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Résumé du livre « Le monde de Sophie » de Jostein Gaarder

Le monde de Sophie fait partie de ces romans qui ont marqué les lecteurs. À travers l’histoire de deux jeunes filles (Sophie et Hilde), l’auteur Jostein Gaarder nous donne un aperçu complet et détaillé de l’histoire de la philosophie.

Au-delà des connaissances théoriques apportées, comme l’ont fait des ouvrages tels que L’Alchimiste de Paulo Coelho, Le monde de Sophie nous laisse de nombreuses leçons et réflexions. Avec un brillant mélange de littérature, de philosophie et de psychologie, Gaarder nous présente un ouvrage unique.

 

Le monde de Sophie : résumé général

Sophie est une jeune fille d’à peine 14 ans. Un jour, elle commence à recevoir des lettres d’un professeur dont elle découvre bientôt qu’il s’agit d’Albert Knox. Dans chacune de ces lettres, qui se transforment plus tard en rencontres directes, Sophie apprend tout sur les différents courants philosophiques de l’histoire.

Des mythes de l’Antiquité, de Platon et d’Aristote à l’existentialisme de Sartre et au féminisme de Simone de Beauvoir en passant par Saint Augustin, Descartes, Hume et Marx, la protagoniste affine ainsi son raisonnement.

Grâce à ce voyage qu’elle partage avec son professeur, Sophie commence à tout remettre en question et parvient à répondre aux questions sur sa propre existence. Elle se rend compte qu’elle et Albert Knox sont en fait les personnages d’un être supérieur, Albert Knag, qui a décidé d’écrire et d’offrir à sa fille Hilde un livre de philosophie.

 

Le monde de Sophie: résumé par chapitres

Dans chacun des chapitres qui composent Le monde de Sophie, notre protagoniste apprend à connaître les auteurs et les idées les plus importantes dans l’histoire de la philosophie. Par conséquent, pour rédiger un bon résumé de ce livre et faire un tour détaillé des différents concepts qui le composent, il est préférable de se pencher sur chaque chapitre.

Chapitre I : Le jardin d’Eden

Sophie Amundsen, 15 ans, rentre chez elle et trouve une lettre qui lui est adressée dans sa boîte aux lettres. À l’intérieur, elle trouve un message sous forme de question : « Qui êtes-vous ? » Quelque temps plus tard, elle reçoit une seconde lettre lui demandant « D’où vient le monde ? »

Sophie a la tête qui tourne en permanence, en essayant de trouver des réponses qui lui semblent inaccessibles. Pour penser, elle se cache toujours dans le jardin de sa maison.

Quelques jours plus tard, une troisième lettre arrive, cette fois-ci adressée à une certaine Hilde Moller Knag.

Chapitre II : Le chapeau haut de forme

Une fois de plus, Sophie reçoit un nouveau message dans lequel son expéditeur mystérieux lui parle de Philosophie.

Il compare le fait de philosopher à de la curiosité, de l’imagination et à l’émerveillement d’un enfant. Ce sont ces capacités qui constituent le moteur de notre esprit.

Sophie se rend compte qu’avec les conversations banales qu’elle a avec sa mère (son père est mort), elle ne pourra pas stimuler son esprit. Elle décide de garder les lettres secrètes et de suivre le cours dans son jardin secret.

Chapitre III : Les mythes

La lettre suivante introduit Sophie à l’histoire de la philosophie, en commençant par les mythes. Dans l’Antiquité, la seule façon pour les gens d’expliquer certains phénomènes était de recourir aux mythes. On croyait que les dieux étaient là pour sauver les hommes et leurs actions étaient racontées dans des récits mythologiques. De plus, pour s’assurer des bonnes actions des dieux et prévenir tout mal, des rites étaient organisés.

Sophie comprend donc que le travail d’un philosophe est de trouver des réponses et qu’à l’époque; les mythes étaient la solution.

