Robinson Crusoé, écrit par Daniel Defoe et publié en 1719, est l’un des romans les plus célèbres de la littérature anglaise. Ce récit d’aventure relate l’histoire d’un jeune homme, Robinson Crusoé, qui, après un naufrage, se retrouve seul sur une île déserte. L’œuvre explore des thèmes universels tels que la survie, la solitude, la civilisation, et le rapport de l’homme avec la nature.
À travers l’évolution du personnage principal, Defoe met en lumière l’importance de la résilience humaine, de la foi, ainsi que des valeurs de travail et d’autosuffisance. Ce roman est également une réflexion sur l’individualisme, le colonialisme et la conquête du monde par l’homme. Suivez-nous à travers ce résumé et cette analyse !
Robinson Crusoé : résumé court
Fils cadet d’un marchand d’origine allemande, Robinson Crusoé vit à York au XVIIe siècle. Encouragé par son père à étudier le droit, Crusoé exprime son souhait de partir en mer. Sa famille est contre et son père lui explique qu’il vaut mieux chercher une vie modeste et sûre pour soi-même.
Au début, Robinson est déterminé à obéir. Mais il finit par succomber à la tentation et s’embarque sur un navire à destination de Londres avec un ami. Lorsqu’une tempête provoque la mort imminente de Crusoé et de son ami, ce dernier renonce aux voyages mais Crusoé persiste et embarque sur un navire au départ de Londres. Le voyage est financièrement fructueux et Crusoé en prévoit un autre.
Le deuxième ne s’avère pas aussi heureux : le navire est saisi par des pirates maures. Lors d’une expédition de pêche, Crusoé s’échappe avec un jeune esclave et navigue le long de la côte africaine. Un capitaine portugais les récupère, achète le jeune esclave et emmène Crusoé au Brésil. Là, Crusoé s’établit comme propriétaire de plantation et connaît rapidement le succès. Il se lance dans une expédition de collecte d’esclaves en Afrique de l’Ouest, mais finit par faire naufrage au large des côtes de Trinidad.
Le naufrage
Crusoé est le seul survivant de l’expédition. Il retourne plusieurs fois sur les restes de l’épave pour récupérer des armes, de la poudre, de la nourriture et d’autres objets. Sur le rivage, il trouve des chèvres qu’il peut faire paître pour la viande et se construit un abri. Il érige une croix sur laquelle il inscrit la date de son arrivée, le 1er septembre 1659, et fait une entaille chaque jour pour ne jamais perdre la notion du temps.
Il tient également un journal de ses activités domestiques : ses tentatives de fabrication de bougies, sa découverte de graines germées, la construction d’une cave…
En juin 1660, il tombe malade et rêve qu’un ange lui rend visite, l’avertissant de se repentir. Après s’être rétabli, Crusoé parcourt l’île. Il découvre une vallée agréable où abondent les vignes, et y construit une retraite ombragée. Crusoé commence à se sentir plus optimiste, se décrivant lui-même comme un « roi ». Il dresse un perroquet, prend une chèvre comme animal de compagnie et développe des compétences en matière de vannerie, de fabrication de pain et de poterie.
Il passe ainsi plusieurs années en paix.
La rencontre
Un jour, Crusoé est choqué de découvrir une empreinte de pas sur la plage. Il pense d’abord qu’il s’agit de celle du diable, puis il décide qu’elle doit être celle d’un des cannibales qui vivraient dans la région. Terrifié, il s’arme et reste à l’affût.
Un soir, il entend des coups de feu et le lendemain, il peut voir un navire naufragé sur sa côte. Il est vide lorsqu’il arrive sur les lieux. Crusoé remercie une fois de plus la Providence de l’avoir sauvé. Peu après, Crusoé aperçoit une trentaine de cannibales se dirigeant vers le rivage, avec des prisonniers. L’un d’eux est tué. Un autre se libère soudainement et court jusqu’à Crusoé.
Bien armé, Crusoé vainc la plupart des cannibales sur le rivage. La victime jure de se soumettre totalement à Crusoé en remerciement de sa libération. Le protagoniste le nomme Vendredi, pour commémorer le jour où sa vie a été sauvée, et le prend comme serviteur.
Trouvant Vendredi joyeux et intelligent, Crusoé lui apprend quelques mots d’anglais et des notions chrétiennes élémentaires. Vendredi, à son tour, explique que les cannibales sont divisés en nations distinctes et qu’ils ne mangent que leurs ennemis. Il informe également Crusoé que les cannibales ont sauvé les hommes du naufrage dont Crusoé a été témoin plus tôt. Et que ces hommes, des Espagnols, vivent à proximité.
Le peuplement
Vendredi exprime son désir de retourner auprès de son peuple. Crusoé est contrarié à l’idée de perdre Vendredi. Il envisage alors l’idée d’entrer en contact avec les Espagnols, et Vendredi admet qu’il préférerait mourir plutôt que de perdre Crusoé. Les deux construisent un bateau pour visiter ensemble le territoire des cannibales. Avant qu’ils n’aient eu la chance de partir, ils sont surpris par l’arrivée de vingt et un d’entre eux dans des canoës.
