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Résumé de Le Tour du Monde en 80 Jours de Jules Verne

Le Tour du monde en quatre-vingts jours est un roman d’aventures de Jules Verne, publié en feuilleton en 1872 dans Le Temps puis en livre en 1873. L’ouvrage raconte le voyage autour du monde de l’imperturbable Phileas Fogg, accompagné de son valet émotif, Passepartout, pour gagner un pari. Il s’agit du roman le plus populaire de la série des Voyages extraordinaires de Jules Verne.

Se déroulant à la fin du XIXe siècle, le roman emmène les lecteurs dans un voyage palpitant et plein de suspense, rempli de défis inattendus, de rencontres avec des cultures diverses et de la poursuite d’un objectif apparemment impossible. Suivez-nous au fil de ce résumé et de cette analyse !

Le Tour du monde en quatre-vingts jours : résumé court

Phileas Fogg, gentleman londonien aux habitudes méticuleuses, engage comme valet Jean Passepartout, un Français qui a exercé divers métiers, dont celui d’artiste de cirque. Celui-ci cherche désormais une vie tranquille. Après avoir lu dans le Daily Telegraph qu’une nouvelle ligne de chemin de fer en Inde permettrait théoriquement de faire le tour du monde en 80 jours, Fogg parie avec ses collègues du Reform Club qu’il fera ce voyage en 80 jours ou moins. Le pari porte sur la somme princière de 20 000 £ (la moitié de sa fortune). Cette nuit-là, Fogg et un Passepartout déconcerté montent à bord d’un train à destination de Douvres et Calais pour commencer leur voyage.

Cependant, peu avant le départ de Fogg, un homme d’apparence similaire braque une banque. Le départ soudain de Fogg conduit Scotland Yard à croire qu’il est le fameux braqueur. Un détective, M. Fix, est envoyé à Suez, en Égypte sous domination britannique, pour attendre le bateau à vapeur sur lequel Fogg et Passepartout voyagent. Fix se lie d’amitié avec Passepartout. Après avoir appris qu’ils prendront le bateau à vapeur pour Bombay, il achète un billet et les rejoint. Le bateau atteint cependant Bombay avant l’arrivée d’un mandat d’arrêt.

Asie

A bord du Great India Peninsula Railway, en direction de Calcutta, Fogg apprend qu’il manque 81 km de voie ferrée. Fogg achète un éléphant et engage un homme parsi comme conducteur et guide. Le groupe rencontre plus tard une poignée de personnes se préparant à l’immolation d’une veuve sur le bûcher funéraire de son mari. Fogg décide de sauver la jeune veuve. Passepartout se déguise en corps du défunt rajah. Dès que le bûcher est allumé, il surgit et s’empare de la veuve. Le groupe s’enfuit alors avant que la ruse ne soit découverte. Ils atteignent la gare d’Allahabad et poursuivent leur voyage.

À Calcutta, Fogg et Passepartout sont arrêtés et condamnés à la prison pour l’incursion de Passepartout dans un temple à Bombay, avec ses chaussures aux pieds. Fogg, imperturbable, paie la caution. Accompagnés de la veuve Aouda, ils embarquent sur un bateau à vapeur à destination de Hong Kong. Fix, qui espérait que les peines les garderaient à Calcutta assez longtemps pour que le mandat d’arrêt arrive, les rejoint.

À Hong Kong, Passepartout tente d’obtenir des cabines sur un bateau à destination de Yokohama et apprend que le départ est prévu le soir-même. Désespéré de garder Fogg à Hong Kong jusqu’à l’arrivée du mandat d’arrêt, Fix explique à Passepartout pourquoi il le suit et propose de le payer pour l’aider à retarder le départ. Lorsque Passepartout refuse, Fix le drogue avec de l’opium. En conséquence, Fogg rate le bateau à vapeur. Il trouve cependant un autre bateau pour l’emmener à Shanghai, et lui, Aouda et Fix mettent les voiles.

Passepartout arrive à Yokohama sans argent et sans savoir où se trouve Fogg. Il rejoint un cirque ambulant, où Fogg le rencontre juste à temps pour que tous montent à bord du bateau à vapeur qui les emmènera à San Francisco. Comme la Grande-Bretagne n’a aucune juridiction aux États-Unis, Fix espère ramener Fogg en Angleterre rapidement. Le groupe monte à bord d’un train à destination de New York.

Amérique

Le voyage se déroule presque sans incident. Au Nebraska, le train est attaqué par une bande de Sioux, mis bientôt en fuite par les soldats en garnison postés là-bas. Les Sioux capturent toutefois Passepartout et deux autres passagers. Fogg se porte à leur secours avec un groupe de soldats, mais le train repart sans eux.

À l’aide d’un traîneau à voile, Fogg et les autres voyagent sur la neige jusqu’à Omaha, dans le Nebraska, arrivant juste à temps pour monter à bord d’un train pour Chicago. De là, ils prennent un train pour New York, où ils arrivent en 45 minutes.

Europe

Et c’est le retour vers l’Angleterre. Fogg trouve un navire marchand vide dont le capitaine est prêt à transporter le groupe. Le bateau met le cap sur Liverpool. Lorsqu’une tempête empêche l’utilisation des voiles, les réserves de charbon s’épuisent. Fogg achète le navire au capitaine et commence à brûler ses parties en bois. Dès leur arrivée à Liverpool, Fix arrête Fogg. Plusieurs heures plus tard, cependant, Fix apprend qu’un autre homme est responsable du braquage de banque. Il libère alors Fogg, qui commande un train spécial. Il arrive cependant à Londres cinq minutes trop tard pour gagner son pari.

Le soir suivant, Fogg s’excuse auprès d’Aouda de ne pas pouvoir lui assurer du confort suite à la perte du pari. Elle lui propose à son tour le mariage, ce qu’il accepte avec joie. Passepartout est envoyé pour engager un ecclésiastique. Il apprend alors que leur voyage à travers les fuseaux horaires leur a fait gagner un jour et qu’ils ne sont pas en retard en réalité. Il se précipite pour prévenir Fogg, qui arrive au Reform Club avec seulement quelques instants d’avance.

Le Tour du monde en quatre-vingts jours : résumé par chapitres

Chapitre 1

Phileas Fogg, gentleman anglais, vit seul au 7 Saville Row, un chic quartier londonien. Il n’a pas de femme, d’enfants, de parents ou d’amis proches. Les gens le trouvent étrange parce qu’il n’a pas d’emploi fixe et qu’il ne participe jamais à des événements sociaux. Si tous le savent riche, on ne sait pas comment il l’est devenu.