Chapitre IV : Les philosophes de la nature

Le cours se poursuit et Sophie commence à se familiariser avec les philosophes grecs et leur intention de trouver des explications aux phénomènes naturels (par exemple les récoltes). Leur objectif était de s’éloigner des mythes et de trouver des réponses plus scientifiques.

Les premiers philosophes dont il est question dans les lettres sont Thalès, Anaximandre, Anaximène, l’école de Milet, Parménide, Héraclite, Empédocle et Anaxagore. Bien que de manière différente, tous ces auteurs considéraient qu’il existait une matière première dont le reste du monde était issu.

Sophie se rend compte qu’elle commence à aimer la philosophie parce qu’elle consiste à penser et pas seulement étudier et mémoriser.

Chapitre V : Démocrite

Dans sa prochaine missive, son mystérieux maître pose une nouvelle question à Sophie et l’initie aux idées de Démocrite. Ce philosophe a d’abord proposé que les choses soient constituées d’atomes, des particules de très petite taille et toutes différentes les unes des autres, ce qui leur permettrait de se combiner et de prendre des formes infinies.

Sophie est surprise de voir que Démocrite, qui à l’époque ne disposait d’aucun laboratoire, pouvait déjà comprendre quelque chose comme les atomes.

Chapitre VI : Le destin

Sophie, après avoir reçu de nouvelles questions, décide d’envoyer une lettre à son professeur pour éclaircir ses nombreux doutes. La réponse qu’elle reçoit explique ce qu’est le destin.

À cette fin, il lui est dit qui était l’Oracle de Delphes, un sanctuaire dédié au dieu Apollon où les Grecs se rendaient pour trouver des réponses sur le passé et l’avenir.

Notre protagoniste réfléchit au fait que, de nos jours, beaucoup de gens croient encore qu’il y a des situations qui sont le fruit du destin (par exemple, les maladies).

Un jour, lorsque Sophie se réveille, elle trouve sous son lit un mouchoir rouge sur lequel est écrit « Hilde ». Le mystère s’épaissit autour de cette inconnue.

Chapitre VII : Socrate

Sophie est obsédée par l’idée de lever le voile sur l’identité de son correspondant. Cependant, dans une lettre, c’est le professeur lui-même qui lui révèle son nom : Albert Knox.

Le cours se poursuit avec les philosophes d’Athènes qui s’intéressaient à l’être humain et pas seulement à la nature.

Sophie connaît donc l’histoire de Socrate, qui a été le premier à établir que le dialogue était le meilleur moyen d’arriver à la vraie connaissance. Platon a poursuivi cette idée selon laquelle c’est en parlant et en posant des questions que l’on apprend vraiment. Socrate commençait toujours une conversation en maintenant son célèbre « Je sais seulement que je ne sais rien », car il considérait qu’il n’était pas sage, mais qu’il apprenait constamment.

Chapitre VIII : Athènes

Sophie reçoit pour la première fois une vidéo au lieu d’une lettre. Dans cette vidéo, son professeur lui parle de l’Athènes antique et son Acropole. Ce que la protagoniste trouve le plus étrange, c’est que les images semblent réelles, à tel point que son professeur semble y être avec Socrate et Platon.

Chapitre IX : Platon

Dans la lettre suivante, le professeur lui parle de Platon, disciple de Socrate, grand philosophe et fondateur de l’Académie. Platon divise le monde en deux : le monde des sens, où se trouve tout ce qui peut être perçu par les sens, et le monde des idées, où réside l’essence de toutes les choses et la connaissance éternelle et immuable. De même, l’être humain est constitué d’un corps matériel et d’une âme immatérielle.

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Pour Platon, ce que nous voyons et percevons par les sens n’est rien d’autre qu’une « copie » de l’idée que nous devrions vraiment aspirer à connaître.