Les cannibales détiennent trois victimes, dont l’une est habillée à l’européenne. Vendredi et Crusoé tuent la plupart des cannibales et libèrent l’Espagnol. Vendredi est ravi de découvrir que son père est également sauvé. Les quatre hommes retournent à la demeure de Crusoé pour se nourrir et se reposer. Crusoé se prépare à les accueillir définitivement.
Huit jours plus tard, la vue d’un navire anglais en approche alarme Vendredi. Onze hommes et trois prisonniers débarquent, pour explorer l’île. Vendredi et Crusoé affrontent les mutins. Les hommes se rendent. Crusoé et le capitaine prétendent que l’île est un territoire impérial et que le gouverneur a épargné leur vie afin de les envoyer tous en Angleterre pour faire face à la justice.
Le retour
Le 19 décembre 1686, Crusoé embarque à bord du navire pour retourner en Angleterre. Il y découvre que sa famille est décédée, à l’exception de deux sœurs. Une amie a gardé l’argent de Crusoé en sécurité et, après s’être rendu à Lisbonne, Crusoé apprend que ses plantations au Brésil ont été très rentables. Il organise la vente de ses terres brésiliennes.
De retour en Angleterre, la vente de ses plantations est conclue et engendre une fortune considérable. Après avoir fait don d’une partie de ses biens à son amie et à ses sœurs, Crusoé envisage de retourner au Brésil. Après un bref mariage et la mort de sa femme, Crusoé part finalement pour les Indes orientales en tant que commerçant en 1694.
Il revisite son île, constatant que les Espagnols la gouvernent bien et qu’elle est devenue une colonie prospère.
Robinson Crusoé : résumé par chapitres
Préface
Un éditeur anonyme nous explique les raisons qui l’ont poussé à nous proposer le récit que nous allons lire. Il ne mentionne pas explicitement le nom ou l’histoire de Robinson Crusoé. Plutôt, il décrit le récit comme « les aventures d’un homme » et met l’accent sur son réalisme lorsqu’il le qualifie de « simple histoire des faits ».
Il affirme qu’il est modeste et sérieux, et qu’il a une valeur instructive. Ainsi, l’éditeur affirme qu’il rend un grand service au monde en publiant le récit de Crusoé.
Chapitre 1
Robinson Crusoé naît en 1632 dans la ville anglaise de York. Son père était allemand et s’appelait à l’origine Kreutznaer. Crusoé est le plus jeune de trois frères, l’aîné étant soldat et le second ayant mystérieusement disparu.
En tant que fils cadet de la famille, Crusoé est censé hériter de peu. Par conséquent, son père l’encourage à étudier le droit. Mais Crusoé est enclin à partir en mer. Sa famille s’oppose fermement à cette idée. Son père lui fait un sermon sévère sur l’importance d’accepter une position moyenne dans la vie. Crusoé décide de suivre les conseils de son père.
Mais lorsqu’un de ses amis s’embarque pour Londres, Crusoé succombe à la tentation et monte à bord du navire le 1er septembre 1651. Une tempête se développe. Près de Yarmouth, le temps est si mauvais que Crusoé craint pour sa vie. Le navire est sur le point de sombrer, mais tous les passagers sont sauvés. Crusoé voit dans cette épreuve un signe du destin qui l’oblige à renoncer à la navigation. Le père de son ami le met en garde contre tout retour à bord d’un navire, faisant écho à l’avertissement de son propre père.
Chapitre 2
Crusoé se sépare de son ami et se rend à Londres par voie terrestre, où il rencontre un capitaine de navire qui lui propose de l’accompagner lors d’un prochain voyage marchand. Après avoir écrit à sa famille, Crusoé part avec quarante livres de bibelots et de jouets à vendre à l’étranger. Il réalise un revenu net de 300 livres grâce à ce voyage et le considère comme un grand succès.
Emportant cent livres avec lui et laissant les 200 livres restantes à une veuve en qui il a confiance, Crusoé se lance dans une autre expédition marchande. Cette fois, il est poursuivi par des pirates maures au large des côtes de Sallee, en Afrique du Nord. Son navire est rattrapé et Crusoé, réduit en esclavage, se voit confier la responsabilité de la pêche.
Chapitre 3
Robinson part à la pêche avec deux autres esclaves : un homme nommé Ismael et un garçon nommé Xury. Se faufilant derrière Ismael, Robinson le pousse dans l’eau. Ismael nage à côté du bateau et supplie qu’on le prenne. Crusoe pointe une arme sur lui et lui dit de retourner sur le rivage sous peine d’être tué.
Avec Xury, Crusoe prend le large. Il ne sait pas où aller et est surpris par un bateau européen au loin. Le bateau le fait embarquer, et son aimable capitaine portugais propose de les emmener au Brésil.
Chapitre 4
Après un voyage de vingt-deux jours, Crusoé débarque au Brésil, où il reçoit de nombreux cadeaux du capitaine portugais. Là, il conçoit un projet pour devenir planteur de tabac.
Pendant deux ans, Crusoé gagne à peine de quoi subsister, mais la troisième année, il commence à s’en sortir. Rétrospectivement, il regrette le jeune esclave Xury qu’il a vendu. Avide de main-d’œuvre pour étendre son activité, il accepte le projet d’une connaissance de naviguer vers la Guinée pour y chercher des esclaves noirs.
