voient personne.

Le lendemain matin, ils retournent sur l’île. Ils voient de nombreuses espèces d’oiseaux tropicaux, y compris des oiseaux de paradis. Ils en chassent, en tuent et en cuisinent plusieurs. Enfin, dans l’après-midi, Land tire sur un porc puis sur plusieurs petits kangourous. Les trois hommes se rassemblent sur le rivage et préparent un repas.

Chapitre XXI

Les hommes se retrouvent face à face avec les Papous et se replient sur le Nautilus. Quand Aronnax parle à Nemo des indigènes, le capitaine ne s’en soucie pas. Le lendemain matin, Aronnax se rend à la plateforme et observe des centaines d’indigènes rassemblés sur le rivage. Il décrit leurs différentes apparences et costumes. Le lendemain, lorsque Nemo ouvre les écoutilles, des indigènes prennent d’assaut le navire et tentent de pénétrer à l’intérieur. Cependant, Nemo a astucieusement installé un câble électrifié dans les escaliers afin que quiconque le touche soit électrocuté.

Les Papous battent en retraite. La marée pousse le Nautilus vers la mer exactement comme Nemo l’avait prévu. Et le navire continue son voyage.

Chapitre XXII

Le Nautilus continue à toute vitesse vers l’océan Indien, et Aronnax se demande où va Nemo. Le 16 janvier, le navire flotte calmement dans les eaux pendant que l’équipage effectue des réparations mineures. Cependant, Aronnax se rend compte qu’ils se trouvent dans un lit phosphorescent éblouissant dans lequel il peut observer la vie marine illuminée naturellement.

Deux jours plus tard, Aronnax observe Nemo et son lieutenant sur la plate-forme, en train de regarder l’horizon à travers une lunette. Ils semblent agités. Lorsque Aronnax récupère son propre télescope et regarde à son tour, Nemo le retire avec colère et ordonne que les trois prisonniers soient confinés dans leurs cabines. Aronnax, Conseil et Land obéissent et prennent leur petit-déjeuner mais se rendent vite compte que la nourriture contient une substance somnifère qui les plonge directement dans un sommeil profond.

Chapitre XXIII

Ce chapitre constitue le final de la première partie. Nemo vient solennellement à Aronnax et lui demande s’il est médecin. Quand Aronnax répond que oui, Nemo l’emmène chez un membre d’équipage qui a été mortellement blessé. Le crâne est brisé et le cerveau partiellement exposé. Nemo évite de dire à Aronnax ce qu’il s’est passé, mais Aronnax soupçonne que la blessure à la tête est liée aux événements de la veille.

L’homme meurt. Le lendemain, Aronnax, Conseil et Land acceptent de repartir pour une nouvelle excursion au fond des océans. Après des heures de marche, ils atteignent un royaume de coraux merveilleux. Les membres de l’équipage creusent une tombe, enterrent leur camarade et organisent des funérailles en son honneur.

Partie 2

Chapitre I

La deuxième partie commence par les réflexions d’Aronnax sur Nemo. Nemo est-il simplement un savant méprisant, ou ses motivations sont-elles plutôt des représailles ? Depuis la plateforme, Aronnax observe la mer, ses oiseaux, ses poissons et leur abondante variété. Nous sommes fin janvier et le Nautilus file à toute vitesse dans l’océan Indien.

En traversant l’équateur le 26 janvier, ils croisent un grand groupe de requins, puis des cadavres flottant du Gange jusqu’à la mer. Le 27 janvier, ils observent des aurores boréales.

Chapitre II

Nemo propose une expédition aux pêcheries de perles de Ceylan. Nemo prévient qu’ils vont probablement rencontrer des requins, ce qui effraie Aronnax qui accepte quand même d’y aller. Conseil et Land acceptent de les accompagner.

Chapitre III

L’expédition pour la récolte des perles commence à 4 heures du matin. Les quatre hommes, Nemo, Aronnax, Conseil et Land, montent dans la barque qui s’approche du banc de perles au lever du soleil. Ils enfilent leurs lourdes combinaisons de plongée et leurs casques, mais Nemo explique qu’ils n’auront pas besoin de leurs lanternes car ils ne plongeront pas profondément. Ils porteront des poignards au lieu de fusils, et Land apporte son harpon.