Fogg n’est jamais en avance ni en retard, et ses activités suivent exactement le même schéma tous les jours. Il vient de licencier son ancien domestique pour avoir apporté de l’eau de rasage deux degrés trop froide et attend l’arrivée d’un nouveau candidat au poste. Celui-ci : un Français du nom de Jean Passepartout. Passepartout explique qu’il a sauté d’un emploi à l’autre, chanteur, artiste de cirque, professeur de gymnastique, pompier, et que c’est ainsi qu’il a gagné le nom de « Passepartout ». Il espère se poser et avoir une vie plus tranquille avec Fogg.

Lorsque Fogg demande à Passepartout l’heure sur sa montre, Fogg est exaspéré d’apprendre que la montre de Passepartout a quatre minutes de retard. Mais il l’embauche tout de même sur le champ. Fogg se précipite alors au Reform Club, un club social pour gentlemen où il passe la plupart de son temps.

Chapitre 2

Passepartout voit Fogg comme un homme élégant, en parfait contrôle de ses paroles et de ses actes. À son ancien travail, Passepartout a été renvoyé pour avoir grondé son maître qui rentrait ivre à la maison. Il se sent soulagé de voir qu’il ne devrait pas s’attendre à un tel comportement de la part de Fogg.

Fogg a environ quarante ans. Il est grand, beau, avec une peau pâle et de belles dents. Passepartout, en revanche, a de grosses lèvres, des cheveux en bataille et un physique plus musclé, issu de son parcours d’artiste de cirque et de professeur de gymnastique. La principale différence entre Passepartout et Fogg est leur comportement : Fogg est calme et réservé, Passepartout est vif et bavard. Passepartout regarde autour de lui dans la maison de Fogg et remarque à quel point tout est propre et bien rangé, même les vêtements et les chaussures de Fogg, qui sont numérotés en fonction de la période de l’année où ils doivent être portés.

L’horloge de la chambre de Fogg est synchronisée à la seconde près avec celle de Passepartout. Il y a une liste au-dessus de l’horloge de la chambre de Passepartout qui énumère l’emploi du temps de Fogg, à la minute près. Passepartout se rend compte qu’il aura beaucoup de travail à faire, mais c’est un changement bienvenu par rapport à son passé erratique et tumultueux.

Chapitre 3

Au Reform Club, alors que Fogg commence à jouer aux cartes, il entend parler d’un récent vol. Un voleur déguisé en gentleman anglais a volé 55 000 livres à la Banque d’Angleterre. Une récompense de 2 000 livres est offerte pour sa capture. Un homme fait remarquer que le voleur s’en sortira sûrement puisque le monde est « assez grand » pour s’y cacher. Fogg, normalement calme, répond que le monde n’est plus aussi grand qu’ils le pensent. Il ajoute que le monde peut désormais être parcouru en quatre-vingts jours grâce aux récentes avancées en matière de transport.

On se moque de Fogg et ce dernier parie tout son argent à la banque, 20 000 livres, que le voyage peut être fait. Il fait même un chèque pour placer le pari. Nous sommes le 2 octobre, 20 h 45, et le pari stipule que Fogg reviendra à la même heure le 21 décembre.

Chapitre 4

Fogg se précipite chez lui pour dire à Passepartout qu’ils vont faire le tour du monde en quatre-vingts jours et qu’ils doivent partir immédiatement. Ils se dirigent d’abord vers Calais, en France. Passepartout doit préparer un sac de voyage pour chacun d’eux avec deux chemises et trois paires de chaussettes. Il n’y a pas le temps de préparer plus.

Abasourdi, Passepartout rassemble rapidement les objets dans le sac, étonné de la rapidité avec laquelle ses rêves d’une vie plus tranquille sont anéantis. Fogg ajoute un gros rouleau de billets et un horaire de bateau à vapeur au sac. Les deux hommes se dirigent vers la gare afin de prendre le train pour la France. Fogg achète pour lui et Passepartout des billets de première classe. Dans sa hâte, Passepartout se rend compte qu’il a oublié d’éteindre le brûleur à gaz de sa chambre. Fogg répond qu’il déduira la facture de gaz des revenus de Passepartout à leur retour à la maison, sous-entendant qu’il lui donne une leçon sur l’attention.

Chapitre 5

La nouvelle du pari de Fogg se répand et les détails sont publiés dans tous les journaux. Les Anglais commencent à parier sur l’issue du voyage. Des « obligations Phileas Fogg » sont créées pour que le public puisse placer officiellement ses paris. La plupart des gens pensent que Fogg va perdre et qu’il a été escroqué par ses amis du Reform Club. Le public ne peut pas croire que les transports modernes permettraient à un homme de traverser le monde en quatre-vingts jours.

Cependant, lorsqu’une rumeur se répand selon laquelle le braqueur de la Banque d’Angleterre est Fogg, la valeur des obligations Fogg commence à chuter brutalement. Les gens commencent à se rappeler les comportements « étranges » et reclus de Fogg. Et à supposer que ce dernier utilise le pari comme excuse pour s’enfuir avec l’argent volé. Le Détective Fix est envoyé par la police pour suivre Fogg jusqu’à ce qu’ils puissent émettre un mandat d’arrêt officiel contre lui. Fix se lance à la poursuite de Fogg et met le cap sur la ville de Suez, en Égypte, où Fogg se rend.

Chapitre 6

Le détective Fix attend sur le quai de Suez l’arrivée du navire de Fogg. Fogg et Passepartout voyagent sur le paquebot anglais le Mongolie. Le navire arrive et les passagers débarquent. Passepartout, ne réalisant pas qui est Fix, s’approche de Fix pour lui demander où se trouve le bureau du consul. Il cherche le consul pour tamponner son passeport avec un visa pour prouver qu’il s’est arrêté à Suez. Fix ouvre le passeport et se rend compte qu’il correspond à la description du braqueur de banque londonien. Fix, cherchant à piéger Fogg, dit à Passepartout que son maître doit se présenter en personne pour faire tamponner son passeport.

Chapitre 7

Le détective Fix court dire au consul de ne pas tamponner le passeport de Fogg. Fix veut détenir Fogg jusqu’à ce que le mandat d’arrêt arrive de Londres. Le consul, doutant que Fogg soit le voleur, répond qu’un voleur ne se contente pas de « faire savoir aux gens où il se trouve » et qu’il ne peut pas vraiment refuser un visa à Fogg. Le consul dit que c’est la juridiction de Fix d’arrêter Fogg, pas la sienne, et qu’il ne peut rien faire.

Juste à ce moment, Fogg frappe à la porte. Après avoir confirmé son identité, il explique qu’il se rend à Bombay, en Inde. Le consul explique qu’il n’a pas besoin de visa pour s’y rendre. Fogg dit qu’il en voudrait un de toute façon, pour prouver qu’il était à Suez. Le consul tamponne le passeport et Fogg retourne au bateau à vapeur avec Passepartout. Il note dans son journal qu’il lui a fallu exactement six jours et demi pour se rendre à Suez en passant par l’Angleterre, la France et l’Italie. Il est heureux de constater qu’il est exactement dans les temps. Fogg ferme son agenda. Plutôt que de prendre le temps d’explorer Suez avec le temps libre dont il dispose, il s’assoit pour prendre son petit-déjeuner.