Chapitre 5
Après avoir rédigé un testament léguant la moitié de ses biens au capitaine portugais, Crusoé embarque pour la Guinée le 1er septembre 1659 avec une cargaison de bibelots avec lesquels acheter des esclaves. En remontant la côte sud-américaine, le navire rencontre une tempête et deux hommes sont perdus. Crusoé craint pour sa vie.
En atteignant les Caraïbes, le navire est secoué par une autre tempête qui le pousse sur le sable, brisant le gouvernail. Le navire est condamné, et l’équipage monte dans des bateaux pour se diriger vers le rivage. Crusoé perd de vue ses compagnons lorsque tous sont emportés par une immense vague. Finalement, il atteint le rivage, où il prie Dieu de l’avoir épargné. Il ne semble y avoir aucun signe d’un autre membre d’équipage vivant.
Après avoir bu de l’eau fraîche et trouvé un arbre dans lequel dormir, Crusoé passe sa première nuit sur l’île.
Chapitre 6
Le lendemain, Crusoé se réveille reposé et descend sur le rivage pour explorer les restes du navire. Il conçoit l’idée de construire un radeau à partir de morceaux de bois cassés, sur lequel il charge des provisions de pain, de riz, de viande de chèvre, de fromage et d’autres aliments. Il trouve également des vêtements, des armes et de l’eau fraîche.
Crusoé retourne au navire douze fois au cours des treize jours suivants. Lors d’un de ses derniers voyages, il trouve trente-six livres et il médite tristement sur l’inutilité de cet argent pour lui. Après un vent fort cette nuit-là, il se réveille et découvre que les restes du navire ont disparu le lendemain matin.
Chapitre 7
Crusoé, qui se méfie des sauvages, décide de construire une « forteresse », comme il l’appelle. Il choisit un endroit avec vue sur la mer, à l’abri des animaux et de la chaleur du soleil, et à proximité d’une source d’eau douce. Il enfonce des pieux en bois dans le sol, qu’il utilise comme ossature pour les murs. Crusoé dort en sécurité dans l’abri cette nuit-là.
Le lendemain, il transporte toutes ses provisions et son matériel à l’intérieur et accroche un hamac sur lequel dormir. Il construit également une cave. Vers son douzième jour sur l’île, il érige une grande croix sur laquelle il inscrit la date de son arrivée, le 30 septembre 1659. Il décide de faire une entaille sur la croix pour marquer chaque jour qui passe. Il commence également à tenir un journal dans lequel il consigne les bons et les mauvais aspects de son expérience, jusqu’à ce qu’il soit à court d’encre.
Chapitre 8
Crusoé nous dévoile certains billets de son journal, qui inaugurent son récit de la vie sur « l’île du désespoir », comme il l’appelle. Il nous narre des événements qui ont déjà été racontés. La découverte des restes du navire, la récupération des provisions, la tempête qui détruit entièrement le navire, la construction de sa maison. Il note qu’il a perdu la trace du dimanche, et qu’il est donc incapable de respecter religieusement le sabbat. Il construit divers meubles et outils, et apprivoise sa première chèvre sauvage.
Chapitre 9
Crusoé continue son journal en évoquant sa tentative ratée de dompter des pigeons et sa fabrication de bougies à partir de graisse de chèvre. Il raconte sa découverte miraculeuse de l’orge : après avoir jeté quelques épis de maïs dans un endroit ombragé, il est étonné de trouver des plants d’orge sains plus tard. Il conserve soigneusement la récolte pour la replanter et parvient ainsi à s’approvisionner en pain.
Le 16 avril, un tremblement de terre le tue presque alors qu’il se tient à l’entrée de sa cave.
Chapitre 10
Juste après le tremblement de terre, un ouragan arrive. Crusoé s’abrite dans sa grotte, creuse un drain pour sa maison et attend la fin des pluies torrentielles. L’ouragan a poussé sur le rivage plusieurs barils de poudre à canon et d’autres restes du navire. Crusoé passe plusieurs jours à tout récupérer.
Chapitre 11
Pendant plus d’une semaine de temps pluvieux, Crusoe est gravement malade, avec de la fièvre et de violents maux de tête. Il est presque trop faible pour se lever pour aller chercher de l’eau, bien qu’il meure de soif. Il prie Dieu de lui accorder sa miséricorde. Lors d’une de ses crises de fièvre, il a une vision d’un homme descendant d’un nuage noir sur une grande flamme. L’homme brandit une arme vers Crusoe et lui dit que toutes ses souffrances ne l’ont pas encore amené au repentir.
Crusoe sort de la vision pour faire le point sur les nombreuses fois où il a été délivré de la mort et pleure sur son ingratitude. Il prononce sa première prière sérieuse à Dieu, pour demander la fin de sa détresse. Le lendemain, Crusoe constate qu’il commence à se rétablir, bien qu’il puisse à peine tenir son arme. Il lutte contre ses pensées d’apitoiement sur lui-même.
Il tombe dans un profond sommeil de plus de vingt-quatre heures, ce qui bouleverse à jamais ses calculs de calendrier. Dans les jours qui suivent, Crusoé se rétablit presque complètement et s’agenouille devant Dieu en signe de gratitude. Il commence une lecture sérieuse du Nouveau Testament. Il en vient à concevoir son isolement sur l’île comme une sorte de délivrance de son ancienne existence.