A 7 heures du matin, ils atteignent les parcs à huîtres et suivent Nemo jusqu’à une grotte profonde où il leur montre une huître géante. Avec son poignard, Nemo ouvre la coquille pour révéler une perle de la taille d’une noix de coco.

Chapitre IV

Ce chapitre emmène le Nautilus au-delà du pays d’Oman et dans les détroits étroits de la mer Rouge. Nous sommes le 8 février. Les hommes observent les coraux brillants, les éponges, les mollusques, les poissons et les rochers de la côte africaine.

Nemo et Aronnax discutent des dangers de la mer Rouge, et Aronnax commente que les peuples du passé n’avaient pas de navire comme le Nautilus.

Nemo décrit la vision des anciens sur ces mers et leur valeur commerciale pour relier les différentes parties du monde. Quand Nemo suggère qu’ils seront en Méditerranée dans deux jours, Aronnax pense que c’est impossible. Le canal de Suez n’est pas encore construit et le chemin vers la Méditerranée est long. Nemo répond qu’il existe un passage souterrain qu’il a nommé « le tunnel arabe ».

Chapitre V

Le Nautilus flotte sur la mer Rouge. Land et Aronnax aperçoivent un dugong, un animal ressemblant à un lamantin, que Land veut harponner. Nemo accorde la permission mais prévient que les dugongs se retournent parfois contre leurs assaillants. Land ne doit pas le manquer. Il jette son harpon sur le dugong mais ne fait que le blesser.

L’énorme animal plonge et ils se lancent à sa poursuite. Le dugong fait presque chavirer le petit bateau dans lequel Land monte, mais Land lui inflige une blessure mortelle au cœur.

Le Nautilus continue vers Suez, et les hommes se préparent à traverser le tunnel, dirigés par Nemo. Le courant est rapide et les parois du tunnel sont proches. La mer rugit à mesure qu’ils avancent. Le cœur d’Aronnax bat vite. En moins de vingt minutes, le Nautilus franchit le tunnel et entre dans la Méditerranée.

Chapitre VI

Maintenant qu’ils sont de retour en Méditerranée, Land veut s’échapper, mais Aronnax n’éprouve aucune envie de quitter Nemo et le voyage. Land et Aronnax conviennent que Land doit profiter d’une opportunité favorable, s’ils sont au-dessus de l’eau et proches du rivage. Aronnax prédit que Nemo ne leur donnera jamais cette chance. Mais que si Nemo le faisait, lui et Conseil le suivraient.

Nous sommes à la mi-février alors que le Nautilus s’approche de l’île de Crète. Une nuit, Aronnax et Nemo sont ensemble au salon et Nemo ouvre les panneaux. Alors qu’ils observent la vie marine, un plongeur apparaît juste à l’extérieur du Nautilus. Nemo ouvre un coffre en fer, remplit un coffre-fort de lingots d’or et écrit une adresse sur le couvercle.

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Quatre hommes portent le coffre hors du salon et Nemo souhaite bonne nuit à Aronnax sans aucune explication sur ce qu’il vient de se passer. Le lendemain, Aronnax travaille sur ses notes lorsque la chaleur monte de façon spectaculaire. Nemo lui explique qu’ils traversent des eaux bouillantes provoquées par un volcan sous-marin. La mer devient rouge, la chaleur est presque insupportable. Sur ordre de Nemo, le Nautilus quitte la zone et fait bientôt surface, laissant derrière lui les îles grecques.

Chapitre VII

Aronnax comprend que Nemo se sent mal à l’aise dans cette mer entre l’Europe et l’Afrique et qu’il a perdu son assurance. Le navire ne fait surface que lorsque cela est nécessaire et se déplace à une vitesse trop rapide pour que Land puisse tenter de s’échapper. Nous sommes le 18 février et le Nautilus se trouve à l’entrée du détroit de Gibraltar. Ils naviguent dans le courant sous-jacent jusqu’à l’océan Atlantique.