Chapitre 8

Le détective Fix engage la conversation avec Passepartout devant le bureau du consul. Passepartout dit que lui et Fogg voyagent si vite qu’il a du mal à se souvenir où il est. Fix informe Passepartout qu’il est actuellement à Suez, une ville d’Égypte. Passepartout, stupéfait, n’arrive pas à croire qu’il est déjà sur le continent africain. Passepartout dit qu’il est pressé d’acheter des vêtements pour lui et Fogg, puisqu’ils sont partis avec seulement un petit sac.

Fix le questionne davantage, lui demandant pourquoi Passepartout et Fogg ont quitté Londres si vite. Passepartout révèle que Fogg tente de gagner un pari selon lequel il peut faire le tour du monde en quatre-vingts jours et qu’ils sont en route pour Bombay. Fix, satisfait de la facilité avec laquelle il peut obtenir des informations de Passepartout, se précipite chez le consul pour expliquer le plan de Fogg. Il envoie un télégramme au commissariat de police de Londres pour envoyer le mandat à Bombay et monte à bord du paquebot le Mongolie à la poursuite de Fogg.

Chapitre 9

Fogg et Passepartout voyagent vers l’Inde à bord du Mongolie. Fogg passe ses journées à jouer au whist avec d’autres passagers et à manger quatre repas complets par jour. Passepartout aperçoit le détective Fix sur le bateau et le salue chaleureusement, lui demandant où il va. Fix prétend qu’il est en route pour Bombay parce qu’il travaille pour une entreprise anglaise là-bas. Passepartout, ne se doutant de rien, continue de discuter avec désinvolture, disant qu’il espère avoir plus de temps pour voir les sites touristiques de l’Inde, ajoutant qu’il trouve « stupide » le projet de Fogg de voyager partout dans le monde sans prendre le temps de rien voir.

Le navire fait une escale à Aden, en Arabie, pour prendre plus de charbon et navigue vers Bombay le 20 octobre, deux jours plus tôt que prévu. Fogg, ravi de voir qu’il dispose désormais de deux jours supplémentaires, remet une récompense au capitaine alors qu’il quitte le bateau à vapeur.

Chapitre 10

Fogg et Passepartout descendent du bateau à vapeur et attendent leur train de Bombay à Calcutta. Ils ont quatre heures à tuer. Fogg, peu intéressé par l’exploration de la ville, se rend directement chez le consul pour faire tamponner son passeport afin de pouvoir prouver qu’il était à Bombay. Le détective Fix se rend au commissariat de police pour voir si le mandat d’arrêt contre Fogg est arrivé. Passepartout se rend en ville pour acheter plus de vêtements.

En chemin vers le magasin, Passepartout se retrouve attiré par un temple indien. Il entre dans le temple sans enlever ses chaussures, sans se rendre compte que c’est un crime de porter des chaussures à l’intérieur du lieu saint. Les prêtres indiens de la pagode commencent à attaquer Passepartout. Passepartout se précipite vers le train avec cinq minutes d’avance, et raconte à Fogg ce qui s’est passé.

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Chapitre 11

Fogg, Passepartout et le détective Fix sont dans le train pour Calcutta. Fogg remarque Sir Francis Cromarty, un homme avec qui il a joué au whist sur le Mongolie. Cromarty est un officier de l’armée anglaise en poste en Inde. Cromarty pointe du doigt les montagnes qui s’étendent devant leur fenêtre, en disant à Fogg qu’il a de la chance que le chemin de fer traverse désormais les montagnes. Il explique que le train s’arrêtait autrefois au pied des montagnes et qu’ils auraient dû voyager à cheval sur une partie du trajet.

Plus tard, le train s’arrête brusquement au village de Kholby. Le conducteur explique que la voie n’est pas terminée et que les passagers doivent trouver un moyen de parcourir eux-mêmes les cinquante miles entre Kholby et Allahabad. Fogg proteste, affirmant que les journaux de son pays ont déclaré que le chemin de fer traversait désormais entièrement l’Inde. Le conducteur, imperturbable, dit que les journaux ont fait une erreur.

Fogg aperçoit un homme à l’extérieur du train avec un éléphant et propose de l’acheter. Au début, le propriétaire refuse de le vendre, mais il cède lorsque Fogg lui offre 2 000 livres. Fogg engage un guide parsi pour l’emmener avec Passepartout et Cromarty à Allahabad.

Chapitre 12

Fogg, Cromarty et Passepartout traversent l’Inde, passant par plusieurs villages ruraux. Fogg et Cromarty sont assis sur le cou de l’éléphant et Passepartout est assis sur son dos. Ils tombent sur une procession de brahmanes, prêtres de la religion indienne de l’hindouisme, qui chantent et portent une plateforme décorée d’une statue de la déesse hindoue Kali, déesse de la mort. Derrière la plateforme, un groupe d’hommes conduit une femme vêtue d’une belle robe et de bijoux. La femme a la peau claire et ressemble plus à une européenne qu’à une indienne.

Un autre groupe d’hommes avec des sabres et des fusils porte le corps d’un rajah indien. Le Parsi explique que la femme est l’épouse du rajah et qu’elle sera brûlée vive à ses côtés sur son bûcher funéraire en sacrifice aux dieux. Horrifié, Fogg passe à l’action, disant qu’il a douze heures devant lui et qu’il doit sauver la femme.

Chapitre 13

Fogg, Passepartout et Cromarty apprennent que la captive s’appelle Aouda. Elle est la fille d’un riche marchand anglais qui vivait à Bombay. À la mort de son père, elle a été forcée d’épouser le vieux rajah indien. Les hommes élaborent un plan pour se cacher dans les arbres près de la pagode jusqu’à la tombée de la nuit, dans l’espoir de se faufiler entre les brahmanes dans l’obscurité pour sauver la femme. Voyant que toutes les entrées de la pagode sont fortement gardées et que les brahmanes sont ivres, Passepartout élabore un autre plan pour sauver Aouda.

Tôt le matin, il prend la place du corps du rajah sur le bûcher et attend tranquillement. Au moment où le bûcher est sur le point de s’enflammer, il se lève et s’enfuit avec Aouda. Déconcertée, la foule pense que le vieux rajah est revenu à la vie et le regarde avec émerveillement s’éloigner avec sa « femme ». Les brahmanes, comprenant finalement ce qui s’est passé, poursuivent Fogg et son groupe, tirant des balles et des flèches sur leur éléphant, mais il est trop tard. Le groupe s’échappe.

Chapitre 14

Aouda, encore groggy après avoir été droguée par les prêtres, se rend compte qu’elle est maintenant avec des étrangers. Passepartout est satisfait du succès de sa mission, mais Cromarty prévient qu’Aouda n’est en sécurité que temporairement. Tant qu’elle est en Inde, elle risque d’être capturée et sacrifiée. Miraculeusement, ils arrivent tous à la gare d’Allahabad à l’heure. Fogg renvoie l’homme parsi, le paye pour son service et lui rend son éléphant en cadeau.