Chapitre 12
En juillet, pour son dixième mois sur l’île, Crusoé découvre la saison des pluies. Il décide d’explorer l’île en profondeur, et découvre des cannes à sucre et des vignes. Il exulte secrètement en s’imaginant seigneur de tout le domaine. Crusoé rapporte chez lui un grand panier de citrons verts et de raisins.
Il passe le reste du mois de juillet à construire une tonnelle dans la vallée, et célèbre le passage d’un an sur l’île en jeûnant toute la journée. Peu de temps après, il manque d’encre et arrête son journal.
Chapitre 13
Après avoir planté des céréales à la mauvaise période, Crusoé apprend de son erreur et établit un tableau des mois secs et pluvieux pour faciliter ses travaux agricoles. Il découvre également que les piquets de bois qu’il a enfoncés dans le sol lors de la construction de sa « tonnelle » ont beaucoup poussé. Au fil des ans, ils se transforment en une sorte de haie protectrice qui fournit ombre et fraîcheur. Crusoé apprend également à fabriquer des paniers en osier, imitant les vanniers de son enfance.
Chapitre 14
Crusoé se rend à l’extrémité ouest de l’île, où il aperçoit des terres au loin. Il hésite à les explorer par peur des cannibales. Il capture un perroquet auquel il apprend à parler et découvre une colonie de pingouins. À ce stade, Crusoé est sur l’île depuis deux ans. Ses moments de satisfaction alternent avec des humeurs désespérées. Il continue à lire la Bible et est consolé par le verset qui lui dit que Dieu ne l’abandonnera jamais.
Chapitre 15
Pendant les mois pluvieux, Crusoé plante ses cultures de riz et de céréales. Il tire sur plusieurs oiseaux et les accroche comme épouvantails, pour faire fuir les animaux trop gourmands. Il finit par récolter les céréales et apprend lentement le processus complexe de mouture de la farine et de fabrication du pain.
Déterminé à fabriquer des pots en terre cuite, Crusoé tente de façonner des récipients en argile. À force de patience, il apprend à façonner, à cuire et même à émailler ses pots.
Chapitre 16
Crusoé décide de construire un canoë. Il passe plusieurs mois à couper les branches d’un cèdre, à façonner l’extérieur et à creuser l’intérieur. Le résultat, c’est un canoë bien plus grand que tous ceux qu’il a vus auparavant.
Il se rend alors compte de l’erreur qu’il a commise. Le canoë est trop lourd pour être déplacé. Il envisage de construire un canal pour amener l’eau jusqu’au canoë, mais il estime que cela prendrait trop de temps et abandonne l’idée.
À ce stade, quatre ans se sont écoulés. Il éprouve de la gratitude en imaginant à quel point sa situation pourrait être pire. Crusoé entreprend de se confectionner de nouveaux vêtements à partir de peaux d’animaux et de construire un parapluie. Après avoir construit un canoë plus petit, il part faire le tour de l’île. Il est pris dans un courant dangereux qui menace de l’emporter en mer.
Lorsqu’il est sauvé, il entend une voix prononcer son nom à plusieurs reprises. C’est son perroquet, Poll.
Chapitre 17
Méfiant à l’idée de voyager en mer, Crusoé passe une année tranquille, ne manquant que de contact humain. Il est satisfait de ses nouvelles compétences en vannerie et en poterie. Alarmé par sa faible réserve de poudre à canon et se demandant comment il se nourrira s’il ne peut pas tirer sur les chèvres, Crusoé décide qu’il doit apprendre l’élevage et tente d’en attraper un petit nombre.
Il creuse un trou dans lequel il piège trois jeunes chevreaux. En un an et demi, Crusoé possède un troupeau de douze chèvres. Il apprend à les traire, installe une laiterie qui lui fournit du fromage et du beurre. Il est satisfait de son « commandement absolu » sur tous les sujets de son royaume insulaire. Et il aime dîner comme un roi entouré de son perroquet, de son chien et de ses deux chats.
Chapitre 18
Crusoé est étonné de découvrir un jour l’empreinte du pied nu d’un homme dans le sable. Terrifié, il se retire dans son « château », où il se dit que le diable a visité l’île. Sa conclusion selon laquelle il ne s’agit pas de l’empreinte du diable mais de celle d’un vrai homme est tout aussi terrifiante. Il médite sur l’ironie d’être privé de contact humain et d’avoir ensuite peur d’un homme.
Rendu fou par la peur, Crusoé fortifie sa maison, montant la garde autant que possible. Inquiet pour ses chèvres, il parvient à creuser une grotte souterraine dans laquelle il les rassemble chaque nuit et crée un autre pâturage plus loin. Il passe ainsi deux ans à vivre dans la peur.
Chapitre 19
En descendant vers une partie éloignée du rivage, Crusoé découvre que la plage est jonchée de cadavres humains. Il songe à tuer les éventuels cannibales et attend chaque jour sur une colline, entièrement armé. Puis, il finit par changer d’avis, craignant d’entraîner une invasion à grande échelle par les autres sauvages.