Chapitre VIII

Les tensions montent lorsque Land annonce son projet de fuite alors que le Nautilus s’éloigne à seulement quelques kilomètres des côtes espagnoles. Il a approvisionné et préparé un canoë. Aronnax essaie de faire valoir que la mer est agitée, mais Land dit qu’ils doivent prendre le risque, rappelant à Aronnax qu’il a donné sa parole de le suivre.

Aronnax se sent désemparé à l’idée de quitter le Nautilus et de bouleverser Nemo.

Chapitre IX

Le projet de fuite est abandonné. Land espère avoir une autre opportunité, mais les deux hommes découvrent bientôt que le Nautilus se dirige vers le large. Encore une fois, Land est déçu, mais Aronnax ne l’est pas. Nemo propose à Aronnax de l’accompagner dans une expédition nocturne sans Conseil, et Aronnax accepte.

Les deux hommes marchent dans l’obscurité vers un feu rouge sur environ trois kilomètres. Ils atteignent un bosquet d’arbres morts et commencent à grimper. Ils atteignent une plate-forme où sont empilées des pierres. Aronnax se rend compte que la montagne qu’ils gravissent est un volcan, émettant toujours de la lave. Nemo écrit le mot Atlantide sur un rocher avec un morceau de craie, et tout prend son sens : la ville, l’architecture, les colonnes, l’aqueduc. Les deux hommes contemplent la scène tandis que la lune se lève, jetant une lueur inquiétante sur les ruines de la cité perdue. Ils retournent au Nautilus au lever du soleil.

Chapitre X

Aronnax observe le passage du Nautilus, notant les poissons et la géographie tout au long du chemin, puis s’endort. A son réveil, le Nautilus flotte, mais tout est sombre et Aronnax est confus. Nemo explique qu’ils se trouvent à l’intérieur d’un volcan éteint, flottant sur un lac à l’intérieur. Son équipage extrait du charbon des parois du volcan qui sera utilisé pour produire l’électricité dont ils ont besoin. Ils n’y resteront qu’une journée.

Tandis qu’Aronnax, Conseil et Land gravissent les parois intérieures du volcan, les rochers cèdent la place aux arbustes et aux plantes terrestres. Land repère une ruche et récolte du miel. Il jette également des pierres sur les oiseaux et en tue un.

Chapitre XI

Le 22 février, le Nautilus traverse la mer des Sargasses, un lac sous-marin où se rencontrent des courants. Pendant dix-neuf jours, jusqu’au 12 mars, le Nautilus traverse l’Atlantique à vitesse constante. Pendant ce temps, Aronnax se demande si Nemo les relâchera un jour. Il n’y a certainement aucun moyen de s’échapper tant qu’ils sont ici.

Aronnax voit peu de Nemo. Ils ont parcouru environ 13,000 lieues depuis qu’ils ont quitté le Pacifique. Nemo ordonne au vaisseau de descendre à une grande profondeur, où Aronnax observe les parties inhabitées de l’océan.

Chapitre XII

Land perd patience face à sa captivité. Lorsqu’il aperçoit plusieurs baleines, il est envahi par l’envie de chasser. Lorsque Land demande la permission à Nemo, le capitaine refuse, affirmant que cela serait inutile puisqu’ils n’ont pas besoin d’huile de baleine.

Mais un groupe de cachalots approche et un carnage commence. Land accuse le capitaine d’être un boucher, mais Nemo défend ses actes. Une baleine tuée flotte dans l’eau. Deux équipiers en tirent des tonnes de lait et Nemo propose à boire à Aronnax. C’est délicieux.

Chapitre XIII

Le Nautilus poursuit sa route vers le sud. Aronnax est étonné par la beauté des îles de glace. Il fait extrêmement froid et la lumière du jour diminue à la mi-mars. Après quelques jours, ils rencontrent un énorme iceberg sans aucun moyen de le contourner. De plus, la glace gèle derrière eux, de sorte que le navire semble pris.

Nemo affirme que le Nautilus peut avancer sous l’iceberg, même s’il risque de manquer d’air. Ils estiment qu’il faudra quarante heures pour traverser le pôle et descendre. A plusieurs reprises, alors qu’ils commencent à monter, ils heurtent le fond de l’iceberg, et Aronnax commence à s’inquiéter. Il dort par intermittence, mais lorsqu’il se réveille, la glace s’est amincie.