Chapitre X : La cabane du major

Les lettres sont apportées à Sophie par un chien, et celle-ci le perd de vue en essayant de le suivre. Elle arrive à une lagune où, sur l’autre rive, se trouve une maison rouge. Avec une barque qui se trouvait là, elle réussit à traverser et décide d’entrer. Sans aucun doute, il s’agit de la maison de son professeur. Cependant, lorsqu’elle entend le chien aboyer à proximité, elle a peur et s’enfuit. Mais avant, elle ramasse sur la table une lettre qui lui est adressée. Comme d’habitude, elle y trouve des questions philosophiques.

A la maison, sa mère lui demande où elle est allée. Sophie lui raconte son excursion, sans préciser qu’une mystérieuse personne lui envoie des lettres depuis un petit moment. Sa mère lui répond que la maison où elle s’est rendue est connue sous le nom de « La cabane du major » et qu’elle est inhabitée longtemps. Mais notre protagoniste sait que ce n’est pas le cas.

Avant la fin de la journée, Sophie décide d’écrire une lettre à son professeur pour s’excuser d’avoir pénétré dans sa maison.

Chapitre XI : Aristote

Tout comme Platon, Aristote croit qu’il y a deux mondes, mais n’est pas d’accord avec le fait que l’idée précède la « copie » matérielle. Pour Aristote, après avoir vu quelque chose, l’être humain a créé l’idée, et non l’inverse, puisque nous ne pouvons pas naître avec des idées innées.

Deux autres concepts introduits par Aristote sont que chaque chose individuelle est constituée de « matière » et de « forme ». De plus, il estime que pour atteindre le bonheur, l’être humain doit utiliser toutes ses capacités et possibilités.

Chapitre XII : L’hellénisme

Avec l’Hellénisme, Sophie comprend l’union qui s’est établie entre la Grèce, l’Égypte et l’Orient. Du moins jusqu’au début de l’ère romaine.

Au cours de cette période de contact, de nouvelles religions sont apparues, ce qui a accru les doutes sur la vie et la mort. La philosophie s’est alors mise à chercher des réponses plus centrées sur le salut.

L’un des courants les plus intéressants fut celui des cyniques qui considèrent que le bonheur ne dépend pas du luxe et de l’argent, ni même de la santé. D’autre part, les stoïciens croyaient que tous les hommes faisaient partie de la même raison universelle. Enfin, les épicuriens, disciples d’Épicure, considéraient que nous devons vivre sans craindre la mort.

Au cours de cette période apparait aussi le Néoplatonisme dont le plus haut représentant est Plotin. Selon lui, Dieu est Un et se situe au-dessus de notre « moi » individuel.

Chapitre XIII : Deux civilisations

Les lettres parlent ensuite des civilisations indo-européennes, qui étaient polythéistes. Elles croyaient que l’histoire se déroulait par cycles et que l’âme se réincarnait.

Les Sémites, en revanche, n’avaient qu’un seul dieu et considéraient que le monde commençait avec lui. Contrairement aux Indo-Européens, ils ne pouvaient pas faire de représentations de leur dieu.

Dans ce contexte, Sophie apprend également à connaître le peuple juif et sa croyance selon laquelle ses rois étaient des fils de Dieu. C’est ainsi que la figure de Jésus apparaît, qui sauverait le monde entier. Dès lors, le considérant comme un fils du dieu chrétien et capable de résurrection, sa figure et la religion se répandent dans le reste du monde. Des personnages comme le roi Constantin et saint Clément, premier membre de l’Église d’Alexandrie, ville symbolique de l’Antiquité, y ont contribué.

Sophie retourne à la cabane et trouve des cartes postales adressées à Hilde.

Chapitre XIV : Le Moyen-Âge

Albert Knox rencontre Sophie dans une église. Là, il lui parle des Philosophes chrétiens pour qui la religion était le moteur et l’explication de tout.

Le Moyen-Âge commence avec la consolidation de la chrétienté dans ce qui était auparavant l’Empire romain. Le clergé est désormais le garant de toutes les connaissances et celui qui est chargé de les transmettre. Par conséquent, toute la littérature médiévale (ou presque) est signée par des membres de l’Église et comporte une composante didactique.