Chapitre 20
Crusoé décrit les mesures qu’il prend pour éviter d’être repéré par les cannibales. Il fait rarement du feu, efface toute trace de ses activités lorsqu’il quitte un lieu et conçoit même un moyen de cuisiner sous terre.
Plus tard, en montant à son poste d’observation, Crusoé aperçoit neuf sauvages nus sur la plage, s’attardant parmi les restes de leur festin cannibale. Il se dirige vers eux avec son arme, mais lorsqu’il arrive, ils sont déjà en mer. Crusoé inspecte le carnage humain avec dégoût.
Chapitre 21
Le 16 mai, Crusoé lit la Bible lorsqu’il est surpris par des coups de feu lointains. Il sent que les coups de feu proviennent d’un navire et allume un feu pour avertir les marins de sa présence. À la lumière du jour, il s’aperçoit que le navire n’est plus qu’une épave. Une fois de plus, il remercie la Providence de lui avoir permis de survivre.
En descendant vers le rivage, il découvre que le navire est espagnol et qu’il contient du vin, des vêtements et un grand trésor, qu’il ramène chez lui.
Chapitre 22
Environ un an et demi plus tard, Crusoé trouve cinq canoës sur l’île et trente cannibales sur la plage en train de préparer deux victimes pour un massacre. Une fois le premier tué, le second s’échappe et court vers la cachette de Crusoé.
Il est poursuivi par deux cannibales mais est plus rapide qu’eux. Trouvant Crusoé amical, l’indigène fait vœu de dévotion à son libérateur. Après avoir enterré les restes des deux poursuivants, Crusoé et l’indigène retournent à son camp, où l’indigène s’endort.
Chapitre 23
Crusoé nomme le natif Vendredi pour commémorer le jour où Crusoé lui a sauvé la vie. Il lui apprend des mots simples en anglais et l’habille. Crusoé est ravi de son nouveau compagnon et lui apprend à manger de la viande de chèvre au lieu de la chair humaine. Il se rend compte qu’il doit étendre sa culture de céréales, ce que Vendredi l’aide à faire.
Chapitre 24
Crusoé commence à aimer Vendredi et, au cours de conversations rudimentaires avec lui, apprend que les cannibales visitent périodiquement l’île. Crusoé acquiert également suffisamment d’informations géographiques pour se situer près de Trinidad. Il tente d’éduquer Vendredi en matière de religion et découvre que son serviteur comprend facilement la notion de Dieu, auquel Vendredi fait des similitudes avec sa propre divinité Benamuckee.
Vendredi a plus de difficulté à comprendre le diable, ne saisissant pas pourquoi Dieu ne débarrasse pas le monde de cet être maléfique de manière permanente. Crusoé a du mal à répondre à cette question.
Vendredi rapporte que les cannibales ont sauvé les hommes du naufrage découvert par Crusoé, et que ces hommes vivent désormais en sécurité parmi les indigènes. Lorsque Vendredi exprime le désir de retourner chez lui, Crusoé craint de le perdre. Et lorsque Crusoé envisage de rejoindre les survivants du naufrage, Vendredi s’énerve et supplie Crusoé de ne pas le quitter.
Ensemble, ils construisent un bateau dans lequel ils prévoient de naviguer vers la terre de Vendredi en novembre ou décembre.
Chapitre 25
Avant que Crusoé et Vendredi n’aient la chance de se rendre au pays des cannibales, ces derniers visitent l’île de Crusoé. Vingt et un indigènes arrivent dans trois canoës pour mener une autre attaque sur trois prisonniers. En s’approchant du rivage, Crusoé remarque que l’un des prisonniers est un Européen.
Crusoé et Vendredi se jettent sur les cannibales et les dominent rapidement, ne permettant qu’à quatre d’entre eux de s’échapper. Vendredi est ravi de découvrir qu’un autre des prisonniers est son propre père. Crusoé et Vendredi nourrissent les prisonniers hébétés et les ramènent à la demeure de Crusoé, où une tente est dressée pour eux. Crusoé réfléchit avec contentement au peuplement de son royaume par des sujets loyaux.
Chapitre 26
Après avoir discuté avec ses « deux nouveaux sujets », le père de Vendredi et l’Espagnol, Crusoé rêve à nouveau de retourner sur le continent. Il demande à l’Espagnol s’il peut compter sur le soutien des hommes encore détenus sur le territoire des cannibales. L’Espagnol répond oui, mais rappelle à Crusoé que la production alimentaire devrait être augmentée pour accueillir autant d’hommes supplémentaires.
Avec l’aide de ses nouveaux ouvriers, Crusoé augmente sa capacité agricole. Il donne à chacun des nouveaux hommes une arme à feu.
Chapitre 27
Un jour, Vendredi accourt vers Crusoé pour lui annoncer qu’un bateau s’approche de l’île. Crusoé, avec sa longue-vue, découvre qu’il s’agit d’un bateau anglais. Près du rivage, Crusoé et Vendredi découvrent que le bateau contient onze hommes, dont trois sont prisonniers.
Crusoé s’approche des prisonniers, qui le prennent pour un ange. L’un des prisonniers explique qu’il est le capitaine du navire et que les marins se sont mutinés. Crusoé propose qu’en échange de sa libération et de celle des deux autres, lui et Vendredi se voient accorder un passage gratuit vers l’Angleterre. Le capitaine accepte et Crusoé lui donne une arme.