Le 19 mars, à six heures du matin, la mer est ouverte.

Chapitre XIV

Nemo, Aronnax, Conseil et deux autres partent vers une île au pôle Sud. Aronnax laisse Nemo être le premier à sortir du bateau, le premier humain à poser le pied sur ces terres. Aronnax étudie les plantes, les lichens, les oiseaux et les phoques.

Il neige pendant deux jours. Aronnax admire les morses et ils retournent au Nautilus. Ils n’ont que quelques heures pour voir le soleil et mesurer leur position avant l’équinoxe. Le 21 mars, les hommes repartent. Ils gravissent un sommet et le brouillard se dissipe. Nemo revendique le pôle Sud comme sien et déploie un drapeau noir portant un N doré. Six mois d’obscurité commencent alors.

Chapitre XV

En pleine nuit, Aronnax est réveillé par un choc. Tout le monde se rend vite compte que le Nautilus a heurté les glaces et repose sur tribord, immobile. Nemo révèle qu’un iceberg s’est retourné et qu’un des blocs a heurté leur navire. Les pompes en marche, ils se redressent, mais sont toujours coincés entre des blocs de glace.

De nouveau, la nuit suivante, le navire heurte les glaces. Aronnax demande à Conseil et Land de rester avec lui. Lorsqu’ils ressentent un nouveau choc, Nemo confirme que leur route est barrée dans toutes les directions.

Chapitre XVI

La situation s’intensifie. Le navire et tous ceux qui se trouvent à bord sont prisonniers des glaces. Le Nautilus est sous l’eau depuis trente-six heures et n’a plus que quarante-huit heures d’air dans ses réservoirs. La seule issue est que l’équipage creuse le mur de glace dans ses combinaisons de plongée. Même Land se porte volontaire pour aider, car chacun se rend compte que sa mort est imminente s’il échoue.

Les hommes travaillent dur par équipes alors que l’air à l’intérieur du Nautilus se raréfie. Aronnax panique lorsqu’il apprend qu’il ne leur reste plus qu’un jour d’air. L’équipe continue de creuser à tour de rôle. Leurs combinaisons offraient plus d’oxygène qu’à l’intérieur du sous-marin. À l’intérieur du navire, ils ressentent des symptômes de manque d’oxygène.

Il ne reste que deux mètres entre le Nautilus et la surface, et l’équipage est étourdi. Nemo décide de tenter de percer avec la force du sous-marin lui-même. Il plonge d’abord puis remonte avec force. Pendant ce temps, Aronnax s’évanouit, mais Conseil et Land lui donnent les dernières gouttes d’air de leur appareil respiratoire.

Le Nautilus perce la glace à la dernière minute et l’air s’y engouffre.

Chapitre XVII

Aronnax remercie ses amis de lui avoir sauvé la vie et dit qu’il leur sera à jamais redevable. Ils parlent d’évasion et se demandent si Nemo mettra le cap sur l’Atlantique ou sur l’Océan Pacifique.

Le 31 mars, ils sont au Cap Horn. Encore une fois, Aronnax aime observer et cataloguer la faune et la flore alors qu’ils se dirigent vers l’Atlantique. Nemo est absent alors que le Nautilus fonce vers le nord, trop loin du rivage pour qu’ils puissent planifier une évasion. Ils passent l’embouchure du fleuve Amazone et l’équateur.

Chapitre XVIII

Le Nautilus fait route vers les Caraïbes le 20 avril. Nemo apparaît et explique qu’un des calmars s’est emmêlé dans les pales du moteur et qu’ils doivent le déloger avec des hachettes et le harpon de Land.

Lorsqu’un tentacule attrape un membre de l’équipage, Nemo le coupe avec une hache et le calmar éjecte un jet d’encre noire qui aveugle les hommes. Un combat entre les hommes et des calamars s’ensuit, au cours duquel Nemo perd un membre de son équipage.

Chapitre XIX

Nemo reste maussade et absent. Le Nautilus flotte sans mouvement jusqu’au 1er mai, date à laquelle le navire reprend sa route vers le nord. Ils suivent le Gulf Stream, avec sa phosphorescence et ses beaux poissons. Ils se trouvent à proximité d’îles, mais le temps est trop rude pour s’échapper.