En route pour Calcutta, Fogg invite Aouda à Hong Kong. Celle-ci accepte l’offre, en disant qu’elle y a un cousin, Jeejeeh, chez qui elle peut rester. Cromarty dit au revoir au groupe. Fogg est heureux de réaliser que même s’il a perdu deux jours de voyage à travers l’Inde, il a gagné deux jours de voyage de Londres à Bombay. Il est toujours dans les temps lorsqu’il arrive à Calcutta.

Chapitre 15

Le chapitre s’ouvre avec Fogg et Passepartout accueillis par un policier à la gare de Calcutta. Le policier les emmène en prison, où ils attendent de comparaître devant un juge. Dans la salle d’audience, trois prêtres brahmanes accusent Fogg et Passepartout d’avoir violé un lieu saint. Pensant que les prêtres sont ceux qui ont capturé Aouda, Fogg admet volontiers sa culpabilité, disant qu’il ne faisait que ce qu’il pensait être le mieux puisqu’une femme était sur le point d’être sacrifiée.

Déroutés, les prêtres expliquent qu’ils viennent de Bombay et remettent les chaussures de Passepartout comme preuve. Fogg réalise alors que ce sont les prêtres que Passepartout a offensés à Bombay, et non les prêtres hindous de la forêt. Le détective Fix les a soudoyés pour qu’ils suivent Passepartout de Bombay à Calcutta afin de les arrêter.

Comme Fogg et Passepartout ont tous deux admis leur « culpabilité », le juge, expliquant que la loi anglaise protège strictement les religions indiennes, condamne Passepartout à quinze jours de prison et à une amende de 300 livres. Il condamne aussi Fogg à sept jours de prison et à une amende de 150 livres. Fogg offre une caution en échange. Le juge fixe la caution à 1 000 livres pour chaque homme, que Fogg paie volontiers. Fix, réalisant que Fogg accorde plus de valeur à son temps qu’à son argent et qu’il paiera volontiers la caution, devient frustré. Passepartout, Fogg et Aouda atteignent le port avec une heure d’avance pour embarquer sur le navire Rangoon à destination de Hong Kong.

Chapitre 16

Fogg, Passepartout et Aouda naviguent sur le Rangoon. Passepartout et Aouda échangent des histoires sur leur vie, et Passepartout raconte le pari de 20 000 livres de Fogg. Fogg reste assis tranquillement tout le temps, parlant à peine. Le détective Fix est également sur le bateau à vapeur, caché dans sa cabine. Fix devient anxieux en réalisant qu’après le départ du groupe de Hong Kong, ils seront hors d’un pays sous domination anglaise et qu’il sera plus difficile de capturer Fogg.

Fix se demande s’il doit révéler son identité à Passepartout. Il a déduit que Passepartout n’était probablement pas complice du vol, car il semble vraiment ignorer les motivations de ce dernier. Il s’approche de Passepartout, et cette fois, Passepartout se montre plus méfiant à l’égard de Fix. Passepartout demande pourquoi il est sur le bateau après avoir dit qu’il ne se rendait qu’à Bombay. Fix dit qu’il va aussi à Hong Kong. Facilement satisfait de cette simple réponse, Passepartout discute de ses aventures avec Fogg en Inde et de la façon dont ils ont maintenant une femme avec eux. Cela soulève d’autres questions pour Fix. Mais il décide de s’abstenir de poser d’autres questions pour éviter d’éveiller davantage de soupçons.

Chapitre 17

Passepartout se méfie de plus en plus du détective Fix à mesure qu’il réfléchit à sa rencontre sur leur bateau à vapeur. Il décide que Fix doit être un espion envoyé par le Reform Club et jure de protéger Fogg.

Nous sommes le 31 octobre et le navire fait escale à Singapour. Fogg a moins de deux mois pour retourner à Londres. Il est cependant ravi que le Rangoon ait une demi-journée d’avance sur l’horaire prévu. Cela signifie qu’il a de bonnes chances de prendre le bateau à vapeur de Hong Kong à Yokohama, au Japon, et de respecter l’horaire prévu. Fogg décide, de manière inhabituelle, de faire une promenade tranquille en calèche à travers Singapour avec Aouda. Pendant leur absence, Fix coince Passepartout, lui disant qu’il ne croit pas qu’il essaie réellement de faire le tour du monde en quatre-vingts jours. Passepartout, profondément offensé, est maintenant encore plus convaincu que Fix est un espion.

Chapitre 18

Une terrible tempête frappe alors que Fogg, Passepartout et Aouda sont en route pour Hong Kong. Leur navire arrive au port avec une journée de retard. Fogg se précipite pour savoir quand le prochain navire à destination de Yokohama est prévu. Un capitaine explique que le navire Carnatic ne partira que demain car l’une de ses chaudières est tombée en panne. Fogg calcule qu’il a encore vingt-quatre heures de retard sur son horaire mais qu’il rattrapera probablement son retard plus tard. Avec seize heures d’avance, Fogg court dans Hong Kong à la recherche du cousin d’Aouda, Jeejeeh. Il apprend que Jeejeeh a déménagé de Hong Kong vers l’Europe. Fogg n’a d’autre choix que d’emmener Aouda avec lui. Aouda est secrètement tombée amoureuse de Fogg.

Chapitre 19

Passepartout rencontre le détective Fix alors qu’il se rend au port pour acheter des billets pour le Carnatic. En achetant des billets, ils apprennent que le Carnatic va partir ce soir-là au lieu du matin. Passepartout est en route pour annoncer la nouvelle à Fogg lorsque Fix le distrait en l’attirant pour boire un verre. Fix demande l’aide de Passepartout pour retarder Fogg, en disant qu’il partagera avec lui une partie de la récompense pour sa capture. Passepartout, profondément offensé, dit qu’il n’aidera pas les hommes du Reform Club.

Déconcerté et frustré, Fix laisse échapper qu’il est en fait un policier qui croit que Fogg utilise le voyage comme une ruse pour éviter d’être arrêté pour un vol de banque juste avant le départ de Fogg. Fix demande à Passepartout de l’aider à retarder Fogg jusqu’à ce que le mandat d’arrêt arrive. Mais Passepartout refuse avec véhémence, invoquant l’honneur de Fogg et sa propre loyauté. Fix glisse de l’opium à Passepartout, et il s’évanouit.