Les philosophes chrétiens les plus importants sont Saint Augustin qui s’intéressait à l’origine du mal, et Saint Thomas d’Aquin qui a uni la foi et la raison et a soutenu que Dieu peut être atteint par les deux voies.

Chapitre XV : La Renaissance

Sophie parle de son professeur à l’une de ses amies, mais cela ne l’amuse pas. Elle trouve l’homme dangereux. Une nuit, elle rêve d’un crucifix et, à son réveil, elle en trouve un sous son oreiller.

Les leçons se poursuivent avec la Renaissance. Alors qu’au Moyen-Âge, l’accent était mis sur le divin, avec la Renaissance, tout revient à l’être humain. En outre, la culture et l’art ont été ravivés.

Au cours de cette période où la science était si importante, des auteurs tels que Francis Bacon, Nicolas Copernic, Leonard De Vinci, Kepler, Galilée et Newton se sont distingués.

À la fin du cours, Albert Knox commet une erreur et appelle Sophie « Hilde ».

Chapitre XVI : Descartes

Les cartes pour Hilde continuent d’arriver chez Sophie, soulignant que les anniversaires des deux filles coïncident.

La période suivante qu’Albert Knox fait découvrir à Sofia est le baroque, une période de contrastes marquée par des courants matérialistes et idéalistes. Albert cite Descartes comme un auteur important qui a résumé sa théorie par sa phrase « Je pense donc je suis » : nous partons de l’ignorance et ce n’est qu’avec la raison que nous pouvons atteindre la connaissance et vivre une vie pleine.

Chapitre XVI : Spinoza

Un autre philosophe remarquable de l’époque baroque est Spinoza qui jugeait la Bible et les dogmes et remettait même en question l’origine et le pouvoir de Dieu. Il estimait que la religion devait être un choix libre et non forcé, prônant ainsi la tolérance et le respect.

Chapitre XVII : Hume

Le courant suivant que Sophie étudie est celui des empiristes dont le plus grand représentant est Hume. Ces philosophes considèrent que tout ce que nous savons n’est pas « pur » et n’est pas déjà en nous, mais passe par le filtre des sens et de notre expérience individuelle. Par conséquent, notre conscience est vide jusqu’à ce que nous commencions à la remplir d’informations.

Hume est allé jusqu’à considérer que les sentiments étaient irrémédiablement au-dessus de la raison. Cela nous conduirait à prendre de mauvaises décisions et il n’y aurait pas de certitude unique.

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Chapitre XVIII : Berkeley

Sophie et Albert Knox parlent également de George Berkeley qui affirmait que nous ne connaissons que ce que nous percevons. Il remet également en question l’existence humaine par rapport au temps et à l’espace.

Dans ce chapitre, le roman change de protagoniste et, à la place de Sofia, nous rencontrons Hilde Moller Knag. Pour son anniversaire, son père, qui travaille à l’ONU et est surnommé le Major (son vrai nom est Albert Knag), lui a écrit un livre de philosophie qui met en scène une jeune fille de son âge, Sophie.

Chapitre XIX : Les Lumières

Les cours se poursuivent avec Le siècle des Lumières, une période où l’objectif était que la société devienne « éclairée », c’est-à-dire qu’elle ait accès à l’éducation et à la connaissance. Pour ce faire, sont créées les Encyclopédies qui rassemblent les connaissances et représentent les principes de cette époque : la culture, le rationalisme, la rébellion contre les autorités et les monarchies, et la défense des droits de l’homme.

Chapitre XX : Kant

Emmanuel Kant considère que les sens et la raison sont d’égale importance. En outre, il affirme que les êtres humains peuvent appréhender la réalité à travers le temps et l’espace. Son œuvre la plus importante est la Critique de la raison pure.

Chapitre XXI : Le romantisme

Le romantisme est le mouvement des sentiments. Après des siècles consacrés à la raison, les philosophes romantiques affirment l’importance des émotions. Il y a un culte du « moi », mais aussi de l’environnement, de la culture et des œuvres d’art.