À contrecœur, Aronnax se rend à la cabine de Nemo, où Nemo lui montre un manuscrit, écrit par lui, qui contient l’histoire de sa vie. Il sera enfermé dans un étui étanche et jeté à la mer par le dernier survivant du Nautilus. Nemo refuse catégoriquement de libérer les trois hommes et ordonne qu’ils ne discutent plus jamais du sujet. Aronnax informe les autres de la décision de Nemo.

Un ouragan approche et frappe le 13 mai. Nemo reste à la surface. Il s’attache à la plateforme alors que le vent et les vagues font rage. A minuit, lorsque la tempête s’est calmée, il retourne à l’intérieur du sous-marin et ordonne que le navire descende sous les eaux agitées.

Chapitre XX

À la grande déception de Land, la tempête a emporté le Nautilus loin de New York. Le 15 mai, le navire navigue près de Terre-Neuve. Les hommes repèrent le câble électrique que les ingénieurs ont construit pour relayer les télégrammes de l’Europe vers l’Amérique du Nord.

Ils approchent des îles britanniques. Le Nautilus descend et repose au fond de l’océan à côté d’une épave. Nemo raconte l’histoire du malheureux navire, le Marseillais, qui s’est battu vaillamment. Face à une défaite certaine, le capitaine a ordonné de le couler avec tous ses hommes le 13 juin 1794, soit exactement soixante-quatorze ans auparavant.

Chapitre XXI

Aronnax se rend compte que Nemo est motivé par une haine monstrueuse et sublime, que le temps ne pourra jamais affaiblir. Aronnax voit ce sentiment se manifester dans la façon dont Nemo regarde et parle.

Le Nautilus fait surface et Land repère un navire de guerre en approche. Aronnax suppose que le navire recherche ce que tout le monde sait désormais être un sous-marin. Land veut s’échapper et agite un mouchoir en guise de signal, mais un Nemo en colère apparaît et l’arrête net. Nemo déploie son drapeau noir tandis que le Nautilus tire.

Ils regardent le navire couler et exploser, et l’équipage mourir dans l’eau. Nemo, rempli de haine, se rend dans sa chambre, regarde le portrait de la femme et des enfants et sanglote.

Chapitre XXII

Aronnax est hanté par la scène dont il vient d’être témoin. Le Nautilus continue sa route à travers la Manche et vers le nord. Ni Nemo ni son équipage n’apparaissent. Les horloges se sont arrêtées. La terre est désolée et silencieuse. Le navire est presque toujours sous l’eau.

Deux semaines passent. Une nuit, Land leur propose de fuir le soir même à dix heures, et Aronnax accepte. Anxieux mais résolu, Aronnax attend dans sa chambre l’heure dite, repensant à tout le voyage sur le Nautilus. Alors que le moment approche, Aronnax entend Nemo jouer de son orgue et craint de le rencontrer. Lorsque Aronnax, Conseil et Land se retrouvent sur la plate-forme pour s’échapper, ils entendent un bruit épouvantable.

C’est le maelström des côtes norvégiennes. Le capitaine y a dirigé le navire, volontairement ou involontairement. Alors que le navire tourbillonne dans la tempête, Land leur dit de s’accrocher au Nautilus. La tête d’Aronnax heurte le métal, et il perd connaissance.

Chapitre XXIII

Aronnax, Conseil et Land sont dans une cabane sur les îles Lofoten en Norvège. Ils ne savent pas ce qui est arrivé au Nautilus ou à Nemo. En dix mois, ils ont parcouru 20 000 lieues. Aronnax possède son manuscrit pour attester des merveilles et des horreurs dont ils furent témoins.

 

Vingt mille lieues sous les mers : Les personnages

Pierre Aronnax

Un biologiste français, professeur adjoint au Musée d’histoire naturelle de Paris. Sommité en matière de vie marine, Aronnax fait des recherches aux États-Unis lorsqu’il reçoit l’invitation à participer à une expédition à bord de l’Abraham Lincoln à la recherche d’un monstre marin menaçant les navires océaniques. Aronnax est très intelligent, curieux et bien éduqué. Il apprécie l’opportunité d’observer les océans et leur vie partout dans le monde.