Chapitre 20

Fogg, qui ignore le changement d’horaire du Carnatic, est sorti avec Aouda pour lui acheter une nouvelle garde-robe qui conviendra mieux à leurs voyages à travers l’Amérique et l’Europe. Ils trouvent étrange que Passepartout ne soit pas venu les rencontrer à l’hôtel ou au quai le lendemain matin. Le détective Fix se présente à Fogg et Aouda, affirmant qu’il recherche Passepartout. Fogg, déterminé à trouver une autre solution après avoir raté le Carnatic, trouve John Bunsby, capitaine du navire Tankadere. Bunsby dit qu’il ne peut les emmener qu’à Shanghai, en Chine. De là, ils pourront prendre un bateau à vapeur pour Yokohama. Fogg accepte et achète des billets pour le groupe, y compris Fix. Fogg appelle le commissariat de police de Hong Kong et le consulat français à la recherche de Passepartout, mais sans succès.

Chapitre 21

Malgré la générosité de Fogg, Fix reste convaincu que Fogg est un criminel. Le deuxième jour de leur voyage, un typhon frappe. Le capitaine Bunsby hurle qu’ils doivent immédiatement se rendre au port. Fogg, déterminé, pousse Bunsby à naviguer plus vite vers Shanghai. Ils arrivent juste au moment où le paquebot pour Yokohama prend la mer. Fogg ordonne à Bunsby d’abaisser le mât, signe que le navire est en détresse. Bunsby obéit, motivé par la récompense que Fogg lui a promise pour l’avoir amené à Shanghai à temps pour faire sa correspondance. Bunsby tire même un coup de canon en mer pour attirer l’attention de l’autre navire.

Chapitre 22

Passepartout se réveille de son sommeil provoqué par la drogue, sur le pont du Carnatic. Il se souvient avec horreur des événements de la veille à la taverne, avec le détective Fix. Le navire est à 150 milles de Yokohama. Passepartout demande à un membre de l’équipage si Fogg et Aouda sont sur la liste des passagers du navire. Lorsque Passepartout se rend compte qu’ils n’ont pas atteint le navire à temps, il se sent dévasté. Passepartout craint que Fogg n’ait même été mis en prison à Hong Kong. Sans argent et sans maître, Passepartout se demande ce qu’il va faire ensuite.

Chapitre 23

Passepartout se promène dans Yokohama, affamé. Il décide qu’il est trop bien habillé pour mendier de l’argent, alors il vend ses vêtements pour une tunique japonaise. Il tombe sur une troupe de clowns acrobates qui portent des costumes ailés et de longs nez en bambou. La troupe donne une dernière représentation avant de repartir pour l’Amérique. Passepartout est embauché pour prendre part au spectacle. Cependant, lorsqu’il aperçoit Fogg et Aouda dans le public pendant la représentation, il fait tomber la pyramide humaine qu’il était censé soutenir. Fogg paie le directeur de la troupe pour la représentation gâchée et se précipite avec Passepartout pour prendre le bateau à vapeur pour l’Amérique.

Chapitre 24

Dans ce chapitre, l’histoire revient en arrière pour révéler que le plan de Fogg pour attirer l’attention du navire en partance pour Yokohama a fonctionné et que le bateau à vapeur s’est effectivement approché du navire de Bunsby, permettant à Fogg et Aouda de monter à bord. Fogg et Aouda sont arrivés à Yokohama seulement un jour après Passepartout. En cherchant Passepartout à Yokohama, Fogg est tombé sur une publicité pour le cirque et a décidé d’assister au spectacle. C’est à ce moment-là que Passepartout les a aperçus dans la foule.

Après leurs retrouvailles, Passepartout décide de ne pas parler à Fogg de sa rencontre avec le détective Fix. Fogg, Aouda et Passepartout partent pour l’Amérique sur le Général Grant, sur lequel Fix se cache également. Fix a enfin le mandat d’arrêt contre Fogg, mandat invalide puisqu’ils ne sont plus sur le territoire anglais. Passepartout croise Fix sur le bateau et commence à le frapper. Fix le supplie d’arrêter, disant qu’ils partagent tous deux le même intérêt à ramener Fogg chez lui. Fix ne peut pas l’arrêter avant qu’il ne soit de retour à Londres.

Passepartout baisse les poings, avertissant Fix que s’il tente de leur causer plus de problèmes, il attaquera. Fix dit qu’une fois de retour sur les côtes anglaises, Passepartout découvrira qui est vraiment Fogg. Le général Grant arrive à San Francisco à l’heure. Fogg, miraculeusement, reste dans les temps.

Chapitre 25

Le groupe arrive à San Francisco avec quelques heures d’avance avant de prendre le train pour New York à 18 heures ce soir-là. Fogg et Aouda déjeunent et se rendent au consulat pour obtenir un visa. En chemin, ils rencontrent le détective Fix. Il explique qu’il a également voyagé sur le General Grant à travers le Pacifique, et qu’il est maintenant en route pour l’Angleterre pour affaires. Toujours sans méfiance, Fogg invite Fix à les rejoindre pour le reste de leur voyage.

Alors qu’ils continuent de marcher, ils tombent sur un rassemblement politique dans la rue. Le groupe se retrouve entouré de manifestants en colère. L’un des manifestants lance un coup de poing à Fogg, mais Fix intervient et encaisse le coup à sa place. Fogg emmène le groupe loin de la bagarre mais promet de revenir un jour en Amérique. Fogg et Fix rencontrent Passepartout dans un magasin de tailleur où ils sont allés faire repasser leurs vêtements froissés. Passepartout, encouragé par les actions de Fix pour protéger Fogg, commence à croire que Fix tient vraiment sa parole de ne plus leur causer de problèmes.

Chapitre 26

Fogg, Passepartout, Aouda et Fix prennent le train de San Francisco à New York. Le train s’arrête lorsqu’il croise un troupeau de bisons traversant les voies ferrées. Fogg reste calme, mais Passepartout est consterné par un pays comme l’Amérique, où les animaux peuvent interférer dans la vie des gens. Au bout de trois heures, les bisons passent enfin et le train redémarre. Ils arrivent à Salt Lake City, dans l’Utah, juste après la tombée de la nuit.

Chapitre 27

Passepartout est approché par un missionnaire mormon nommé Elder Hitch. Hitch prêche sur le mormonisme, essayant de recruter de nouveaux membres pour son église. Passepartout se sent d’abord légèrement intéressé parce qu’il a entendu dire que les mormons pouvaient avoir plusieurs épouses. Cependant, lorsqu’il se retrouve coincé, il refuse les supplications d’Hitch et il retourne au wagon de Fogg.

Chapitre 28

Alors qu’elle est toujours dans le train pour New York, Aouda aperçoit le colonel Proctor, l’homme qui a frappé Fix lors du rassemblement politique. Inquiète que Fogg ne se batte contre lui, elle élabore un plan pour occuper Fogg avec une partie de whist dans son wagon. Le conducteur du train annonce que le train sera retardé de six heures car le pont Medicine Creek qui se trouve devant est trop fragile et va s’effondrer. Fogg n’entend rien de cela, car son attention est concentrée sur le jeu de whist.