Sur le plan métalittéraire, c’est-à-dire au niveau des personnages, Albert Knox et Sophie considèrent que leur existence n’est pas réelle. Ils sont le fruit de l’imagination et de l’écriture du père de Hilde.

Chapitre XXII : Marx

Hilde continue de lire les aventures et les apprentissages de Sophie, qui reçoit un cours d’Albert Knox sur Friedrich Marx. Ce philosophe, père du matérialisme historique, a fondé sa pensée et ses idées sur l’histoire, en les axant fortement sur la politique. Il est d’ailleurs l’auteur, avec Engels, du Manifeste communiste.

Marx considérait que la lutte des classes était la force motrice de l’histoire et de l’évolution de la société.

Chapitre XXIII : Darwin

Le prochain philosophe à être exploré par Sophie et Albert est Charles Darwin, le père de la pensée moderne. Darwin, qui était aussi un scientifique, a proposé une alternative au mythe judéo-chrétien de la création. Il a ainsi établi la théorie de l’évolution selon la sélection naturelle des espèces. Grâce à lui, la pensée scientifique a triomphé.

Sophie et Albert sont désormais pleinement conscients d’être des personnages littéraires. Pour la consoler, Albert dit à Sofia qu’il sait comment entrer dans le subconscient de l’auteur (le père de Hilde) et lui faire lâcher prise. Tout ce que Sophie a à faire, c’est de le distraire pour qu’Albert puisse agir.

Chapitre XXIV : Notre temps

Hilde, en tant que lectrice, se demande ce que fait son père, se demandant même si le personnage d’Albert Knox peut avoir une vie propre. Sophie, quant à elle, tente de distraire son auteur en hurlant de façon incontrôlée.

Le cours de philosophie se poursuit cependant, et il est temps d’étudier l‘existentialisme qui englobe différents courants.

L’un de ses principaux auteurs est Jean Paul Sartre. Son approche est celle d’une existence humaine sombre et misérable, très en phase avec le contexte social de l’époque (la Seconde Guerre mondiale venait de s’achever). Contrairement à tous les autres êtres vivants, l’homme est le seul à avoir conscience de son existence, c’est-à-dire qu’il vit et qu’il mourra. Sartre ajoute que, si vivre n’a pas de sens général ou suprême à découvrir, chacun doit donner un sens à sa propre existence.

Un autre auteur que Sophie connaît bien est Simone de Beauvoir, dont le livre Le deuxième sexe initie, dans une large mesure, les mouvements féministes du 20e siècle et au-delà.

Chapitre XXI : Le Big Bang

Le dernier chapitre nous raconte la fête d’anniversaire de Sophie à laquelle assiste son professeur Albert. Il y tient un discours existentialiste et affirme que la seule raison pour laquelle tous les gens existent est qu’ils sont les personnages d’un auteur. À la fin de la fête, Sophie part avec Albert et dit au revoir à sa mère, qui est d’accord pour qu’elle parte avec son professeur.

Hilde termine sa lecture et soupçonne qu’Albert et Sophie n’ont pas quitté la fête, mais plutôt qu’ils ont réussi à sortir de l’histoire.

En effet, ils arrivent tous deux dans le monde réel de Hilde comme des esprits, de sorte que personne ne les voit ni ne les entend. Ils assistent aux retrouvailles entre Hilde et son père, qui était parti, et Sophie se sent triste de ne pas être en chair et en os. Albert lui rappelle que ce n’est pas une mauvaise chose, car cela la rend éternels et immortels. Il s’agit d’une excellente métaphore de la façon dont, grâce à l’histoire de la philosophie et à l’apprentissage de la pensée, ils sont parvenus à la connaissance de leur réalité et de leur essence. 