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Capitaine Némo

Personnage énigmatique, Nemo est inventeur, ingénieur et capitaine du Nautilus. Habituellement, il est confiant et autoritaire, mais Nemo cède aux accès de solitude. Il est gentil avec son équipage, mais il prétend s’être complètement séparé de l’humanité.

Land

Un aventurier classique qui adore naviguer sur les mers. Land peut être colérique et violent s’il est défié ou insulté. Des trois amis, Aronnax, Conseil et Land, Land est le plus résistant à la captivité et le mal du pays. C’est lui qui planifie et dirige l’évasion du Nautilus.

Conseil

Serviteur et assistant d’Aronnax. Conseil est si fidèle qu’il est prêt à risquer sa vie pour lui. Il a voyagé partout dans le monde avec Aronnax et connaît bien les espèces et habitats océaniques. Des trois captifs, Conseil est le plus patient et optimiste. Il a aussi un bon sens de l’humour.

Commandant Farragut

Le capitaine de l’Abraham Lincoln, le navire de la marine américaine dont la mission est de poursuivre le « monstre » qui menace les navires en mer. Farragut pense que le monstre est une créature marine.

Thèmes

L’exploration sous-marine comme exploration de soi

Au premier abord, Vingt mille lieues sous les mers est un roman sur l’exploration sous-marine. Mais c’est bien plus que cela. Alors que les hommes du Nautilus explorent les océans du monde, ils explorent également leurs peurs, leurs émotions, leurs objectifs et leurs problèmes personnels.

Aronnax est passionné par les curiosités du monde sous-marin. Cependant, il explore également sa relation avec les autres hommes du Nautilus et ce que signifie être un ami et un camarade. En fin de compte, Aronnax choisit ses compagnons captifs, Conseil et Land, plutôt que Nemo malgré l’engouement d’Aronnax pour l’étrange Nemo. Aronnax choisit la société plutôt que l’enchantement.

Land comprend mieux sa relation avec la terre au fur et à mesure que le roman progresse. Ce paysage marin n’est pas sa maison, et Land devient de plus en plus mal à l’aise à mesure que les chapitres avancent.

Plus important encore, il semble que Nemo se soit rendu dans les profondeurs océaniques pour accepter son histoire personnelle. La solitude et l’autonomie du Nautilus lui procurent la séparation et le calme dont il a besoin. Mais son isolement n’est pas complet. Il interagit toujours avec les autres vaisseaux, parfois de manière agressive. Peu importe à quelle profondeur Nemo plonge, il ne peut pas se cacher de sa réalité ni guérir sa colère et sa douleur.

Éviter la civilisation et la résistance politique

Le capitaine Nemo a rompu presque tous les liens avec la civilisation et s’est physiquement séparé du monde des humains. Il ne dépend de personne d’autre que de lui-même et de son équipage. Hormis cette douzaine d’hommes, dont le nombre est réduit de deux au cours du roman, Nemo n’interagit pas avec les autres, jusqu’à l’apparition des trois captifs, Aronnax, Conseil et Land.

Bien qu’Aronnax ne comprenne jamais pleinement les raisons de l’isolement que Nemo s’est imposé, il y a des indices tout au long du roman. Nemo s’identifie au nom du navire coulé, le Marseillais, et crie plus tard qu’il est à la fois l’opprimé et l’oppresseur. À plusieurs reprises, il sympathise avec les autochtones opprimés.

Lorsqu’il coule le navire de guerre à la fin, Nemo est motivé par une vengeance politique et personnelle. Dans les histoires qu’il raconte sur les naufrages, Nemo sympathise toujours les vaincus qui se battent vaillamment mais choisissent parfois l’autodestruction plutôt que la reddition. Pour Nemo, vivre sur le Nautilus est à la fois un choix personnel et politique.

Le résultat de la haine et de la vengeance

Nemo est un personnage secret. Les lecteurs souhaiteraient peut-être voir le manuscrit sur l’histoire de sa vie.