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Encouragé par Passepartout et le colonel Proctor, le conducteur « saute » par-dessus le pont en reculant le train et en fonçant vers le pont à pleine vitesse. La tentative est un succès. Le pont s’effondre juste au moment où ils atterrissent de l’autre côté. Fogg reste inconscient de tout l’événement, toujours concentré sur son jeu.

Chapitre 29

Fogg, Passepartout, Aouda et Fix sont dans le train pour terminer la dernière étape de leur voyage vers New York. Ils arriveront à New York dans exactement quatre jours. Fogg et Fix sont occupés à jouer au whist lorsque le colonel Proctor passe, faisant un commentaire selon lequel Fogg joue la mauvaise carte. Fix se lève, réalisant de qui il s’agit, et défie le colonel Proctor. Fogg arrête Fix, disant que c’est son combat.

Le colonel Proctor défie Fogg en duel, mais Fogg lui demande s’ils peuvent se rencontrer dans six mois car Fogg n’a pas le temps de le combattre. Le colonel Proctor accuse Fogg d’essayer de se dérober au combat. Fogg se soumet, et ils acceptent d’échanger des coups de feu à l’arrêt du colonel Proctor, Plum Creek.

Soudain, le conducteur annonce qu’ils ne peuvent pas s’arrêter à Plum Creek car le train a déjà vingt minutes de retard. Les hommes prévoient de se battre dans le dernier wagon pendant que le train avance. Au moment où Proctor et Fogg sont sur le point d’échanger des coups de feu, un groupe d’Indiens Sioux traverse le train et attaque les passagers. Les Sioux tentent d’arrêter la locomotive en fermant la vanne de vapeur, mais ils l’ouvrent plus largement, ce qui fait avancer le train à toute allure. Passepartout se glisse sous les wagons de passagers pour les détacher de la locomotive. Les wagons s’arrêtent juste à Fort Kearney, où les soldats américains attendent, prêts à chasser les Sioux.

Chapitre 30

Le groupe découvre que Passepartout a disparu. Ils apprennent qu’il a été fait prisonnier, avec trois autres passagers, par les Sioux. Fogg demande au commandant de Fort Kearney de sauver les captifs, mais le commandant refuse, disant qu’il doit rester en retrait pour protéger le fort. Fogg, qui se trouve dans une situation désespérée entre perdre son pari ou sauver Passepartout, prend la décision héroïque de partir à la poursuite de ce dernier.

Le commandant, inspiré par la bravoure de Fogg, envoie trente de ses hommes avec Fogg pour l’aider. Fogg promet de partager une grosse somme d’argent entre eux si leur mission réussit. Fix, quant à lui, se sent désespéré à l’idée que Fogg puisse enfin s’échapper pour de bon avec l’argent volé. Un coup de sifflet retentit, alertant le reste des passagers que le train est prêt à partir. Aouda reste sur place. Alors qu’elle attend dans le froid, Fogg apparaît enfin à l’aube, avec Passepartout et les autres prisonniers.

Chapitre 31

Aouda sanglote et salue Fogg. Elle est visiblement tombée profondément amoureuse de Fogg. Ce dernier, imperturbable face à son émotion, demande quand le prochain train doit passer. Il a maintenant vingt heures de retard.

Fix, à qui Fogg a demandé de rester pour s’occuper d’Aouda, propose à Fogg une solution. Il connaît un conducteur de traîneau américain nommé Mudge qui peut les conduire à Omaha, où ils peuvent prendre un train pour New York. Le plan est arrangé. Fogg et son groupe montent à bord du traîneau et courent à travers le terrain enneigé, évitant les loups et se préparant aux vents glacials.

Le groupe arrive à Omaha, où ils prennent un train pour Chicago, puis un autre pour New York. Nous sommes maintenant le 11 décembre. Fogg n’a plus que dix jours pour se rendre à Londres.

Chapitre 32

Le groupe vient de rater de quarante-cinq minutes le China, le navire le plus rapide de New York à Liverpool. Pourtant, Fogg reste calme. Il passe une nuit reposante à l’hôtel St. Nicholas à New York, tandis que les autres sont trop bouleversés pour dormir.

Le lendemain, Fogg se rend au port où il retrouve Andrew Speedy, le capitaine d’un navire en route pour Bordeaux, en France. Speedy dit qu’il n’emmène jamais de passagers. Il cède cependant lorsque Fogg propose de payer une grosse somme par membre d’équipage pour l’emmener à bord. Fix, découragé à l’idée du peu d’argent volé que Fogg a dû laisser, monte également à bord du navire.

Chapitre 33

À bord de l’Henrietta, Fogg enferme le capitaine Speedy dans une cabine et forcer les membres de l’équipage à changer de cap de Bordeaux à Liverpool, en Angleterre. L’équipage prévient Fogg qu’ils n’ont pas assez de charbon pour faire le voyage. Fogg libère le capitaine Speedy, exigeant qu’il lui vende son navire pour qu’il puisse brûler une partie de son bois comme combustible. Le capitaine Speedy accuse avec colère Fogg d’être un pirate et dit qu’il ne vendra jamais son navire, qui vaut plus de 50 000 $. Fogg lui offre 60 000 $, soit 10 000 $ de plus que le prix proposé par Speedy.

Speedy accepte avec joie. Le bateau, qui n’a plus de bois ni de carburant à disposition, atterrit à Queenstown, un port irlandais. Fogg et le groupe se précipitent vers Liverpool en passant par Dublin. Désormais sur le sol anglais et avec son mandat d’arrêt valide, Fix arrête Fogg pour vol et l’emmène en prison.

Chapitre 34

Fogg a moins d’un jour pour respecter son délai ou il perd le pari. Passepartout se reproche de ne pas avoir parlé de Fix à Fogg plus tôt. Aouda se sent désemparée mais ne croit pas que Fogg soit un criminel. Fogg est assis dans sa cellule, regardant calmement sa montre. À 14h33, Fix vient libérer Fogg après qu’on lui ait signalé que le vrai criminel avait été retrouvé et arrêté trois jours plus tôt. Fogg frappe brutalement Fix et trouve le train le plus rapide pour Londres. Il arrive à 20h50, cinq minutes après son délai.

Chapitre 35

De retour chez lui, Fogg est assis, déprimé. Il ne lui reste que quelques billets de banque, le reste de son argent est prêt à être transféré pour payer le pari. Il ne se rend pas au Reform Club à 11h30 le lendemain comme d’habitude mais reste dans sa chambre. Fogg s’excuse auprès d’Aouda de l’avoir amenée en Angleterre maintenant qu’il n’a plus d’argent pour s’occuper d’elle. Aouda s’excuse auprès de Fogg, disant que s’il ne l’avait pas sauvée, il aurait peut-être pu revenir à temps.