 

Le monde de Sophie : réflexion

La philosophie est souvent l’une des matières les plus négligées dans les écoles. Dans certains cas, elle est même supprimée des programmes d’enseignement. Pourtant, les connaissances et l’apprentissage qu’elle apporte sont nécessaires, car ils vont au-delà de la théorie et nous permettent de mieux comprendre le monde qui nous entoure. Et de développer nos capacités de raisonnement.

Comme Sophie et Hilde, nous nous posons des questions auxquelles il nous est impossible de répondre dans un premier temps. Mais au fur et à mesure que nous avançons et que nous tournons les pages, nous pouvons y réfléchir.

Il ne fait aucun doute que ce roman, qui est déjà devenu un classique de la littérature, sert d’approche à la philosophie. Il le fait de manière divertissante et avec une protagoniste qui, comme nous, fait face aux mêmes doutes et ressent la même curiosité. Le fait que Jostein Gaarder, l’auteur, ne se soit pas limité à une approche 100% théorique est d’une grande aide et nous permet de nous identifier à Sophie.

Il s’agit clairement d’un exemple qui montre qu’un livre immersif peut être un grand succès, surtout si l’on considère la façon dont l’auteur estompe la barrière entre les personnages, les lecteurs et leurs réalités.

 

À qui s’adresse Le monde de Sophie ?

Le monde de Sophie n’est pas un manuel académique ou savant, mais il est accessible à tous. Jostein Gaarder l’a écrit en pensant à un jeune public, mais quel que soit votre âge, vous trouverez toujours quelque chose à apprendre dans ses pages. C’est un peu ce qu’il se passe avec Platero et moi de Juan Ramón Jiménez.

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Pour que son roman réponde à l’objectif d’initier tout un chacun à la philosophie, Gaarder a pris soin d’utiliser un langage simple qui se démarque des livres complexes traditionnellement écrits sur l’histoire de la philosophie. En outre, il inclut des éléments et des personnages fictifs pour romancer l’intrigue et l’éloigner de l’académisme.

En fait, Le monde de Sophie a été le premier livre de philosophie écrit dans une telle perspective de vulgarisation.

Pour prouver qu’il était et reste une lecture recommandée, il suffit d’observer quelques faits. Publié en 1991, le livre s’est vendu à plus de 50 millions d’exemplaires, ce qui en fait un best-seller après plus de 25 ans de présence sur le marché.

 

Questions et réponses sur Le monde de Sophie

De quoi nous parle Le monde de Sophie ?

Le monde de Sophie est un roman pour jeunes adultes sur la philosophie.

Quels philosophes apparaissent dans le monde de Sophie ?

Le livre fait intervenir de multiples philosophes et courants de pensée. Parmi eux, on peut citer : Thalès, Anaximandre, Anaximène, Parménide, Anaxagore, Démocrite, Delphes, Hippocrate, Socrate, Homère, Protagoras, Platon, Empédocle, Aristote, Antisthène, Zénon, Épicure, Héraclite, Plotin, Silesius, Descartes, Spinoza, Berkeley, Kant, Hegel, Marx et Darwin.

À quel type de texte appartient Le monde de Sophie ?

Le monde de Sophie appartient au genre de la littérature pour enfants. Il peut également être inclus parmi les histoires de vie, comme Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry.

Combien de pages compte le livre Le monde de Sophie ?

512 pages.

Qu’est-ce qu’un mythe ?

Les mythes sont des histoires sur les dieux qui visent à expliquer les phénomènes de la nature (par exemple, les saisons, le jour et la nuit, les phénomènes météorologiques…).

Qu’est-ce que l’âme selon Le monde de Sophie ?

La plupart des philosophes de Le monde de Sophie conviennent que l’âme est une entité immortelle, antérieure et distincte du corps physique, qui seule est capable d’atteindre la connaissance absolue.

Quelle est la finalité du livre Le monde de Sophie ?

Sophie et Albert Knox, transformés en esprits après avoir échappé à leur vie de personnages dans le livre de Hilde, viennent au dernier cours de philosophie, au cours duquel le père de Hilde explique à sa fille la théorie du Big Bang..