Aronnax et les lecteurs doivent rassembler des indices sur la vie de Nemo qui sont partagés, parfois par inadvertance. Nemo semble avoir une énorme rancune contre un gouvernement, un pays, une personne ou un pouvoir politique sur lequel il cherche à se venger. Dans les dernières pages du roman, Aronnax parle à plusieurs reprises de la haine qu’il observe dans le visage et dans les actes de Nemo.

Nemo lui-même déclare : « Tout ce que je déteste est là ! » quand il regarde le navire de guerre approcher. Aussi isolé qu’il soit, il ne peut échapper à cette haine et à ce besoin de vengeance. La haine de Nemo le ronge. Cela le rend triste et en colère. Cette haine est à l’origine de la mélancolie que Nemo tente de traiter lorsqu’il joue de son orgue.

L’orgue de Némo

Jouer de l’orgue est l’une des rares activités qui procure du plaisir à Nemo. Dans la première partie, Aronnax trouve Nemo penché sur son orgue et plongé dans une extase musicale, absorbé au point de ne plus entendre Aronnax entrer ni parler. Nemo peut se perdre dans la musique et atteindre un état de transe.

Dans la deuxième partie, le capitaine est au milieu d’une de ses phases d’isolement lorsqu’Aronnax entend les sons mélancoliques de son orgue, au milieu de la plus profonde obscurité. A la fin du roman, Aronnax entend encore les sons lointains de l’orgue et encore une fois, Nemo est entièrement absorbé. Le symbole est important car il donne un aperçu de l’âme de Nemo.

L’orgue est un attachement important à sa vie antérieure. Celui-ci et les partitions qui y sont posées élèvent son âme torturée dans un autre royaume où les pensées et les sentiments sont exprimés sous forme de tonalités musicales. L’orgue de Nemo représente la partie de lui-même qu’il garde cachée. Il ne joue que la nuit, lorsqu’il est seul dans sa chambre. Et le son rappelle les chants des baleines.

Questions & réponses sur Vingt mille lieues sous les mers

Quelle est l’attitude affichée par le capitaine Nemo concernant sa vision générale du monde ?

Le Capitaine Nemo a une vision très cynique du monde. Mais en même temps, il peut être à la fois bon et mauvais, car on ne sait pas s’il sait ce qu’il fait. Il déteste l’humanité pour sa cruauté et sa cupidité. Il estime qu’aucune nation n’est meilleure qu’une autre, car elles sont toutes coupables de crimes de guerre.

Où se déroule l’histoire de « Vingt Mille Lieues sous les Mers » ?

L’histoire se déroule principalement sous les mers, à bord du sous-marin Nautilus, qui parcourt les océans du monde.

Qui est le capitaine Nemo ?

Le capitaine Nemo est un personnage énigmatique et mystérieux qui commande le sous-marin Nautilus. Son véritable nom et son passé demeurent inconnus, mais il est passionné par l’océan et la vie sous-marine.

Quelles créatures marines rencontrent les personnages principaux lors de leurs aventures sous-marines ?

Les personnages rencontrent une variété de créatures marines, notamment des requins, des baleines, des poulpes géants, des poissons exotiques et d’autres espèces sous-marines fascinantes.

Quelle est la signification du titre « Vingt Mille Lieues sous les Mers » ?

Le titre fait référence à la distance totale parcourue par le sous-marin Nautilus au cours de l’histoire, et non à la profondeur sous-marine. Une « lieue » était une ancienne unité de mesure de la distance. Vingt mille lieues correspondent à une distance de près de 96 000 kilomètres parcourue par le sous-marin Nautilus.

Quelles sont les thèmes principaux du livre ?

Les thèmes principaux du livre incluent l’exploration, l’aventure, la fascination pour la mer et ses mystères, la nature, la technologie, l’isolement et la rédemption.

Quelle est la date de publication de « Vingt Mille Lieues sous les Mers » ?

Le livre a été publié pour la première fois en 1870 en France.

Quel impact a eu le livre sur la littérature et la culture populaire ?

« Vingt Mille Lieues sous les Mers » a eu un impact significatif sur la littérature d’aventure et de science-fiction, et il a contribué à populariser l’idée des voyages sous-marins. Le personnage du capitaine Nemo est devenu emblématique.