Aouda lui demande s’il a des amis ou des proches pour l’aider. Fogg répond qu’il n’a personne. Aouda demande hardiment s’il aimerait avoir les deux, en faisant d’elle sa femme. Fogg, une larme à l’œil, dit oui et qu’il l’aime. Il fait en sorte que le révérend Wilson les marie le lendemain.

Chapitre 36

Le chapitre 36 se déroule dans le salon du Reform Club, où les hommes regardent l’horloge, discutant de savoir si Fogg arrivera à temps pour gagner le pari. Les hommes attendent l’arrivée de Fogg à 20h45 le 21 décembre. À 20h45 exactement, Fogg apparaît.

Chapitre 37

Les lecteurs apprennent que Fogg, malgré toute l’attention qu’il portait au temps, avait oublié qu’il gagnerait une journée en voyageant à l’est à travers le monde. Fogg s’est ainsi précipité au club avec quelques secondes d’avance. Il a gagné le pari. Le voyage lui a cependant coûté 19 000 livres. Fogg partage les 1 000 livres restantes entre Passepartout et Fix, qu’il a pardonné.

Fogg fait utiliser une partie de l’argent à Passepartout pour payer sa facture de gaz afin de lui apprendre à faire attention. Aouda demande à Fogg s’il est toujours prêt à l’épouser maintenant qu’il est à nouveau riche. Il répond que oui. De retour chez lui, Passepartout mentionne que Fogg aurait pu faire le voyage en soixante-dix-huit jours. Fogg répond qu’il n’aurait jamais rencontré Aouda si tel avait été le cas.

Le Tour du monde en quatre-vingt jours : personnages

Phileas Fogg

Un riche célibataire britannique. Fogg passe ses journées à jouer avec des amis au club et passe ses nuits seul. Personne ne sait grand-chose de lui et il est considéré comme un excentrique. Fogg mène une vie ordonnée qui suit un programme quotidien strict jusqu’à ce qu’il fasse un pari avec les autres membres du club.

Jean Passepartout

Un valet français ayant exercé de nombreux métiers. Passepartout arrive à Londres dans l’espoir de trouver une vie plus calme et plus stable. Il se sent soulagé lorsqu’il se retrouve dans la maison ordonnée et tranquille de Phileas Fogg. Il rejoint Fogg dans son voyage autour du monde.

Détective Fix

Convaincu que Phileas Fogg est à l’origine d’un récent braquage de banque, le chef de la police de Londres envoie le détective Fix pour suivre Fogg pendant qu’ils émettent un mandat d’arrêt contre lui. Fix est déterminé à attraper Fogg et espère toucher une récompense sur l’argent volé.

Aouda

La fille orpheline d’un riche marchand de Bombay. Aouda est forcée d’épouser un vieux prince indien après la mort de son père. Lorsque son mari meurt, Aouda est condamnée à être brûlée vive avec lui en sacrifice aux dieux. Elle tombe amoureuse de Phileas Fogg après qu’il l’a sauvée.

Les membres du Reform Club

Le groupe d’hommes avec lesquels Phileas Fogg passe ses journées au club. Ils jouent principalement au whist, un jeu de cartes basé sur le hasard. Les membres comprennent Andrew Stuart, un ingénieur, les banquiers John Sullivan et Samuel Fallentin, Thomas Flanagan, un brasseur de bière, et Gautier Ralph, le directeur de la Banque d’Angleterre. Ils sont convaincus que Fogg va perdre son pari.

Sir Francis Cromarty

Officier de l’armée anglaise en poste en Inde. Il connaît bien l’Inde et est capable de guider Fogg et son groupe à travers le terrain et les coutumes particulières du pays.

John Bunsby

Capitaine anglais en poste à Hong Kong. Il transporte Fogg et son groupe sur son navire Tankadere jusqu’à Shanghai.

Les Longs Nez

Un groupe d’artistes de cirque que Passepartout rejoint au Japon pour leur dernière représentation avant de partir pour l’Amérique. Passepartout se produit avec eux pour gagner un peu d »argent.

Colonel Stamp Proctor

Fogg et lui se rencontrent lors d’un rassemblement politique à San Francisco. Le colonel Proctor est un homme grand et rude. Il offense profondément Fogg et frappe Fix lors du rassemblement. Le colonel Proctor défie Fogg en duel lorsqu’ils se rencontrent à nouveau dans un train.

Mudge

Le conducteur de traîneau américain qui accepte d’emmener Fogg et son groupe à Omaha en échange d’une récompense.

Andrew Speedy

Capitaine de l’Henrietta. Il ne transporte jamais de passagers et refuse catégoriquement la demande de Fogg de l’emmener de l’autre côté de l’Atlantique. Il cède ensuite lorsque Fogg propose de lui payer une grosse somme.

Lord Albemarle

Le seul homme qui parie sur Fogg, même après que Fogg ait été accusé de vol.

James Strand

L’homme qui a réellement commis le vol à la banque. Strand est attrapé à la fin de l’histoire, et sa capture disculpe Fogg.

Le Tour du monde en quatre-vingt jours : thèmes

Temps et contrôle

Le temps est à la fois l’ami et l’ennemi de Fogg tout au long du roman. Au début, Fogg semble avoir une domination totale sur le temps. Le temps le pousse à organiser sa vie selon un programme précis et régulier. Le temps, ou le passage de chaque jour, heure et minute, contrôle tout le comportement de Fogg. Non seulement il suit un programme strict pour maîtriser le temps, mais il oblige également les autres autour de lui à le faire, comme lorsqu’il demande à Passepartout de synchroniser sa montre avec celle de Fogg et pousse les conducteurs de train et les capitaines de navire à déplacer leurs horaires selon ses désirs.

En fin de compte, le temps finit par contrôler Fogg, qui devient esclave du temps en devant surveiller l’horloge de manière obsessionnelle tout en essayant de traverser le monde pour gagner son pari. Le temps prouve qu’il ne peut pas être ralenti, accéléré ou contrôlé, mais il aide finalement Fogg lorsqu’il gagne un jour. Les horaires et les plannings apparaissent tout au long du roman et deviennent symboliques de la vie moderne et du désir de l’homme de dominer le temps dans l’espoir d’éliminer la force naturelle du hasard.

Le respect comme motivation

Le respect joue un rôle important dans la motivation des comportements des personnages tout au long du roman. Fogg illustre la respectabilité et l’élégance de la vie britannique contemporaine au XIXe siècle. Ses manières et son comportement dégagent un sentiment d’émotion contrôlée et de grâce sociale.

Tout au long du voyage, Fogg perd beaucoup d’argent en payant des récompenses inutiles aux conducteurs d’éléphants, aux capitaines de navires et à d’autres personnes qui l’aident à travers le monde. Bien que beaucoup de ces paiements puissent être considérés comme prudents si Fogg veut atteindre son objectif, il distribue également de l’argent pour maintenir un sens de la bienséance. Un tel comportement révèle que maintenir la respectabilité dans le monde moderne peut être une entreprise coûteuse.