Crusoé élabore un stratagème et réussit à disperser les hommes. Au nom de Crusoé, le capitaine, s’adressant à ceux restants, propose d’épargner la vie de tous, sauf celle du meneur, s’ils se rendent maintenant. Tous les mutins se rendent. Le capitaine invente une histoire selon laquelle l’île est une colonie royale et que le gouverneur se prépare à exécuter le meneur le lendemain.
Chapitre 28
Après avoir vaincu les mutins, Crusoé décide de s’emparer du navire et informe le capitaine de ses plans. Le capitaine accepte. Le meneur rebelle est tué et le navire est récupéré. En guise de remerciement, le capitaine offre à Crusoé vin, nourriture et vêtements. Les mutins se voient offrir la possibilité de rester sur l’île afin d’éviter une exécution certaine pour mutinerie en Angleterre.
Reconnaissants, ils acceptent. Le 19 décembre 1686, Crusoé monte à bord du navire avec quelques biens et met les voiles pour l’Angleterre. De retour, Crusoé découvre que la veuve qui gardait son argent est vivante. La famille de Crusoé est morte en revanche, à l’exception de deux sœurs et des enfants d’un frère. Crusoé décide de se rendre à Lisbonne pour obtenir des informations sur ses plantations au Brésil.
Chapitre 29
En arrivant à Lisbonne, Crusoé retrouve son vieil ami et bienfaiteur, le capitaine portugais qui l’a emmené au Brésil. Le capitaine portugais lui apprend que ses terres brésiliennes ont été placées en fiducie et qu’elles lui ont été très profitables. Le capitaine est redevable à Crusoé d’une somme importante qu’il rembourse en partie sur place.
Grâce à une lettre notariée, Crusoé peut transférer ses investissements brésiliens à son nom. Il se retrouve en possession d’une grande fortune. Crusoé envoie des cadeaux en argent à son amie veuve et à ses deux sœurs. Tenté de partir au Brésil, Crusoé se résigne finalement à retourner en Angleterre, mais il est réticent à voyager par mer.
Il décide de poursuivre son chemin par voie terrestre, en rassemblant un groupe de voyageurs européens.
Chapitre 30
Crusoé et son groupe partent de Lisbonne et atteignent la ville espagnole de Pampelune à la fin de l’automne. Crusoé trouve le froid presque insupportable. La neige est excessive, obligeant le groupe à rester plusieurs semaines à Pampelune.
Le 15 novembre, ils se mettent enfin en route vers la France, malgré le mauvais temps. En poursuivant leur route, le groupe rencontre un cheval effrayé sans cavalier, puis trouve les restes de deux hommes. Trois cents loups encerclent bientôt le groupe de Crusoé. Ils tirent sur les loups et les effraient avec une explosion de poudre à canon.
Chapitre 31
Crusoé débarque sain et sauf à Douvres, en Angleterre, le 14 janvier. Il dépose ses effets personnels chez son amie veuve, qui prend bien soin de lui. Crusoé décide de rester en Angleterre, donnant l’ordre de vendre ses investissements au Brésil. Cette vente rapporte à Crusoé la grande fortune de 33 000 pièces de huit.
Comme Crusoé n’a aucun lien avec les membres de sa famille et est habitué à une vie nomade, il envisage à nouveau de quitter l’Angleterre, bien que la veuve fasse tout ce qu’elle peut pour l’en dissuader. Crusoé se marie, mais après la mort de sa femme, il décide de partir pour les Indes orientales en tant que commerçant privé en 1694. Au cours de ce voyage, il revisite son île. Crusoé découvre que les Espagnols qui y sont restés ont mis en place une colonie prospère. Crusoé leur offre du bétail, des provisions et même des femmes.
Robinson Crusoé : personnages
Robinson Crusoé
Le protagoniste et narrateur du roman. Crusoé commence le roman en tant que jeune homme de la classe moyenne à York en quête d’une carrière. Sa rébellion et sa décision de devenir marchand sont le point de départ de toute l’aventure qui suit.
Ses sentiments vagues mais récurrents de culpabilité à l’égard de sa désobéissance colorent la première partie de l’histoire et nous montrent à quel point la peur religieuse de Crusoé est profonde. Crusoé est constant et persévérant dans tout ce qu’il entreprend. Sa persévérance assure justement sa survie à travers les tempêtes, et son isolement sur l’île déserte.
Vendredi
Un natif des Caraïbes de vingt-six ans et cannibale qui se convertit au protestantisme sous la tutelle de Crusoé. Vendredi devient le serviteur de Crusoé après que celui-ci lui ait sauvé la vie alors que Vendredi est sur le point d’être dévoré par d’autres cannibales.
Vendredi ne semble jamais résister ou ressentir sa nouvelle servitude. Il la considère comme une compensation appropriée pour avoir eu la vie sauve. Mais quelle que soit la réaction de Vendredi, sa servitude est un symbole de l’oppression impérialiste dans le monde moderne. Le charisme général de Vendredi va à l’encontre de la torpeur émotionnelle que de nombreux lecteurs trouvent chez Crusoé.