Quel est le but du capitaine Nemo en voyageant sous les mers ?

Le capitaine Nemo a choisi de vivre sous les mers pour échapper à la civilisation terrestre, qu’il considère comme corrompue. Il explore les océans pour découvrir leur beauté naturelle tout en évitant la société.

Qui est le narrateur de l’histoire ?

Le professeur Pierre Aronnax est le narrateur de l’histoire. Il raconte les événements de son point de vue personnel, en tant que prisonnier du capitaine Nemo.

Comment se termine le livre « Vingt Mille Lieues sous les Mers » ?

Le livre se termine de manière ambiguë. Le Nautilus entre dans un tourbillon sous-marin. Le sort des personnages principaux, en particulier celui du capitaine Nemo, reste incertain.

Y a-t-il des suites ou des œuvres connexes à « Vingt Mille Lieues sous les Mers » ?

Jules Verne n’a pas écrit de suite directe, mais il a créé un autre roman mettant en scène le capitaine Nemo, intitulé « L’Île mystérieuse ». Ce livre continue l’histoire du personnage.

Quelle est la contribution de ce livre à la science-fiction ?

Le livre est souvent considéré comme l’un des premiers exemples de science-fiction maritime. Il a contribué à populariser le genre de la science-fiction et a influencé de nombreux écrivains ultérieurs.

Quelles sont les influences littéraires de Jules Verne pour l’écriture de ce livre ?

Jules Verne s’est inspiré des récits de voyages et des découvertes scientifiques de son époque, ainsi que des œuvres de science-fiction comme « Frankenstein » de Mary Shelley.

Le sous-marin Nautilus décrit dans le livre est-il basé sur une technologie réelle de l’époque ?

Non, le sous-marin Nautilus est une création de fiction de Jules Verne. À l’époque de l’écriture du livre, les sous-marins tels que le Nautilus n’existaient pas.

Quel rôle jouent les personnages de Conseil et Ned Land dans l’histoire ?

Conseil est l’assistant du professeur Aronnax, et Ned Land est un harponneur. Ils sont tous deux capturés avec le professeur et deviennent des personnages clés de l’histoire en explorant les fonds marins avec le capitaine Nemo.

Quel rôle joue la science marine dans le livre ?

La science marine est un élément clé du livre. Le professeur Aronnax est un scientifique spécialisé dans ce domaine. Les descriptions détaillées des créatures marines et des phénomènes sous-marins montrent l’approche scientifique de Jules Verne.

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A propos de l’auteur
Lauriane

En tant que spécialiste de la littérature Européenne, j'ai toujours été intéressée par les différentes façons dont les écrivains de différentes cultures abordent leur travail. Je suis née en France, et mes parents étaient tous deux enseignants. J'ai grandi dans un foyer rempli de livres, et mon amour pour la littérature s'est développé très tôt.

J'ai étudié l'anglais à l'université et, une fois diplômée, j'ai déménagé à Londres pour poursuivre ma passion pour l'écriture. Je vis maintenant Nice depuis plus de dix ans, et mon travail a été publié au sein de plusieurs sites Web, magazines et revues spécialisées.

J'ai bien évidemment étudié en profondeur tous les classiques de la littérature espagnole, française, anglaise. Mais ce que j'aime vraiment, c'est explorer le travail d'écrivains contemporains issus de cultures et de milieux différents. À mon avis, il n'y a pas une seule "bonne" façon d'écrire de la littérature. Chaque écrivain a sa propre voix unique, et c'est cette diversité qui rend la littérature si intéressante.

Je crois que chaque personne a une histoire à raconter, et c'est pourquoi je pense qu'il est important d'en parler. C'est ainsi que je m'intéresse particulièrement à la manière dont ils sont influencés par leur milieu culturel. Je crois que la littérature peut être un outil puissant pour comprendre le monde qui nous entoure, et je m'efforce d'apporter cette compréhension à mes lecteurs.

Je suis toujours à la recherche d'écrivains nouveaux et passionnants à lire, et j'espère que mes articles et résumés de livres vous feront découvrir quelques-uns des meilleurs ouvrages contemporains du monde entier. Merci de vous joindre à moi dans ce voyage littéraire !