L’insistance de Fogg à aller chez le tailleur après le rassemblement politique en Amérique pour repasser ses vêtements démontre les vertus des codes vestimentaires anglais du XIXe siècle. L’accent mis par Fogg sur l’apparence respectable contraste fortement avec l’apparence brutale et désordonnée des Américains dans cette scène. Le respect, dans sa forme la plus élevée, motive Fogg à accomplir des actes nobles tels que sauver Aouda et sauver Passepartout des Sioux, ce qui élève son personnage au-delà des simples modes de bienséance sociale.

Risque et chance

Tout au long du roman, Dame Chance donne et reprend. La météo, représentant les forces capricieuses de la nature dans l’histoire, offre à la fois risque et chance à Fogg. Fogg gagne et perd constamment alors qu’il traverse des océans agités, des paysages sauvages et la toundra enneigée. Les vicissitudes de la vie et la façon dont les fortunes montent et descendent dans le cadre de l’ordre naturel constituent un thème dominant du roman.

Malgré toute sa précision et son souci du détail, Fogg vit comme un preneur de risques. Après tout, il passe ses journées à jouer au whist, où le risque et le hasard sont omniprésents. Tout au long de l’histoire, Fogg perd une somme d’argent substantielle en essayant de battre le chronomètre et d’atteindre ses objectifs. C’est cependant en prenant un risque que Fogg est capable de se soumettre aux vents du hasard et de remporter certains des plus grands prix de tous. Il « gagne » l’amour d’Aouda, la loyauté et l’amitié de Passepartout. Une appréciation du voyage plutôt que de la destination et un sens plus profond de ce qui est important dans la vie. En d’autres termes, la fortune favorise les audacieux, les braves et ceux qui sont prêts à prendre des risques.

Symboles

L’éléphant

L’éléphant des Parsis en Inde est un symbole du monde sous-développé dans le roman. Alors que l’Inde, à l’époque où se déroule l’histoire, était sous le contrôle de la Grande-Bretagne, le pays était encore très proche de ce qu’il était depuis des milliers d’années. Un paysage de forêts épaisses regorgeant de riches cultures locales et de traditions religieuses séculaires. Fogg et son équipage sont, au début, consternés à l’idée de voyager par ce qu’ils considèrent comme un moyen de transport non civilisé. Mais l’éléphant s’avère fiable et efficace, et conduit finalement Fogg là où il doit aller.

L’éléphant révèle que certaines des « vieilles méthodes » pour se rendre d’un endroit à un autre sont tout aussi efficaces que les modes de transport plus modernes. Et souligne l’injustice et l’inexactitude de supposer qu’une culture est supérieure à une autre.

Météo

La météo, comme le temps, symbolise les forces qui échappent au contrôle humain. La météo représente une entité désordonnée et imprévisible qui ne peut être apprivoisée, peu importe à quel point Fogg planifie à l’avance. Au début de l’histoire, Fogg pense avoir suffisamment pris en compte l’impact inévitable de la météo sur son voyage. Cependant, la météo affecte constamment le voyage de Fogg. Elle détourne et réoriente ses plans à maintes reprises.

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D’une certaine manière, la météo aide Fogg, par exemple en lui permettant de gagner un jour supplémentaire sur son chemin vers Singapour. Mais le plus souvent, la météo devient un obstacle énorme, se manifestant par des tempêtes et des typhons qui menacent d’empêcher Fogg de traverser les océans et d’atteindre les correspondances à temps. Ici, le temps symbolise les tentatives futiles de la civilisation pour contrôler le monde naturel. Comme les forces de la chance et du risque, le temps apporte autant qu’il prend.

Le Reform Clubhouse

Le Reform Clubhouse représente la société britannique moderne et ses grandes perspectives pour créer le monde moderne au XIXe siècle. Dans les murs du Reform Club, Fogg lit les journaux et joue à des jeux avec d’autres membres. Pour l’essentiel, le Reform Club est un monde insulaire de la haute société londonienne.

À l’intérieur du club, Fogg fait de grandes conjectures sur l’état du monde. Mais lorsqu’il met réellement les pieds dans ces autres pays, Fogg découvre que les choses sont bien différentes de ce qu’il croyait, comme lorsqu’il est surpris d’apprendre que la voie ferrée ne traverse pas encore l’Inde. Le Reform Club symbolise l’apogée du monde moderne au XIXe siècle ainsi que les idées fausses, les objectifs et les ambitions qui existent en Grande-Bretagne à cette époque.

Réactions et adaptations

La richesse du livre Le Tour du monde en quatre-vingts jours, ainsi que la vivacité du récit, ont valu à Verne une renommée mondiale. Le livre a connu un succès fantastique pour l’époque, établissant de nouveaux records de vente, avec des traductions en anglais, en russe, en italien et en espagnol parues peu après sa publication sous forme de livre. Une version scénique de 1874, écrite par Verne et le dramaturge français Adolphe d’Ennery, a également connu un énorme succès et a été jouée pendant plusieurs décennies.

Le roman a inspiré de nombreuses tentatives de faire le tour du monde en 80 jours ou moins, notamment par la journaliste américaine Nellie Bly en 1889-1890.

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A propos de l’auteur
Lauriane

En tant que spécialiste de la littérature Européenne, j'ai toujours été intéressée par les différentes façons dont les écrivains de différentes cultures abordent leur travail. Je suis née en France, et mes parents étaient tous deux enseignants. J'ai grandi dans un foyer rempli de livres, et mon amour pour la littérature s'est développé très tôt.

J'ai étudié l'anglais à l'université et, une fois diplômée, j'ai déménagé à Londres pour poursuivre ma passion pour l'écriture. Je vis maintenant Nice depuis plus de dix ans, et mon travail a été publié au sein de plusieurs sites Web, magazines et revues spécialisées.

J'ai bien évidemment étudié en profondeur tous les classiques de la littérature espagnole, française, anglaise. Mais ce que j'aime vraiment, c'est explorer le travail d'écrivains contemporains issus de cultures et de milieux différents. À mon avis, il n'y a pas une seule "bonne" façon d'écrire de la littérature. Chaque écrivain a sa propre voix unique, et c'est cette diversité qui rend la littérature si intéressante.

Je crois que chaque personne a une histoire à raconter, et c'est pourquoi je pense qu'il est important d'en parler. C'est ainsi que je m'intéresse particulièrement à la manière dont ils sont influencés par leur milieu culturel. Je crois que la littérature peut être un outil puissant pour comprendre le monde qui nous entoure, et je m'efforce d'apporter cette compréhension à mes lecteurs.

Je suis toujours à la recherche d'écrivains nouveaux et passionnants à lire, et j'espère que mes articles et résumés de livres vous feront découvrir quelques-uns des meilleurs ouvrages contemporains du monde entier. Merci de vous joindre à moi dans ce voyage littéraire !