Le capitaine portugais
Le capitaine qui récupère Crusoé et le jeune Xury après qu’ils se soient échappés de leurs ravisseurs maures. C’est lui qui emmène Crusoé au Brésil et inaugure ainsi sa nouvelle vie de propriétaire de plantation. Le capitaine portugais n’est jamais nommé – contrairement à Xury, par exemple – et son anonymat suggère une certaine fadeur de son rôle dans le roman.
Il est poli, avenant et extrêmement généreux envers Crusoé, lui achetant les peaux d’animaux et le jeune esclave bien au-dessus de la valeur marchande. Il est également loyal, prenant soin des investissements brésiliens de Crusoé même après une absence de vingt-huit ans.
L’espagnol
L’un des hommes du navire espagnol qui fait naufrage au large de l’île de Crusoé, et dont l’équipage est secouru par les cannibales et emmené sur une île voisine. L’Espagnol est condamné à être mangé comme victime rituelle des cannibales lorsque Crusoé le sauve.
En échange, il devient un nouveau « sujet » dans le « royaume » de Crusoé. L’Espagnol n’est jamais vraiment développé en tant que personnage dans le récit de Crusoé. Un exemple de l’étrange attitude impersonnelle souvent notable chez Crusoé.
Xury
Un jeune esclave qui n’est présenté que brièvement pendant la période d’esclavage de Crusoé à Sallee. Lorsque Crusoé s’échappe avec deux autres esclaves dans un bateau, il force l’un d’eux à nager jusqu’au rivage mais garde Xury à bord, montrant ainsi une certaine confiance envers le garçon.
Xury ne trahit jamais cette confiance. Néanmoins, lorsque le capitaine portugais finit par les récupérer, Crusoé vend Xury au capitaine. La vente de Xury nous montre les doubles standards racistes parfois apparents dans le comportement de Crusoé.
La veuve
Apparaissant brièvement mais à deux reprises dans le roman, la veuve garde en sécurité les 200 livres de Crusoé en Angleterre pendant son absence. Elle les rend loyalement à Crusoé à son retour en Angleterre. Comme le capitaine portugais et Vendredi, elle nous rappelle la bonne volonté et la fiabilité dont les humains peuvent être capables.
Analyse du roman
Christianisme et Providence Divine
Au départ indifférent à la religion, Crusoé se tourne vers Dieu après avoir survécu à des épreuves difficiles.
L’isolement forcé sur l’île pousse Crusoé à se tourner vers Dieu. Il commence à méditer sur sa situation et sur ses erreurs passées. Il perçoit son naufrage comme un signe de la volonté divine, un moyen pour Dieu de lui enseigner l’humilité et la soumission. Ce changement marque le début de son retour au christianisme. Crusoé adopte une attitude de gratitude envers Dieu pour sa survie et cherche à comprendre la raison spirituelle de son épreuve.
La providence divine est perçue comme une force guidant ses actions et assurant sa survie, renforçant l’idée d’un monde ordonné par une volonté divine. La providence divine semble guider Crusoé non seulement dans sa propre rédemption mais aussi dans son rôle de « missionnaire » envers les autres, comme avec la conversion de Vendredi.
Après son retour à la civilisation, Crusoé considère son expérience sur l’île comme une forme de rédemption. Le christianisme et la croyance en Dieu deviennent essentiels pour la reconstruction de son identité et pour comprendre la signification de son aventure.
Société
Bien que seul sur son île, Crusoé recrée une forme de société en organisant son environnement et en imposant une hiérarchie lorsqu’il rencontre Vendredi. Le roman explore ainsi comment l’homme peut structurer une société même en l’absence d’un cadre social établi.
À partir de l’isolement initial, Crusoé construit son propre microcosme, créant une forme de société personnelle, où il devient son propre maître, responsable de son travail et de son bien-être. Il transforme son île en un espace où il impose une structure : plantation, élevage et organisation de ses tâches.
L’arrivée de Vendredi constitue ici un tournant. Crusoé, en élevant Vendredi, cherche à instaurer une société et des rapports humains fondés sur l’autorité et la réciprocité. Cette relation est un reflet de la société coloniale de l’époque, où l’on voit Crusoé agir comme un colon, imposant ses valeurs et sa civilisation à un « sauvage ».
Individualité et Isolement
Dans Robinson Crusoé, l’individualité et l’isolement jouent des rôles centraux dans la transformation du personnage principal. Ces deux thèmes s’entrelacent pour explorer les aspects psychologiques et pratiques de la vie en solitude forcée.
L’histoire de Crusoé met en lumière sa capacité à se réinventer en tant qu’individu autonome. Loin de la société, il développe une identité basée sur sa propre ingéniosité, sa foi et sa résilience. Ce processus met en avant l’idée que l’individualité peut se forger dans l’adversité. Et que l’homme, en l’absence de société, reste capable de recréer une forme de civilisation à partir de rien.
D’un autre côté, l’isolement sur l’île est une métaphore de la séparation de Crusoé avec le monde extérieur. Au début, cet isolement est un fardeau, renforçant sa solitude et sa vulnérabilité. Cependant, au fil du temps, Crusoé transforme cette situation en une opportunité de croissance personnelle et spirituelle. L’isolement devient un catalyseur pour qu’il revoie ses priorités, remettant en question son ambition matérielle pour adopter une perspective plus introspective et religieuse.