Qui est Joseph Gaarder, l’auteur de Le monde de Sophie ?

Joseph Gaarder est un écrivain et philosophe norvégien qui a publié plusieurs nouvelles et romans à caractère informatif. À travers sa littérature, il tente d’établir un dialogue entre les générations, en se concentrant particulièrement sur les valeurs, l’éducation et la pensée critique.

En plus d’être écrivain, il a été professeur de philosophie, d’histoire et de psychologie.

Quel est le rapport entre Le monde de Sophie et la philosophie ?

Ce roman agit comme une approche de la philosophie pour le jeune public, mais aussi pour les adultes. Il le fait par le biais d’un voyage divertissant à travers l’histoire des idées philosophiques. Fondamentalement, la philosophie est le sujet du livre.

Pourquoi la raison est-elle éternelle et universelle ?

Selon la théorie de Platon, la raison est éternelle et universelle parce qu’elle traite de sujets également éternels et universels.

Qui envoie les lettres à Sophie ?

Les lettres sont envoyées par son professeur, Albert Knox. Les missives sont en fait des écrits d’Albert Klag à sa fille Hilde.

Qu’est-ce que le miroir dans lequel Hilde se regarde a de si particulier ?

D’après son père, ce miroir lui fait un clin d’œil. Sa grand-mère l’avait acheté il y a des années à une gitane, c’est pourquoi on lui attribue des pouvoirs.

Que faut-il pour être un bon philosophe selon Le monde de Sophie ?

Il est essentiel d’avoir la curiosité, l’imagination et l’émerveillement d’un enfant.

Quelles questions ou problèmes philosophiques Sophie se pose-t-elle à partir des lettres qu’elle reçoit ?

Principalement Sophie s’interroge sur son identité. Elle découvre même qu’elle est un personnage fictif. En d’autres termes, la première question que se pose Sophie (« Qui es-tu ? ») est celle qui éveille le reste.

Si la philosophie a toujours attiré votre attention ou si ce n’est pas le cas mais que vous voulez vous y mettre, n’hésitez pas à lire Le monde de Sophie ! Si vous ne voulez pas attendre plus longtemps, achetez le livre via ce lien sur Amazon, recevez-le chez vous et commencez à réfléchir avec cette lecture !

A propos de l’auteur
Lauriane

En tant que spécialiste de la littérature Européenne, j'ai toujours été intéressée par les différentes façons dont les écrivains de différentes cultures abordent leur travail. Je suis née en France, et mes parents étaient tous deux enseignants. J'ai grandi dans un foyer rempli de livres, et mon amour pour la littérature s'est développé très tôt.

J'ai étudié l'anglais à l'université et, une fois diplômée, j'ai déménagé à Londres pour poursuivre ma passion pour l'écriture. Je vis maintenant Nice depuis plus de dix ans, et mon travail a été publié au sein de plusieurs sites Web, magazines et revues spécialisées.

J'ai bien évidemment étudié en profondeur tous les classiques de la littérature espagnole, française, anglaise. Mais ce que j'aime vraiment, c'est explorer le travail d'écrivains contemporains issus de cultures et de milieux différents. À mon avis, il n'y a pas une seule "bonne" façon d'écrire de la littérature. Chaque écrivain a sa propre voix unique, et c'est cette diversité qui rend la littérature si intéressante.

Je crois que chaque personne a une histoire à raconter, et c'est pourquoi je pense qu'il est important d'en parler. C'est ainsi que je m'intéresse particulièrement à la manière dont ils sont influencés par leur milieu culturel. Je crois que la littérature peut être un outil puissant pour comprendre le monde qui nous entoure, et je m'efforce d'apporter cette compréhension à mes lecteurs.

Je suis toujours à la recherche d'écrivains nouveaux et passionnants à lire, et j'espère que mes articles et résumés de livres vous feront découvrir quelques-uns des meilleurs ouvrages contemporains du monde entier. Merci de vous joindre à moi dans ce voyage littéraire !