Contentement vs Désir et Ambition
Le parcours de Crusoé reflète un conflit entre l’ambition (qui l’amène à quitter sa famille) et le contentement (qu’il trouve progressivement dans la simplicité de la vie insulaire). Ce thème questionne les désirs matériels et la satisfaction personnelle.
Étrangers, Sauvages et l’Inconnu
Le roman explore la rencontre avec l’inconnu, symbolisé par les « sauvages ». Crusoé envisage Vendredi et les cannibales à travers un prisme eurocentrique, qui traduit la peur de l’altérité et les préjugés coloniaux.
Pourtant, Robinson, en tant que naufragé, devient lui-même un étranger sur une île inconnue. Son isolement initial symbolise la confrontation à l’inconnu, tant géographique que culturel. L’arrivée de Vendredi marque un retournement : Robinson, maître des lieux, perçoit Vendredi comme l’étranger qu’il doit civiliser selon ses propres normes.
Vendredi incarne la vision occidentale des « sauvages » : exotique, mais aussi inférieur. Robinson le renomme, lui enseigne sa langue et sa religion, manifestant un paternalisme typique de l’époque coloniale. Vendredi est néanmoins représenté comme loyal et noble, défiant certains stéréotypes.
Quant aux cannibales, leur existence symbolise la peur de l’autre, considéré comme barbare.
Questions & réponses à propos de Robinson Crusoé
Pourquoi Robinson Crusoé quitte-t-il sa famille ?
Crusoé quitte sa famille en raison de son désir d’aventure et de son refus d’accepter les attentes de son père.
Comment Crusoé survit-il sur l’île déserte ?
Crusoé utilise son ingéniosité pour construire un abri, cultiver des ressources et élever des animaux. Il développe également une routine quotidienne de survie.
Quel rôle joue la religion dans le roman ?
La religion est essentielle pour Crusoé, qui se tourne vers Dieu pour comprendre sa situation et exprimer sa gratitude après son naufrage. La providence divine est un thème central du récit.
Pourquoi Crusoé considère-t-il Vendredi comme un « sauvage » ?
Crusoé voit Vendredi comme un « sauvage » car il est un homme indigène qu’il sauve d’une possible exécution par des cannibales. Crusoé l’éduque selon ses propres croyances chrétiennes et occidentales.
Combien de temps Crusoé reste-t-il sur l’île ?
Crusoé reste sur l’île pendant 28 ans, de 1659 à 1687.
Au début du roman, quelle est l’attitude de Robinson Crusoé envers Dieu et la religion ?
Il est indifférent à la religion, se préoccupant davantage de son ambition personnelle.
Quelle preuve trouve-t-on dans la jeunesse de Crusoé pour déterminer son capitalisme ?
Sa recherche incessante de richesse et son rejet des conseils de sa famille indiquent une mentalité capitaliste.
Pourquoi Crusoé veut-il tenir un journal ?
Pour organiser ses pensées, suivre ses activités et se consoler dans sa solitude.
Quelle comparaison peut-on faire entre ce roman et Sa Majesté des mouches de Golding ?
Crusoé construit une société ordonnée, alors que Sa Majesté des mouches montre une dérive vers le chaos.
Comment Crusoé réconcilie-t-il son envie de tuer des cannibales avec ses croyances religieuses ?
Il décide que ce n’est pas son rôle de juger, laissant Dieu décider.
Pensez-vous que Defoe voulait que ce roman soit une histoire morale ? Si oui, quelle était la morale ?
Oui, la morale pourrait être la providence divine et la rédemption par le travail et la foi.
Crusoé pourrait-il être considéré comme « raciste » ?
Oui, son traitement de Friday et des indigènes montre une vision eurocentrique.
Quelle importance ont eu les attitudes du père de Crusoé dans le développement de son fils ?
Son opposition au voyage a renforcé le désir d’indépendance de Crusoé.
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En tant que spécialiste de la littérature Européenne, j'ai toujours été intéressée par les différentes façons dont les écrivains de différentes cultures abordent leur travail. Je suis née en France, et mes parents étaient tous deux enseignants. J'ai grandi dans un foyer rempli de livres, et mon amour pour la littérature s'est développé très tôt.
J'ai étudié l'anglais à l'université et, une fois diplômée, j'ai déménagé à Londres pour poursuivre ma passion pour l'écriture. Je vis maintenant Nice depuis plus de dix ans, et mon travail a été publié au sein de plusieurs sites Web, magazines et revues spécialisées.
J'ai bien évidemment étudié en profondeur tous les classiques de la littérature espagnole, française, anglaise. Mais ce que j'aime vraiment, c'est explorer le travail d'écrivains contemporains issus de cultures et de milieux différents. À mon avis, il n'y a pas une seule "bonne" façon d'écrire de la littérature. Chaque écrivain a sa propre voix unique, et c'est cette diversité qui rend la littérature si intéressante.
Je crois que chaque personne a une histoire à raconter, et c'est pourquoi je pense qu'il est important d'en parler. C'est ainsi que je m'intéresse particulièrement à la manière dont ils sont influencés par leur milieu culturel. Je crois que la littérature peut être un outil puissant pour comprendre le monde qui nous entoure, et je m'efforce d'apporter cette compréhension à mes lecteurs.
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